Aimé Césaire, un artiste engagé

dimanche, 31 mars 2013

« J'entends la tempête. On me parle de progrès, de réalisations, de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux-mêmes. Moi, je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, de cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités, supprimées... » (Discours sur le colonialisme 1950)

 Lorsque Aimé Césaire (1913 -2008) écrit l'un des textes les plus virulents contre le colonialisme il est déjà connu dans les mondes des arts et de la culture francophones. L'auteur martiniquais installé à Paris a créé « Le journal de l'Etudiant africain » avec notamment Léopold Sedar-Senghor et donné sa griffe au concept de « négritude » en réaction à ce qu'il appelait « l'assimilation culturelle française et la dévalorisation de l'Afrique et de sa culture ». Il se considère déjà comme faisant partie de » la race de ceux qu'on opprime ».
Militant, poète écrivain, Aimé Césaire qui aurait eu 100 ans le 26 juin 2013 a vécu son époque en tant qu'acteur à la fois culturel et politique. Durant la seconde guerre mondiale, alors que la Martinique vit sous le cauchemar d'un blocus imposé par la France de Vichy, c'est la rencontre avec André Breton, le père du surréalisme français, qui marque une tournure dans sa vie ; puisqu'il rejoindra quelques années plus tard le mouvement des surréalistes français.
Anticolonialiste, surréaliste mais aussi communiste depuis son long passage en France jusqu'à la fin des années 30. Un communisme qui le décevra des années plus tard (1956) lorsque le parti du marteau et de la faucille dirigé par Maurice Thorez à l'époque, ne condamne pas l'invasion de la Hongrie par l'Union soviétique.
Deux années plus tard il crée le parti communiste martiniquais (PPM) qu'il définit comme « un type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et l'action ». D'ailleurs cet homme pour qui le temps ne semble jamais s'arrêter sera député pendant 48 ans et maire de Fort de France durant 56 ans.

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