Pr Mohammed Charef1 et Gilles Dubus2
Un survol rapide du contexte historique permet de comprendre les raisons qui ont fondé la réflexion, la démarche et les liens que le Pr Gildas Simon a développé avec les pays du Maghreb en général, et le Maroc en particulier. Les migrations internationales de populations sont une constante de l’histoire de l’humanité. Cependant, chaque période et chaque pays a ses migrations spécifiques, tant en fonction des causes, des modalités, des flux que des réseaux au gré des politiques migratoires. Il s’agit d’un système spatiotemporel complexe, dynamique et modulable, qui articule les lieux et interconnecte les réseaux. Or, pendant longtemps, les sciences sociales francophones se sont contentées de rendre compte des flux statistiques, des soldes migratoires et des effets de la migration sur les espaces d’arrivée, négligeant et taisant les espaces de départ et de transit. Or, au cœur de toute migration, sont et seront toujours des êtres humains, qui ont des personnalités, des origines, des parcours très différents et dont l’hétérogénéité est bien souvent noyée sous le vocable généralisant ‘des immigrés’, laissant accroire qu’ils constituent un bloc monolithique.
Jusqu’au milieu des années soixante-dix du siècle dernier, les recherches traitaient essentiellement des problèmes des modes d’intégration des travailleurs immigrés dans les structures d’emploi et de la production, de même que, du processus de leur ‘socialisation / désocialisation’ et celle de leur famille. On comprend bien alors que les migrations ne peuvent se réduire à des données statistiques et à des analyses sociaux /spatiaux / économiques tronquées et segmentées. Au total, tout se passe comme si il n’y a que des immigrés, mais pas d’émigrés ; en 1983, à propos notamment des Maghrébins, Gildas Simon qualifia cet oubli ou omission, de ‘la face cachée des migrations internationales’. De son côté, Abdelmalek Sayad3 expliqua que l’étude du fait migratoire est restée marginale dans le champ scientifique, parce que son objet d’étude lui-même, à savoir la personne du migrant, est marginal. Ce sont les manifestations voyantes qui attiraient les spécialistes de tous bords, bien souvent aux dépens des relations qui s’établissent avec le pays d’origine. La crise du pétrole de 1973 a marqué un tournant historique majeur, conjuguée à la crise économique et au développement du chômage ; ils ont en effet transformé radicalement les flux, les destinations, les politiques et la nature des migrations internationales dans les pays du Maghreb Central (Maroc/Algérie/Tunisie) et au-delà.
Il fallait non seulement prendre en considération les effets des nouvelles politiques publiques des migrations, mais aussi, tenir compte des contraintes engendrées par les mutations de comportement de la population migrante : regroupement familial, travail, chômage, retour, école, banlieue, pratique de l’islam, acculturation, intégration, deuxième génération, etc. En bref, toute une série d’interrogations se sont fait jour, sur les changements socioéconomiques qui affectent profondément les migrations, interrogations qui continuent à questionner les chercheurs. Dans ce contexte, en partant d’un constat du terrain, le Professeur Gildas Simon a eu le grand mérite, non seulement, de renouveler l’analyse géographique, en théorisant le champ migratoire international, à savoir l’ensemble de l’espace parcouru et pratiqué par les migrants, englobant à la fois le pays de départ et le pays d’installation, mais aussi, de mettre en place une structure inclusive et pluridisciplinaire, dédiée aux migrations internationales, unique en Europe. Ce choix d’un projet visionnaire, inédit, allait contribuer à transformer et à développer durablement l’épistémologie des migrations internationales, et de renforcer la géographie sociale, économique et culturelle des migrations, attentive aux liens des migrants aux espaces. A l’époque, rien d’étonnant à ce qu’une majorité de géographes ne jugeaient ni assez pertinents, ni assez développés, ni assez reconnus les rares travaux sur les migrations internationales. L’absence des exigences épistémologiques développées par G. Simon rendaient parfois, les analyses segmentées de l’espace migratoire, tronquées et incomplètes, sans des références constantes à la communauté d’origine, à la géohistoire et au territoire de départ.
