Une étude récente publiée par le ministère français de l’Intérieur révèle qu’un immigrant sur trois en France occupe un emploi qui exige des compétences inférieures à son niveau d’études.
Selon cette étude, qui s’appuie sur les données du rapport sur l’emploi continu pour l’année 2021 et publiée le 20 janvier 2026, 33 % des immigrés en France occupent un emploi inférieur à leur niveau d’études. Ce pourcentage est plus élevé chez les immigrés originaires de pays hors Union européenne que chez les citoyens européens et les personnes nées en France, dont seulement 23 % occupent un emploi inférieur à leur niveau d’études.
En analysant les données sur l’emploi des immigrés en fonction du domaine d’activité, l’étude a montré que le « déclassement » des immigrés est observé dans toutes les activités professionnelles, mais qu’il est particulièrement marqué dans les emplois exigeant des qualifications scientifiques (53 %), tandis que l’écart entre les immigrés et les ressortissants français se creuse dans les professions exigeant des qualifications scientifiques simples et les professions manuelles, où la différence entre les immigrés et les ressortissants français nés en France est comprise entre 10 et 15 points.
Parmi les explications avancées par l’étude pour justifier l’augmentation du nombre d’immigrés occupant des emplois qui ne correspondent pas à leur formation, deux facteurs essentiels sont mis en avant : la maîtrise de la langue française et la non-reconnaissance des diplômes obtenus hors de France.
Dans ce contexte, les données numériques montrent que 46 % des migrants ayant un faible niveau de français souffrent d’un niveau d’emploi inférieur, tandis que ce pourcentage tombe à 33 % pour les migrants francophones à leur arrivée en France ou ceux qui ont acquis un bon niveau de français après s’être installés dans le pays.
D’autre part, 40 % des immigrés actifs ayant obtenu leur diplôme le plus élevé à l’étranger souffrent d’un déclassement professionnel par rapport à leur qualification. De plus, dans 22 % des cas où les migrants ont déclaré avoir rencontré des difficultés pour trouver un emploi, la raison principale était la reconnaissance des diplômes étrangers, ce qui a conduit l’étude à affirmer que « la reconnaissance des diplômes obtenus à l’étranger par les migrants réduit considérablement le risque de sous-emploi ».








