Le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Étranger (CCME) s’associe à l’Association de culture et d’éducation par l’audiovisuel (ACEA) en tant que partenaire de la 17ᵉ édition du Festival International du Film Documentaire d’Agadir (FIDADOC), qui réunit du 19 au 24 juin 2026, au mythique Cinéma Sahara d’Agadir, 28 œuvres venues de 16 pays, afin de soutenir un événement culturel qui met le cinéma du réel au service du dialogue entre le Maroc et ses communautés à l’étranger.
Un festival ancré dans le paysage culturel marocain
Organisé depuis 2008 par l’ACEA, sous la présidence de Hind Saïh et la direction de Hicham Falah, le FIDADOC s’est imposé, édition après édition, comme le premier rendez-vous marocain entièrement consacré au documentaire et l’une des manifestations cinématographiques de référence en Afrique. Pour cette dix-septième édition, les organisateurs annoncent une sélection de 28 films issus de 16 pays de production, projetés en présence de leurs auteurs et de leurs protagonistes, avec plusieurs premières internationales à la clé.
En s’associant à cette édition, le CCME réaffirme sa mission de soutien aux projets qui valorisent les talents marocains, qu’ils résident au Maroc ou à l’étranger, et qui contribuent au rayonnement culturel du Royaume. Le documentaire, par sa capacité à donner voix à des parcours, des mémoires et des regards singuliers sur le monde, constitue un terrain particulièrement fécond pour aborder les questions de migration, d’identité et de lien entre les générations de Marocains du monde.
Une programmation tournée vers la mémoire et la jeune création
La compétition internationale réunit neuf longs-métrages documentaires, départagés par un jury composé des cinéastes Karima Saïdi (Maroc-Belgique), Nelson Makengo (République démocratique du Congo) et Aurélie Sfez (France). Le festival s’ouvrira vendredi 19 juin avec la première marocaine de « Du Soleil et du plomb » de Jérôme Le Maire, tourné dans la région de Midelt, avant une seconde projection le 24 juin. Le public pourra également découvrir « Fatna, une femme nommée Rachid », d’Hélène Harder, projeté le 21 juin au Cinéma Sahara puis à la centrale pénitentiaire d’Aït Melloul, ainsi que « Qui vit encore » de Nicolas Wadimoff, qui donne la parole à des survivants des bombardements sur Gaza. En partenariat avec l’Institut des Afriques, cette édition célèbre par ailleurs le centenaire de la naissance du cinéaste égyptien Youssef Chahine, à travers la projection de plusieurs de ses films restaurés.
Le festival se distingue également par son volet formation, La Ruche Documentaire, un espace dédié à l’accompagnement des jeunes créateurs et étudiants désireux de se lancer dans l’écriture et la réalisation de films documentaires au Maroc et en Afrique. Cette dimension pédagogique illustre la vocation du FIDADOC à ne pas se limiter à la diffusion d’œuvres, mais à participer activement à l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes du réel.








