La ministre du Travail du gouvernement régional flamand de Belgique, Zuhal Demir, a annoncé une baisse des demandes de « procédures accélérées pour l’immigration économique » depuis le début de l’année 2026, à la suite de l’entrée en vigueur de nouvelles modifications durcissant les conditions d’accès à ce dispositif destiné à attirer une main-d’œuvre qualifiée dans les secteurs en tension.
De nouvelles mesures sont entrées en vigueur en début d’année concernant les métiers éligibles à la procédure accélérée d’immigration économique en provenance de pays hors Union européenne vers la région flamande. Des professions ne requérant pas de haute qualification, telles que chauffeurs de bus ou de camions, boulangers et bouchers, ont été retirées de la liste précédente. Les entreprises flamandes opérant dans ces secteurs, comme dans d’autres domaines concernés, sont désormais tenues d’accomplir davantage de démarches administratives pour recruter des travailleurs extracommunautaires. Les employeurs doivent également justifier d’une recherche active de main-d’œuvre sur le marché du travail belge et européen pendant neuf semaines avant de se tourner vers l’étranger.
Selon des médias belges, le nombre de nouvelles demandes pour des postes à qualification intermédiaire a chuté de 59 % en janvier par rapport à l’année précédente, passant de 191 à 79 dossiers. Cette tendance s’est confirmée en février, avec une baisse atteignant près de 50 % pour d’autres catégories de postes.
La ministre du Travail, membre du parti nationaliste flamand (N-VA), estime que ces chiffres « démontrent que les nouvelles règles produisent un effet immédiat ». Elle appelle le service flamand de l’emploi à redoubler d’efforts pour convertir les allocations en emplois. « Près de quatre demandeurs d’emploi sur dix en Flandre sont peu qualifiés — nos employeurs doivent leur donner la priorité avant de recourir à la main-d’œuvre étrangère », a-t-elle déclaré.