De toute évidence, son parcours montre que son implication dans la recherche sur l’autre émane à la fois de son humanité et de sa soif d’un retour sur soi. Le parcours intellectuel de Gildas Simon est singulier à plus d’un titre, il est le produit d’une prise de conscience précoce de l’altérité, d’un engagement humain motivé par des valeurs de solidarité internationale. Il est né en 1940, à Lesneven, en Bretagne, région connue par une longue histoire d’émigrations de sa population rurale et maritime vers d’autres régions françaises et à l’étranger. D’ailleurs, après les premières années de son enfance, ses parents déménagent dans le Maine-et-Loire. Ce départ le marquera à vie comme une ‘blessure’ jamais cicatrisée, d’un exil douloureux. Il arrive plus tard à Poitiers pour poursuivre des études en géographie. En 1962, il soutient son mémoire consacré à ‘Plouescat, commune de la bordure littorale du Léon (Nord-Finistère) : étude de géographie physique et humaine’, pour son diplôme d’études supérieures. Reçu avec la mention très bien, il sera honoré deux ans plus tard par le ministère de l’Agriculture qui lui décernera pour cette monographie le ‘Prix Olivier de Serres d’économie rurale’. Il prépare ensuite les concours et réussit dans un premier temps le CAPES, entre dans l’Éducation nationale et enseigne dans des lycées et collèges à Poitiers. Reçu à l’agrégation, il décide de préparer une thèse dont le sujet, en y réfléchissant, n’était pas si éloigné des migrations internationales et de ses préoccupations scientifiques, à savoir : ‘La circulation maritime dans l’Atlantique Nord entre la rive américaine et la rive européenne’. Toutefois, suite à son expatriation ou ‘immigration’ à Sfax dans le cadre de la coopération scientifique et technique avec la Tunisie, où, comme il dit : ‘je me suis pris d’affection pour le sud tunisien’4, il renonce à son sujet de départ. En effet, contrecoup des manifestations de mai 1968, en particulier des grèves générales qui ont bloqué le pays et le service postal, Gildas Simon se rend compte que dans les villages à la lisière du Sahara, les Tunisiens étaient catastrophés de cette situation, et ‘aux abois’5, car la circulation des mandats postaux était stoppée : ils ne recevaient plus d’argent de France, notamment à Tataouine, qui lui a servi de laboratoire à l’époque. C’est ainsi, qu’il prend conscience de l’importance de la circulation financière et des retombées des migrations internationales sur les pays de départ. Renversant le regard, pendant dix ans, il a pu dépister, observer et décrire ce champ migratoire spécifique, structuré et animé par des flux matériels et humains, et basé sur des réseaux relationnels, familiaux, économiques et communautaires qui réduisent la distance entre ici et là-bas6. Devenu son axe porteur, en géographe, face au vide heuristique et au scepticisme d’un certain nombre de collègues, qui évoquent :‘la légitimité scientifique’ du sujet ou le fait que ‘l’étude des migrations n’est pas un objet scientifique’ ; mais, ‘têtu comme un Breton’7, il avance seul, parfois dans l’incompréhension et l’hostilité, en centrant ses recherches sur le champ migratoire tunisien. De retour à Poitiers, détaché et pudique, il décline un poste convoité à Paris pour préserver sa liberté d’agir et la maîtrise de ses choix heuristiques. C’est aussi pour travailler dans un monde académique moins mandarinal, et éviter de se consumer dans les petites combines et intrigues du microcosme parisien, ceci d’autant plus qu’il a vécu la naissance et la fin du GERCO 138. C’est un acte aux implications académiques insoupçonnées, à savoir la création d’un groupe de travail, la mise en place d’un centre de documentation, l’ouverture grandissante sur les pays du Maghreb et le lancement d’une revue européenne sur les migrations internationales, le tout à Poitiers, de crainte de se faire : ‘aspirer par la sphère parisienne’9.
En s’appuyant sur son apprentissage dans le premier noyau à l’origine de la création d’URBAMA10, en collaboration avec de nombreux géographes qui ont exercé et / ou travaillé au / sur le Maroc, (F. Troin, G. Maurer, R. Escallier, D. Noin), il découvre le Maroc, s’attache sincèrement à sa culture, à son histoire et surtout à ses migrations11. De cette expérience, il y a eu la mise en place d’un réseau sur les migrations internationales et sociétés d’origine. Connu par sa affabilité, son amabilité, sa simplicité et sa sobriété, il a initié une communauté épistémique et devenu une personnalité au milieu du cénacle universitaire poitevin. En partant de presque rien, il crée le réseau MIGRINTER12 en 1981 avec des collègues du département de géographie de Poitiers : , sans local, ni personnel, ni budget de fonctionnement,. Il organise cependant, deux colloques et édite deux publications13, avec des chapitres sur le Maroc. En 1985, MIGRINTER devient une unité de recherche associée au CNRS qui détache deux chercheurs, Emmanuel Ma Mung, puis Stéphane de Tapia. Par la suite, la construction de la Maison des sciences humaine et sociales de Poitiers (MSHS), en 1996, à laquelle il a beaucoup contribué, regroupa quinze laboratoires et trois écoles doctorales, permettant aux équipes de chercheurs de disposer de locaux, de mutualiser des plates-formes technologiques et de promouvoir l’interdisciplinarité.
