Le président de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP-opposition), Jean-François Copé, a plaidé jeudi pour le renforcement des contrôles aux frontières, comme le font les Britanniques et les Néerlandais pour lutter contre l’immigration illégale des Roms.
Dans une déclaration à une télévision française, M. Copé a soutenu le discours du ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls, qui avait souligné, il y a deux jours, qu’il n’y a pas d’autre solution que de démanteler les campements des Roms progressivement et de reconduire ces populations à la frontière.
« Mais bien sûr. Tout le monde soutient le discours de Manuel Valls », a dit le président de l’UMP, demandant à présent de passer des mots aux actes.
« Il faut que le gouvernement nous dise comment il va organiser l’expulsion des Roms qui sont en situation illégale », a-t-il affirmé.
« L’espace Schengen est en cause et ni la Roumanie, ni la Bulgarie ne sont prêtes à y rentrer », a noté M. Copé, demandant que cette question soit traitée par le président François Hollande, qui parle au nom de la France sur les questions européennes.
La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, avait assuré mercredi que le ministre de l’Intérieur avait le soutien du gouvernement, car il porte la politique gouvernementale en la matière « avec fermeté et humanité ».
« Manuel Valls n’a rien fait d’autre que rappeler cela. Il s’est attaqué à cette question des campements illicites avec beaucoup de détermination et sans instrumentalisation aucune », a-t-elle indiqué.
Les propos de Manuel Valls ont suscité la polémique, à droite, à gauche et à Bruxelles.
Des associations, des membres du gouvernement et du PS se sont élevées contre le discours du ministre de l’Intérieur au sujet de l’expulsion des Roms.
Plusieurs associations ont jugé ces propos « proprement intolérables en ce qu’ils stigmatisent une catégorie de la population, opèrent des amalgames hâtifs et infondés entre les prévenus et leurs origines ethniques ».
Pour sa part, Bruxelles a menacé Paris de sanctions, rappelant que les Roms, citoyens européens, ont le droit de circuler librement dans tous les Etats-membres de l’UE.
« La libre circulation comme la liberté de résider dans un autre pays sont des droits fondamentaux (…) Si ces principes inscrits dans les Traités ne sont pas respectés, la Commission utilisera tous les moyens à sa disposition » pour sanctionner ces violations, a averti le porte-parole de la Commission Olivier Bailly.
26 sept. 2013
Source : MAP


