mardi 21 février 2017 21:12

Les immigrés, les apatrides, les doubles-nationaux sont devenus l’une des « questions » qui divise le plus le monde occidental. Une division qui aboutit à la montée des populismes et la renaissance d’un racisme que l’Europe, notamment, avait vaincu avec l’aide des centaines de milliers d’immigrés venus essentiellement des colonies du continent africain. 

Si Albert Einstein né allemand, puis devenu apatride, ensuite suisse et enfin de double nationalité helvético-allemande, était né au XXIème siècle, peut-être n’aurait-il pas eu cette reconnaissance unanime de l’humanité pour son génie. Il se peut qu’en restant dans une Allemagne où le Mein Kampf commençait a devenir un programme politique, empêche l’un des plus grands génies de l’Histoire contemporaine de s’épanouir. Il en est de même pour Sigmund Freud, Bertold Brecht, Marie Curie, Milan Kundera et tant d’autres personnages essentiels de l’histoire commune de l’humanité.

Les siècles des lumières en Allemagne, en France et des siècles auparavant en Andalousie où chrétiens, musulmans, juifs vivaient en harmonie et où "le seul programme politique" était celui de la connaissance, du savoir, de l’échange, semblent oubliés, enterrés en ce XXIème siècle où le repli sur soi semble avoir remplacé ce qui fut, il n’y a pas si longtemps encore appelé la mondialisation heureuse.

L’étranger, le musulman plus particulièrement, est depuis le début du XXIème siècle, perçu comme une menace. Il figure dans les programmes politiques de femmes et d’hommes qui se présentent à des élections dans des Etats de Droit(s). En deux ans, 2015/2016, la cote des discours les plus rétrogrades, racistes, ouvertement anti-musulmans est à son plus haut niveau. 

Avec la vague de réfugiés syriens n’ayant d’autre choix que de fuir une guerre devenue civile et dont ils ne sont pas les instigateurs, l’identité chrétienne de l’Europe a soudainement (re)surgi. Des mouvements identitaires, anti réfugiés et anti immigration musulmane se sont transformés en partis politiques dans une Europe où le racisme institutionnalisé était jusque-là considéré comme un délit. 

La chaine Britannique BBC world news a diffusé en cette année qui se termine tristement pour l'image de l'immigration en Europe, un reportage troublant sur une famille syrienne, dont le fils avait été accusé d’avoir agressé une jeune fille allemande de 14 ans, lors du nouvel an (2016). Après 4 mois de prison, le jeune homme fut libéré, car il avait été démontré que la jeune femme avait menti. Le drame de cette famille fut la langue. Le jeune homme ne parlant que l’arabe, a été dans l’incapacité de se défendre. La chaine britannique qui avait suivi la famille lorsqu’elle vivait encore en Syrie, montre une famille dévastée, ne rêvant que de rentrer au pays. 

Alors que les politiques, les mouvements populistes accusent et montrent du doigt ces apatrides venus les "envahir", mettre "en danger leur mode de vie", ceci est un contre-exemple saisissant des discours de la haine en vogue.

CCME

Depuis fort longtemps on assiste à l’absence de grands leaders africains tel que le regretté souverain feu Mohamed V, Jamal Abdel Nasser et Nelson Mandela.  Voici que l’Afrique accueille aujourd’hui Sa Majesté Mohammed VI, comme un nouveau leader qui porte les espoirs des peuples et leurs rêves d’un futur meilleur. Il avance pour défendre leurs intérêts, dans une ère où l’Afrique est sur le point de se résigner à son sort empreint de soumissions, des répercussions des guerres civiles, des changements climatiques, des exodes massifs et les départs du continent noir vers le Nord loin de la soif, la faim, les violences et le terrorisme.    

