M. Isidore Kwandja Ngembo : le Maroc est le pont entre l'Afrique et l'Occident

M. Isidore Kwandja Ngembo M. Isidore Kwandja Ngembo

Dans le cadre du symposium sur le climat, une séance poster sur le thème "droit des personnes, mobilité, migration" a été organisée ce vendredi 11 novembre 2016 à Marrakech.

M. Moussa Koné, directeur du cabinet du Ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, M. Isidore Kwandja Ngembo, chercheur indépendant au Canada, M. Mohammed Khachani, professeur à l'Université Mohammed V de Rabat ont animé cette séance moderée par M. Ahmed Skim, directeur des Affaires de la migration au ministère chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration.

Moussa Kone

M. Moussa Koné

M. Moussa Koné : la diaspora africaine peut apporter des réponses innovantes au changements climatiques
Lors de son intervention, M. Moussa Koné s'est interessé au cas du son pays : "situé au coeur de l'Afrique de l'Ouest, le Mali, aux frontières poreuses, est ouvert sur 7 pays.  Il est devenu un pays d'immigration, l'émigration et de transit, pendant que la population malienne est frappée de plein fouet par les effets des changements climatiques".
"Les changements environnementaux, conjugués à la croissance démographique rendent les mobilités incontounables", a-t-il affirmé ajoutant qu'il est "désormais grand temps de définir et de reconnaitre le statut du réfugié climatique".
Pour relever les défis de l'Afrique, en matière des changements climatiques notamment, M. Koné assure que la diapora africaine peut jouer un rôle determinant : "les compétences africaines ont l'expertise d'apporter des réponses innovantes spécifiques à la prévention, à l'adaptation  ou au renforcement de la résilience des populations migrantes et locales".
M. Isidore Kwandja Ngembo : le Maroc est le pont entre l'Afrique et l'Occident
M. Isidore Kwandja Ngembo a, pour sa part, insisté sur "l'urgence de créer le statut juridique du réfugié climatique, non prévu par la Convention de Genève".
"Les pays développés font de la résistance quant à la création de ce statut alors que c'est à cause d'eux que tous ses migrants sont obligés de fuir les effets des changements climatiques et ils doivent assumer cette responsabilité", a-t-il déclaré.
Pour pouvoir orienter les politiques publiques vers l'Afrique, M. Kwandja pense que le Maroc pourra tout à fait faire entendre la voix des Africains car, "de par sa géographie et ses politiques basées sur l'action, il constitue un pont entre l'Afrique et l'Occident".
M. Mohammed Khachani : le réfugié climatique, une nouvelle protection à construire 
Dans son intervention, M. Khachani a affirmé que "nous n'avons pas besoin de nous projeter en 2050 pour imaginer l'impact des changements climatiques sur les migrations car, selon les statistiques, en 2015 déjà, plus de 19 millions personnes se sont déplacées à cause des catastrophes naturelles, contre seulement 8 millions à cause des conflits politiques".

Mohammed Khachani

M. Mohammed Khachani

Aussi, l'intérêt pour le statut de réfugié climatique n'est pas récent : "dès le 8 décembre 1988, l'Assemblée générale des Nations Unies avait adopté une résolution invitant les états à porter assistance aux victimes de catastrophes", précise M. Khachani.
L'urgence de créer le statut de réfugié climatique est donc assimilée par les tous pays occidentaux mais "bute contre deux contraintes, à savoir l'absence de définition claire de ce statut et les résistances politiques".
 CCME

Revue de presse

Actualités

Google+ Google+