mardi 28 février 2017 03:07

Dans quelques jours, la transhumance des marocains de l’étranger reprend le trajet  inverse. Larmes, tristesse et spectre de l’exil feront office d’épilogue d’un psychodrame propre au sentiment de déracinement.

Le discours royal du 30 juillet est plus qu’un avertissement et un rappel à l’ordre.  C’est un coup puissant dans une "fourmilière", une injonction et un appel à la raison. Pas besoin de lire entre les lignes. Le message est d’une clarté limpide. Le mal, ses causes et son objet y sont expressément désignés. Ainsi soit-il. 

L'image du petit Aylan aura servi d'électrochoc pour secouer les consciences et attirer les regards sur les réfugiés-migrants qui fuient la guerre en Syrie et en Irak.

Chaque année, lors du calendrier estival où se télescopent festivités nationales, célébrant l’allégeance à Sa Majesté, la journée du MRE, et où s’organise la plus grande transhumance humaine des marocains du monde, les polémiques enflent, les attaques se concentrent sur les institutions de tutelle, les acteurs associatifs, en posture des défenseurs auto proclamés des intérêts des MRE s’agitent, montent au front ; les réseaux sociaux s’activent et les médias, certains médias, s’approprient la question de la représentativité politique des MRE.

Une forme de brouillard semble envahir l'atmosphère sociale marocaine. Ces derniers jours des scènes insoutenables ont fait le bonheur des réseaux sociaux. Des scènes d’appel au lynchage, et à répétition et dans  différents lieux, ont émaillées la torpeur ramadanienne. Au nom d'une certaine morale, une conception des moeurs et une vision de pudeur soi-disant bafouées, des individus et des groupes s'arrogent la prétention de faire eux mêmes justice, au détriment des règles et des lois qui régissent la société.

C’était Nimrud. Aujourd'hui, c’est de la poussière. C’était l'histoire d'une civilisation. Aujourd'hui, c’est du débris. C’était le souvenir vivant et la mémoire d'une époque du passé. Aujourd’hui, c’est le néant. Elle vivra désormais dans le récit et jamais plus un œil nu ne pourra la voir en vrai. Ni une main ne pourra la toucher et avec l'imagination et l'émotion de voyager dans le passé.

Le 23 juin dernier, venu clôturer le colloque '' République et Islam: ensemble relevons le défi'' organisée à l'assemblée nationale, le Premier Ministre, Manuel Valls avait reconnu que l'islam, sera ''un enjeu électoral en 2017''. Il relève avec raison une contradiction emblématique de la classe politique française dans sa relation avec l'islam :''il y'a un paradoxe à ce que le gouvernement traite ce dossier et en même temps dise c'est à l'islam de s'organiser''.

Le débat qui agite le Maroc depuis quelques jours, ça n'est en rien un débat de forme ou de façade. C’est question sérieuse à ne point négliger. Je ne parle pas de la polémique née du film ''zine li fik'' qui a pêché par vulgarité et son voyeurisme, alors qu'il aurait pu poser les conditions d'un vrai débat sur le phénomène de la prostitution.

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