MIGRINTER est constitué au départ majoritairement de géographes, mais rapidement G. Simon intégre des sociologues, des historiens, des anthropologues et des juristes, revendiquant ainsi la transversalité de la thématique et la pluridisciplinarité de l’équipe. L’objectif est la mise en place à Poitiers d’un hub connecté à des terrains internationaux, dont le Maroc, en associant des chercheurs des pays d’émigration, il assure la formation, dispose d’un centre de documentation, publie une revue et de nombreux rapports, livres et thèses. Il crée également, en 1985, la Revue européenne des migrations internationales (REMI)14. Ce pôle pionnier en Europe sur la thématique des migrations a permis de rassembler et de former des spécialistes dans le domaine ; de traiter efficacement des questions globales ; de collecter des données ; de faciliter le regroupement, l’analyse et le partage des informations ; de croiser les approches et les méthodes de travail ; de centraliser, d’organiser et de diffuser les documents sur les migrations, notamment marocaines. L’une des singularité du MIGRINTER est d’avoir associé des chercheurs des pays d’émigration, évitant ainsi de faire du ‘ colonialisme scientifique’15.
Compte tenu de l’importance des migrations marocaines et de leur spécificité, il a initié et/ou encouragé de nombreux travaux de recherche sur le Maroc. C’était d’autant plus que la recherche dans le domaine de l’émigration marocaine a connu jusqu’au milieu des années soixante-dix une carence aiguë, après quelques travaux fort utiles à l’époque coloniale (CELERIER 1934 ; RAY 1938 : DEVILLARS 1954),. Cela a permis aux chercheurs marocains de mettre en évidence l’importance et le poids des migrations marocaines en développant des recherches autour de thèmes nouveaux : le rôle des émigrés dans l’urbanisation et le développement du Maroc, le commerce ethnique en France, les relations et la circulation migratoire entre les migrants et leur société d’origine, le fonctionnement des migrations féminines, la relation entre villes et migrations dans le contexte de la globalisation, migrations et développement, la mobilité des compétences, etc. Mohamed Chaerf fut ainsi son premier doctorant sur les migrations internationales, avec une thèse de troisième cycle16. La rencontre avec le Pr Gildas Simon, avant la création de MIGRINTER, lors d’un colloque sur la géographie sociale à Lyon, a été déterminante dans l’avancée de ses recherches : « il a su me guider, m’éclairer et m’accompagner depuis ma thèse, contribuant fortement à mon apprentissage de chercheur. Une fois à la retraite, preuve de sa volonté de transmission et de sa confiance, il m’a chargé de reprendre ses cours au département de géographie de Poitiers, en tant que professeur associé ». Le hasard a fait que son premier doctorant est marocain, à savoir le Pr Mohamed Laoudi, qui a travaillé sur la main-d’œuvre dans le port de Safi. Depuis, de nombreux jeunes chercheurs marocains ont bénéficié d’une formation à MIGRINTER, grâce à la mise en place en 1991 d’un Diplôme d’études approfondies (DEA) intitulé « Migrations, espaces, sociétés et relations interethniques », en double sceau entre les universités de Poitiers et de Paris 7, puis d’un master mention « migrations internationales, parcours acteurs et institutions des migrations : du local à l’international ». Le tournant de la professionnalisation de la formation a été pris en 2006 avec le master professionnel « Migrations internationales, coopération et développement » (MICP), rattaché à la mention « migrations internationales ». Pendant onze ans, DEA et DESS, puis master professionnel et master recherche, ont collaboré et mutualisé une partie de leurs enseignements, ce qui a constitué un apprentissage de la concertation avec les professionnels, et notamment le monde associatif17. Il y a eu la soutenance de treize thèses sur différents aspects des migrations internationales marocaines, dont neuf sous la direction de Gildas Simon. Neuf par des chercheurs marocains, et quatre par des chercheurs d’autres nationalités. Elles portaient par ordre chronologique sur :
L’émigration internationale marocaine et son rôle dans la production de logement au Maroc : une approche sociale, économique et spatiale (CHAREF 1986) ; La migration internationales de travail et son rôle dans l’urbanisation de deux petites villes du sud/ouest marocain : Tiznit et Ouled Teima (DAIDE 1989) ; Les commerçants Soussis dans l’agglomération parisienne : insertion spatiale et relation avec le pays d’origine (AIT OUAZIZ 1989) ; La migration internationale de travail et ses effets sur les campagnes du Rif (LAZAAR 1989) ; L’émigration internationale de travail et ses implications spatiales dans la Wilaya du Grand Casablanca : étude de cas, géographique et cartographique (ZOUANA 1993) ; Les Marocains dans les houillères du Nord-Pas-de-Calais : fermeture des mines, retour et réinsertion au pays (EL HARIRI 1994) ; La population ksourienne du sud du Maroc et l’émigration internationale : le cas de la vallées du Dadès et du Draa dans la province de Ouarzazate (MTER 1995) ; Mobilités marocaines via l’Espagne : de métissage ambulants en conquêtes clandestines (LAOUDI 2002) ; Des femmes marocaines en migration : essai géographique. Espace vécu et circulation migratoire des immigrées marocaines. Les cas de Gennevilliers et de Poitiers (GAUTHIER 2002) ; Espace transnational et territoire : les réseaux marocains du développement (LACROIX 2003) ; Le territoire des passe/frontières ; dynamique sociales, identitaires et spatiales de la structuration du champ migratoire marocain (SCHAEFFER 2004) ; La circulation des Ait Ayad : construction d’un espace migratoire entre le Maroc, la France, l’Espagne et l’Italie (ARAB 2007) ; La marocanité associative en France. Militantisme et territorialité d’une appartenance exprimée à distance (DUMONT 2007).