Un leader qui a eu la confiance des peuples de l’Afrique avant ses gouvernants, préoccupé par le souci du développement du continent africain et qui s’enquiert, lors de ses visites, de ses villes, ses villages et ses jungles. C’est pour cela que le discours du 41e anniversaire de la marche verte, prononcé depuis Dakar, capitale du Sénégal, consacre dans sa première partie un précédent historique pour les Rois du Maroc ; et témoigne, dans sa deuxième, de l’amitié et de la fraternité pour le Sénégal. Le discours depuis Dakar ne devrait pas susciter l’exclamation, au contraire, si l’on considère la position historique du Sénégal vis-à-vis du Maroc et le soutien indéfectible dans ses causes justes, notamment la question de la souveraineté du Royaume. Quand le Maroc avait quitté l’Union Africaine en 1984, l’ancien Président Abdou Diouf avait même déclaré qu’ « il n’est pas possible d’imaginer l’organisation sans le Maroc … ».

Si le discours de la marche verte de 2015 avait été prononcé depuis Laayoune, capitale des provinces du sud, qui incarne les fondements de la stabilité, l’attachement de leurs enfants à leur marocanité et à leur système politique, et se distingue par son potentiel à devenir un axe de coopération économique reliant le Maroc à ses racines africaines ; le discours de la marche verte  de 2016 a, pour sa part, été prononcé depuis un pays frère, lié historiquement et spirituellement au Royaume et considéré parmi les Etats démocratiques de l’Afrique. Un pays qui respecte les institutions constitutionnelles et les urnes, qui jouit également d’une stabilité politique et sociale remarquable dans la région ; et non pas pays de coups d’état. Le Président Macky Sall considère le discours depuis Dakar comme un évènement historique, car Sa Majesté le Roi a voulu s’adresser à l’Afrique et aux Africains.

Dans le discours du 6 novembre 2016, Sa Majesté le Roi a utilisé un langage direct, dont les objectifs, à la dimension africaine, peuvent être facilement assimilés. Ceci justifie la référence faite à la carte africaine, qui porte plusieurs messages directs : le Maroc est un composant africain, le futur du Maroc est dans l’Afrique et le futur de l’Afrique dans le Maroc.

Ce sont les pays les moins riches de la planète qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés. C’est un fait. Le 6 octobre dernier Amnesty International publiait un rapport dans lequel l’ONG constatait que 10 pays, dont le Produit international Brut (PIB) constitue moins de 2,5%, accueillent 56% des réfugiés dans le monde.

Pourtant c’est dans les plus pays riches de la planète que les mouvements anti-immigration musulmane plus précisément connaissent une forte ascension. France, Allemagne, Grande Bretagne, Danemark, Hongrie Autriche…

Les mouvements anti immigration ont pris une ampleur sans précédent avec « la crise » des réfugiés venant de pays décimés par les guerres civiles. La parole raciste est libérée dans une Union Européenne créée justement pour ne plus jamais être confrontée au racisme institutionnalisé, après la seconde guerre mondiale.

Les partis conservateurs démocratiques sont petit à petit peu en train d’accorder une plus grande place à leurs droites proches des mouvements xénophobes. Les partis de la gauche traditionnelle ne sont pas en reste. L’immigration musulmane est un «souci», pour ne pas dire « un problème ».

Lorsqu’un ancien président de Reporters sans Frontières (RSF) qui durant plus d’une décennie se présentait en chantre de la liberté de la presse, avec une prédilection pour les pays en voie de démocratisation, est élu maire dans la ville française de Béziers joue sur la peur et la haine de l’immigré musulman ; crée des milices privées, par la suite démantelées par la justice ; annonce un référendum pour janvier 2017 (année électorale en France), dans le but de ne pas recevoir des immigrants, affiches racistes à l’appui, alors  que ce qui est demandé à cette ville est la création de 40 places supplémentaires pour des migrants venus en grande partie de Calais, suite à son démantèlement,  dans un centre d'accueil géré par le service oeucuménique d’entraine, mieux connu sous le nom : la Cimade...Cela ne peut que soulever des questionnements. Car il s’agit de la France, pays de la « liberté, de l’égalité et de la fraternité ».

