M. Boussouf invite à unir les efforts pour réussir l’intégration des migrants au Maroc

mardi, 12 septembre 2017

M. Abdellah Boussouf, Secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), a participé, ce mardi 12 septembre 2017 à la prison locale de Khouribga, à un colloque sur l'intégration culturelle des immigrés africains et leur image dans le cinéma organisé en marge de la 20e édition du festival du cinéma africain de Khouribga, en partenariat avec la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

Dans son intervention, M. Boussouf a indiqué qu’il n’existe pas un modèle d’intégration duquel le Maroc pourrait s’inspirer car les politiques d’intégration à travers le monde revêtent des spécificités historiques, géographiques, politiques, économiques et sociales qui changent d’un pays à un autre.

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M. Boussouf a ainsi rappelé que les politiques d’intégration en Europe se caractérisent par deux modèles : le modèle français qui se focalise sur l’individu et le modèle britannique qui se focalise sur le groupe, avant de passer en revue les différences fondamentales qui distinguent l’approche du Maroc des deux modèles précités.

Dans ce cadre, M. Boussouf a affirmé que si la migration en Europe avait essentiellement un objectif économique, puisque les pays européens avaient besoin de main d’œuvre pour reconstruire le continent après la Deuxième Guerre mondiale, sans prendre en considération les besoins culturels, sociaux et spirituels de cette population, l’approche marocaine considère, en revanche, la dimension humaine et solidaire de la migration subsaharienne. En effet, en se basant sur les discours de Sa Majesté le Roi, l’approche du Maroc respecte en premier lieu la dignité humaine et les droits fondamentaux.   

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M. Boussouf a, en outre, insisté sur la différence qualitative entre l’Europe et le Maroc : l’Europe se caractérise par une hégémonie culturelle considérant le migrant comme un autre, alors que le Maroc est un pays africain dont les composantes et les affluents sont divers, dont l’affluent africain, et où on assiste à un brassage entre « le local » et « l’affluent ». Ceci ne nie pas que la problématique de la migration et de l’intégration implique des défis et des difficultés, mais met le point sur la nécessité d’une volonté politique et sociétale et d’un courage moral pour réfléchir sérieusement, et de façon proactive, au dossier de la migration. Le traitement de ce dossier nécessite également un niveau de conscience élevé des pays d’accueil (état et société) et des pays d’émigration (migrants et états d’origine), considérant que la diversité peut tout à fait être un moyen de construction et de fructification au lieu de se transformer à des bombes à retardement menaçant la paix sociale.  

Enfin, M. Boussouf a saisi cette occasion pour inviter toutes les parties à des efforts communs, à se libérer des stéréotypes et à une vraie spiritualité qui ne voit pas en l’autre plus que son humanité, loin de tous les obstacles culturels.

CCME

 

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