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16 juillet - Tunis - Le financement de l'éducation en Afrique au menu d'une réunion

jeudi, 16 juillet 2009
Des ministres de l'Education et des Finances d'une trentaine de pays africains se sont réunis en Tunisie à l'initiative de la Banque Africaine de développement (BAD) afin de mobiliser pour l'éducation, un secteur menacé par la crise économique.

La réunion inaugurée mercredi soir à Gammarth, au nord de Tunis, a pour principal objet de "soutenir la dynamique éducative et économique dans le contexte de la crise", selon les organisateurs.

Il s'agit de "maintenir les progrès dans les temps difficiles", a indiqué le président de la BAD, Donald Kaberuka, attirant l'attention sur "l'importance du capital humain pour le développement à long terme" de l'Afrique.

Outre le fait de sensibiliser les ministres de Finances au besoin de maintenir le niveau des budgets réservés à l'éducation, la conférence examinera la coopération interafricaine et l'aide extérieure.

Les dépenses publiques pour l'éducation devraient se limiter à 3,8% du PIB en 2009, selon Jee Peng Tan, experte de la Banque Mondiale qui participe à la réunion. La part de l'éducation dans les dépenses de l'Etat était déjà tombée de 6,2% en 2007 à 4,8% en 2008", a-t-elle ajouté.

Les pays africains affectent généralement 25% de leur budget à l'éducation, certains plus, comme le Sénégal (40%) ou la Tunisie (30%).

Les stratégies d'éducation et plans de formation seront passés en revue durant la réunion, co-organisée par l'Association pour le développement de l'éducation en afrique (ADEA), basée au siège provisoire de la BAD à Tunis.

Les participants feront le point de l'"Initiative de mise en oeuvre accélérée" dite "Fast Track Initiative", un partenariat mondial créé en 2002 pour les pays à faible revenu en Afrique subsaharienne visant la scolarisation primaire universelle.

La réunion devrait établir "des pistes de travail" pour maintenir le cap sur les progrès réalisés durant les dernières décennies, aujourd'hui menacés.

L'Afrique compte 35 millions d'enfants déscolarisés, a dit M. Kaberuka, annonçant un engagement de la BAD à hauteur de 100 millions de dollars par an pour l'éducation et la formation.

L'Afrique subsaharienne compte en outre 100 millions d'enfants non scolarisés, en majorité des filles, selon l'ADEA.

AFP

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