Quand l’Allemagne, pays où l’extrême droite semblait à jamais réduite à néant après la seconde guerre mondiale, se voit confrontée à Pegida -qui fêtait son deuxième anniversaire récemment-, un mouvement né après la « crise » des réfugiés, ayant pour slogan « les immigrés musulmans ne sont pas les bienvenus », cela soulève aussi des interrogations . Surtout depuis la naissance de l'AFD, parti d’extrême droite, proche des néo-nazis, qui en quelques mois a réussi à tenir en échec le parti de la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, dans son fief situé dans l'ex République démocratique allemande (RDA). Provoquant une crise au sein de la CDU, le parti chrétien démocrate, et amenant le parti à exiger de la chancelière allemande de mener une politique plus plus ferme à l’égard des réfugiés.

L’Allemagne étant le pays européen à avoir accueilli le plus de réfugiés en Europe.

La France et l’Allemagne, les deux pays, piliers, de l’Union Européenne sont aujourd’hui face à un phénomène inédit dans l’histoire de l’après guerre : à force de grignoter, les droites extrêmes ont fini par se muer en partis avec lesquels les démocraties européennes sont obligées de compter. Parce que présentes dans les instances de décision.      

CCME

Le discours de SM le Roi Mohammed VI du 20 août 2016, à l’occasion du 63ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, est une leçon magistrale en termes de solidarité africaine, d’humanisme envers l’immigration venue de d’Afrique au Royaume ainsi que de la dé-construction et démystification des discours de la haine et des attentats commis au nom de l’Islam mettant en péril l’humanité en général et de l’immigration musulmane en particulier. 

Voici les points forts du discours de SM le Roi Mohammed VI sur le terrorisme en général et la question migratoire en particulier.

L’immigration victime de l’extrémisme et du terrorisme

« Le monde entier parle de la problématique migratoire et des drames humains endurés par les immigrés. Cette situation ne cesse de s’aggraver en raison de la propagation du phénomène extrémiste et terroriste et de la tentative de le relier, à tort ou à raison, aux immigrés, surtout en Europe » a dit Sa Majesté en invitant « les Marocains résidant à l’étranger à rester attachés aux valeurs de leur religion et à leurs traditions séculaires face à ce phénomène qui leur est étranger ».

Tout en exhortant les Marocains résidant à l'étranger  « à s’armer de patience face à cette conjoncture difficile, à s’unir et à être toujours en première ligne parmi les défenseurs de la paix, de la concorde et du vivre-ensemble dans leurs pays de résidence respectifs », SM le Roi a rappelé qu’en raison de « la perversion de l’image  de l’islam et des attentats terroristes qui ont coûté la vie à bon nombre d’entre eux (...) ils subissent aussi de plein fouet les réactions de certains et les accusations qu’ils portent contre eux en raison de leur confession ».

Par la suite Sa Majesté a entamé avec maestria un discours inédit de dé-construction des discours de la haine qui mènent aux meurtres au nom d’un islam perverti : « Mais depuis quand le Jihad revient-il à tuer des innocents ? »

Nous célébrons au Maroc, le 10 août de chaque année, la journée nationale du Migrant. L’occasion pour nous tous d’évaluer notre engagement pour les Marocains du monde : nous nous rendons compte que malgré tous les efforts entrepris, la question de l’immigration n’est pas au centre des préoccupations de notre société. Ceci alors même que les Marocains du monde constituent plus de 10% de la population marocaine et que tous les Marocains sont profondément liés à l’immigration à travers un proche ou un membre de leurs familles.

 La journée nationale du Migrant est célébrée cette année avec un goût d’amertume. En plus des conditions économiques difficiles et des conséquences pesantes de la crise économique dans les principaux pays d’accueil, la communauté marocaine dans plusieurs pays européens a été confrontée à des épreuves difficiles à cause des actes terroristes qui ont touché l’Europe et qui l’ont confrontée à des traitements discriminatoires. En France ou en Belgique, par exemple, la communauté marocaine a été doublement touchée par ces actes : devant faire preuve concrète d’indignation car ses membres faisaient partie des coupables et des victimes d’une part, et résister, d’autres part, au racisme et à l’islamophobie à leur égard dans presque tous les milieux.

