jeudi 19 mai 2022 17:30

Gestion de la différence dans l'histoire du Maroc

mercredi, 14 février 2018

Le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) a organisé, ce mercredi 14 février 2018 au stand du conseil au Salon du livre de Casablanca, une table-ronde présentation de l’ouvrage « Gestion de la différence dans l'histoire du Maroc », réalisé par l’Association marocaine de la recherche historique (AMRH) dans le cadre d’un partenariat avec le CCME.

J7 TR 2 SIRAJM. Otmane Mansouri, professeur d’histoire moderne et contemporaine à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Ain Chock à Casablanca et président de l’AMRH et M. Nouhi El Ouafi, chercheur en histoire du Maroc médiéval au centre des études historiques et environnementales et à l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM) à Rabat ont animé cette conférence modérée par M. Ahmed Siraj, chargé de mission au CCME.

Lors de son intervention, M. Otmane Mansouri a d’abord tenu à remercier le CCME qui « a toujours été à la disposition de toute proposition de partenariat pour la recherche et la connaissance scientifique » avant d’exposer le contenu de l’ouvrage.

« Nous avons prouvé que le Maroc a toujours su gérer la différence qui est une valeur aussi ancienne que l'humanité et qui a toujours été gérée dans un esprit de coexistence », a affirmé ajoutant que « l’une des plus nobles manifestations de la gestion réussie de la différence est le respect de l'autre, de sa conscience et de ses convictions ». 

J7 TR 2 MANSOURIM. Mansouri a ensuite mis en avant la participation du professeur Abdelouahed Akmir qui a traité la gestion du pluralisme culturel par la deuxième et troisième génération des Marocains du monde.   

« La première génération a fait face à un pluralisme qui la dépassait et donné naissance à d'autres générations qui ont eu beaucoup plus de mal à s'assimiler à la société d'accueil. Ils étaient proie à un malaise identitaire puisqu'ils se sentaient en déphasage avec la société d'accueil et la société d'origine », a-t-il indiqué.

J7 TR 2 NOUHIIQuant à M. Nouhi, il a mis en exergue les efforts que les Marocains ont consentis pour le vivre-ensemble malgré la différence ethnique, culturelle et religieuse.

Il s’est ensuite intéressé à l'approche linguistique, et répondu à la question « comment les Marocains ont pu gérer la différence linguistique après l’avènement de l’Islam » en donnant des exemples de sultans qui ont tenu à soutenir officiellement le brassage entre les langues amazighes et arabes

Une diversité linguistique qui caractérise le Maroc et qui a été consacrée par la « Constitution de 2011 qui stipule que l’arabe et l’amazighe sont les langues officielles du pays ».

Lors de son intervention, M. Siraj a précisé que le projet présenté aujourd’hui est le deuxième ouvrage publié par le CCME après « la violence dans l’histoire du Maroc », réalisé dans le cadre d’un partenariat entre l’association et le conseil conclu il y a trois.

La rédaction

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