Elections néerlandaises: La démocratie contre le populisme

jeudi, 16 mars 2017

Les élections néerlandaises du 15 mars 2017 ont connu un taux de participation historique : 81% des 12,9 millions d'électeurs se sont rendus aux urnes dans un pays de 17 millions d’habitants. C’est le parti libéral de Mark Rutte (VVD) qui arrive loin devant, selon les premiers sondages, suivi du Parti Chrétien démocrate (CDA), du D66, parti de socialiste et du PVV le parti raciste et anti musulman de Geert Wilders, ainsi que du parti Groen Links (écologiste de gauche) de Jesse Klaver proche du PVDA (partij van de Arbeid) qui devient un parti incontournable aux Pays Bas.

Cette élection avait valeur de test dans une Europe où les extrêmes droites connaissent une montée importante. Elles ont eu lieu dans un contexte de crise politique sans précédent avec la Turquie du président Erdogan, suite à l’interdiction de deux de ses ministres de tenir des rencontres avec la communauté turque des Pays-Bas en vue d’un référendum en Turquie.

C’est au gouvernement de Mark Rutte que cette crise a profité et non pas à Geert Wilders qui, jusque-là, était au coude à coude avec le leader du VVD.

Le plus grand perdant de ces élections est le Parti du Travail (PVDA), parti historique du pays, qui a connu une chute vertigineuse au profit d’autres petits partis progressistes, qui pourraient dans les prochains jours faire partie de la coalition qui prendra les commandes du pays.

Le PVV, du candidat populiste Geert Wilders n’a aucune chance de faire partie de la coalition qui gouvernera le pays, puisque les partis en lice avaient, bien avant les élections, décidé de ne pas pactiser avec le leader ouvertement raciste.

CCME

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