Malgré toutes ses difficultés, les Marocains du monde ont tenu à rester liés à la mère partie, à commencer par les transferts financiers à leurs familles, soutien essentiel à l’économie nationale et aux réserves en devise, et par leur engagement indéfectible pour la souveraineté nationale : nous les avons vus défiler dans tous les continents lors de la dernière crise politique provoquée par le Secrétaire général de l’Organisation des nations unies (ONU).

Pour sa part, et comme dans tous ses discours à l’occasion de la fête du trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a encore une fois tenu à placer les Marocains du monde en priorité nationale et insisté, auprès des institutions concernées, à améliorer tous les services en leur faveur. Sa Majesté le Roi a également concrétisé tout l’intérêt qu’il porte aux Marocains du monde lorsqu’il a décoré plus d’une dizaine de compétences de la diaspora marocaine, de différents horizons.

Des dizaines de promeneurs venus des quatre coins du monde ont été tués sur la très symbolique Promenade des Anglais à Nice le 14 juillet 2016. Leur "tort" avoir été là un jour où la folie humaine allait à nouveau frapper. Cette fois-ci ce fut un camion qui a arraché la vie à des enfants, des femmes et des hommes attendant les feux d'artifices du 14 juillet. Un attentat, pour ne pas dire un meurtre de masse, aléatoire. Comme le sont tous les attentats. Sans exception. Sans exception aucune. Le monde entier a condamné cette troisième horreur humaine qui frappe la France en moins de deux ans. 
Condamner, s'indigner, être solidaire de tous les pays touchés dans leur chaire par ces meurtres de masse est un devoir...au nom de l'Humanité... Car des meurtres de masse, ils le sont.
Durant cette année 2016 des centaines de personnes ont été violemment et vilement arrachées à la vie au nom d'un mouvement qui terrorise le monde depuis l'éclatement de la Syrie. Un groupe d'individus qui se revendique de l'islam, mais qui tue aveuglément et partout où il le peut. Un visage masqué animé par le sang et la haine de tout ce qui ne lui ressemble pas.
Chaque attentat sanglant dans le monde est suivi de l'attente terrifiante de la revendication du dit mouvement ultra médiatisé. Et il revendique systématiquement, lorsque la douleur est profonde et que le sang des victimes est encore "frais". Dans le monde actuel cette fascination pour le sang et la terreur fait le "buzz" sur les réseaux sociaux et naturellement dans les médias. 
Le chauffeur de camion qui a détruit des dizaines de vies et  des centaines de familles à Nice a été "applaudi" par ce que l'on peut appeler un mouvement international de crime organisé qui s'est donné un nom médiatiquement "vendable". 
Symbole antinomique avec les "valeurs" de cette abomination: la première victime de cette très méditerranéenne  Promenade des Anglais... était une niçoise d'origine marocaine. Une mère de famille. Elle s'appelait Fatima Charrihi. Son fils Hamza, 28 ans, cité par l'hebdomadaire Français l'Express a expliqué le jour même de l'attentat: "Ce que je peux dire, c'est qu'elle portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam. Ce n'est pas celui des terroristes".

En ces temps difficiles où les questions religieuses sont devenues de véritables sujets de société pour des bonnes, mais surtout des mauvaises raisons, en Europe plus particulièrement, le Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger (CCME) est engagé sur tous les fronts afin de déconstruire les discours irrationnels autour de la religion.

