Selon les premières projections démographiques à l’horizon 2080, le Bureau fédéral du Plan belge anticipe une population dépassant les 13 millions d’habitants, accompagnée d’une hausse de l’espérance de vie qui atteindra en moyenne 90 ans.
D’après ce récent rapport, le vieillissement de la population belge s’accentuera durant cette période, avec un nombre de décès qui dépassera celui des naissances. La croissance démographique du pays reposera alors exclusivement sur l’immigration internationale. Le solde migratoire net (entrées moins sorties) devrait se stabiliser à +36 000 personnes par an en moyenne, un niveau inférieur à celui observé ces dernières années, mais néanmoins déterminant : sans cet apport migratoire, la population belge déclinerait.
Concernant la fécondité, les projections tablent sur une progression progressive du taux, passant de 1,5 enfant par femme actuellement à environ 1,6 enfant par femme à partir de 2040 – un niveau qui demeure historiquement bas. Parallèlement, le vieillissement s’intensifiera considérablement : la proportion des plus de 67 ans parmi la population active passera de 28 % aujourd’hui à 48 % en 2080.
Interrogé par la radiotélévision belge (RTBF) sur cette dépendance exclusive à l’immigration pour la croissance démographique future, Bruno Masquelier, démographe à l’Université catholique de Louvain, s’est montré catégorique : « Il est clair que la croissance démographique en Belgique est portée par les flux migratoires. Si nous fermions nos portes à l’immigration, le nombre de Belges diminuerait très rapidement. »








