lundi 17 février 2020 04:17

SIEL 2020 : présentation d’ouvrages sur la migration marocaine en France et Espagne

jeudi, 13 février 2020

L’espace « heure littéraire » du pavillon du CCME au salon du livre de Casablanca a accueilli, jeudi 13 février 2020, Abdelkrim Abbassi, professeur au Centre régional des métiers de l’éducation et de la formation (CRMEF) de Khouribga et Chadia Arab, géographe et chargée de recherche au CNRS en France.

 

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Les deux auteurs ont présenté leurs ouvrages au public, respectivement, « Vents de la Méditerranée » (publié en arabe en 2019) et « Dames de fraises, doigts de fée. La migration saisonnière des Marocaines en Espagne » (publié en 2018 aux éditions En Toutes Lettres). La table-ronde de présentation a été modérée par Mohamed Moussaoui, membre du CCME.

 

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Le roman d’Abdelkrim Abbassi traite de la question de la migration vers la fin des années 1960 et le début des années 1970. Michel et sa fille unique Françoise arrivent à Laqsiba où le père veut recruter des jeunes pour travailler dans une de ses usines de découpage du bois. Françoise tombe amoureuse de Mimoun, un des jeunes candidats, ce qui donnera au roman un parcours tout particulier, tracé par le jeune Mimoun dans son émigration, projet auquel s’opposaient sa mère et son grand-père, ancien résistant. Le roman est novateur par sa représentation de l’histoire, de la tolérance, de la lutte contre les mafias européennes, de même que par le fait qu’il s’écarte du style romancier classique dans le traitement de la question de la migration comme de nombreux autres romans le font.

 

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L’ouvrage de Chadia Arab s’est intéressé à la migration des femmes saisonnières en Espagne. A la fin des années 2000, des milliers de Marocaines sont parties travailler à la cueillette des fraises dans la province de Huelva. Recrutées directement au Maroc par des contrats saisonniers, ces dames de fraises sont choisies pour la précarité de leur situation, mais surtout parce qu’elles ont des enfants. Cette condition émise par l’Espagne et le Maroc contraint les femmes à rentrer chez elles une fois le travail terminé et permet, dans un système dit « gagnant-gagnant », à la fois de lutter contre l’immigration clandestine tout en répondant à un besoin de main d’œuvre.

 

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