La pédagogie, la connaissance, la rencontre des responsables des principales religions au sein d'une institution qui réfute le rejet de l'Autre à cause de sa foi, est sans aucun doute la meilleure manière de combattre les extrêmes en Europe. Toutes ces extrêmes droites qui hélas connaissent une montée fulgurante dans une Europe construite autour de la paix et du vivre ensemble. Aujourd'hui c'est l'Islam, et de ce fait des musulmans qui sont ciblés en Europe. Il y a un peu plus d'un demi siècle ce furent les juifs, bien que de nombreux "spécialistes" considèrent soudainement que l'Europe est "judéo-chrétienne". Faisant fi de l'ignominie du nazisme.
Les rencontres du CCME, évoquent la question religieuse, mais à travers elle, c'est aussi , surtout, celle de ces millions de musulmans, anciennement, ou nouvellement installés dans une Europe dépassée par les évènements du monde; celle des réfugiés venus de Syrie, d'Irak, mais aussi de ces immigrés venus d'Afrique pour tenter de vivre et non pas seulement d'exister. 
Cette partie de l'Humanité fait l'objet d'un rejet qui est susceptible d'aboutir à des catastrophes politiques, sociales et humaines. La coexistence est un impératif de    l'Homme sur terre. Et s'il est des moments troubles dans l'histoire de l'Humanité, comme c'est le cas actuellement, avec un radicalisme effroyable qui tue au nom d'une idéologie mortifère et non d'une religion musulmane vécue en paix par des centaines de millions de personnes de par le monde, le pire qu'il puisse arriver est de désigner des boucs émissaires.
Ces rencontres organisées par le CCME montrent que le Maroc, pays musulman, est aussi et surtout un espace de paix, où l'on ne jette pas la pierre à la différence et où l'on s'enrichit constamment de nos différences mutuelles.Mais elles "disent" aussi  qu'il n'est pas juste de rejeter les musulmans en Europe, simplement parce que des assassins ont dévoyé l'Islam et ouvert grandes les portes au Rhinocéros d'Eugène Ionesco dans une partie de l'Europe.
CCME 

Léo Ferré chantait merveilleusement bien que "avec le temps va, tout s'en va". Mais, le plus emblématique des chanteurs anarchistes Français, ne pensait sans doute pas à la politique et à l'intégration concrète de ces gens venus des pays les moins riches de la planète pour étudier, lutter et occuper des postes politiques. 
Les racistes, comme Robert Ménard, l'ancien maître chanteur et président de Reporters Sans Frontières devenu maire de Béziers, ont beau parler de cet horrible "Grand Remplacement" aux origines "étrangères" des personnes élues et totalement intégrées dans leur pays d'accueil, si ce n'est celui de leurs parents, les faits sont là: de plus en plus de femmes et d'hommes politiques originaires de pays non européens dont les parents, dans ce cas précis, sont musulmans, accèdent aux plus hautes sphères des Etats Européens. 
Ils ne sont pas présidents, mais ministres, élus locaux, députés, maires de grandes villes parfois, parce que comme leurs concitoyens européens ils ont fait le choix de faire du combat politique non pas leur arme d'intégration, étant donné que la question ne se pose pas, mais, une bataille pour la société dans laquelle ils vivent. Preuve de cette intégration: ils sont de droite, de gauche, d'extrême gauche et parfois même proches de l'extrême droite... 
Ils mènent leur combat politique en fonction de leurs positions politiques et non de celle de leurs ancêtres. 
Si de nombreux responsables politiques dont les parents sont d'origine étrangère, sont des hommes, il est intéressant de noter que les femmes sont particulièrement impliquées en politique: elles occupent des postes ministériels (exemple de la France), de président de la chambre basse du parlement néerlandais (Khadija Arib), elles sont omniprésentes dans les communes d'un certain nombre de pays du Vieux continent.Et l'exemple de Aïcha Less qui est la première femme d'origine marocaine à Londres élue - le 5 mai 2016- pour le parti travailliste à Church Street sont des exemples intéressants. Ceci au moment où un britannique d'origine pakistanaise, à savoir M.Sadiq Khan, dont le pays a durant très longtemps été membre du Commenwealth, devenait le 3ème maire de Londres, après "l'excentrique" Boris Johnson en faveur de la sortie de la Grande Bretagne de l'Europe (BREIXIT), mais pour que la Grande Bretagne accueille plus de réfugiés, sans oublier le prédécesseur de ce dernier, Ken le Rouge (Ken the Red) ancien trotskiste maire de l'une des capitales les plus cosmopolites du monde.
L'intégration n'est presque plus à l'ordre du jour aujourd'hui. Et bien qu'il y ait une montée des racismes et du rejet de l'autre en Europe, mais aussi ailleurs dans le village planétaire (hélas ultralibéral) de Mac Luhan, des êtres humains du "village Mac Luhanien" s'intègrent dans des sociétés qui sont devenues indiscutablement les leurs.
CCME

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