De son côté, la REMI a publié plusieurs articles, dont « Conséquences de l’émigration dans les montagnes du Rif Central (Maroc) » (LAZAAR 1987), plus récemment « L’impact de l’institution dans les processus d’émancipation des mineurs migrants de Beni Mellal (Maroc) en Galice (Espagne) (LAIZ MOREIRA 2015), « Transnationalisme villageois et développement : Kabyles algériens, Chleuhs marocains en France et Panjabis indiens en Grande-Bretagne » (LACROIX 2012), ou « Dix ans après la nouvelle politique d’immigration marocaine : des sphères d’action distinctes pour une réforme globale ? » (KHROUZ 2024), et de nombreux projets de recherche ont eu les migrations marocaines comme sujet18.
Ainsi, sa trajectoire suit plusieurs étapes clés, allant de la jeunesse dans une région d’émigrations, en passant par une immigration à Sfax, par la confrontation directe avec les réalités migratoires en Tunisie et la prise de conscience sur le terrain du choc des effets des migrations internationales, jusqu’à l’établissement à Poitiers, puis le déroulement de son projet universitaire. G. Simon est connu et reconnu comme un des meilleurs spécialistes des migrations internationales à l’échelle planétaire, et il estime que le rôle du scientifique est de participer aux débats politiques, en apportant un regard sur les migrations, comme une clef dans la compréhension du monde dans lequel nous vivons et qui évolue sans cesse. Une continuité se dessine dans son cheminement, lutter pour la dignité des migrants, faire connaître les migrations internationales, former des jeunes chercheurs, renforcer la création de ponts et de projets avec les pays d’émigrations. Gildas Simon a ouvert de nouvelles problématiques et esquissé des pistes de recherches innovantes qui finiront par être reconnues par les institutions : l’Université lui remettra les Palmes académiques, et le CNRS la médaille d’argent qui distingue l’originalité, la qualité et l’importance de ses travaux, et leur rayonnement sur le plan national et international.
Notes 1.
- Géographe urbaniste, Président de l’Association des Chercheurs Migrations et Développement Durable (ACMDD), membre du Comité des Nations Unies pour la Protection des Droits de tous les Travailleurs Migrants et des Membres de leur Famille (CMW).
- Documentaliste CNRS, membre du réseau MIGRINTER.
- (SAYAD 1999)
- Podcast : LACROIX, Thomas (1993) Gildas Simon : Origine et création de MIGRINTER [entretien], https://migrinter.hypotheses.org/1410. Visité le 27 juillet 2026.
- Podcast, op. cit.
- (SIMON 1979)
- Flaubert disait en parlant des Bretons ce sont des « braves gens, mais entêtés »…
- En 1979, différentes équipes ont participé à la création du GRECO 13 (Groupement de Recherches coordonnées sur les migrations internationales, structure fédérative du CNRS), dirigé par Dominique Lahalle puis par Emile Temime, qui a contribué à structurer le champ des relations interethniques et des migrations en France.
- Podcast, op. cit.
- Équipe de recherches associée au CNRS avait été créée à Tours en 1977, par Jean-François Troin et quelques collègues spécialistes du Maghreb sous le nom d’ERA 706. L’ERA devient URBAMA en 1983, laboratoire associé au CNRS et « centre d’études et recherches sur l’urbanisation dans le monde arabe » et regroupe désormais 25 chercheurs. Il se fond en 2004 dans une UMR élargie, CITERES (Cités, Territoires, Environnement et Sociétés) dont il constitue un des quatre pôles : EMAM (Equipe Monde Arabe et Méditerranée).
- (SIMON 2005)
- https://migrinter.cnrs.fr/. Visité le 27 juillet 2026.
- Les travailleurs émigrés et le changement urbain des pays d’origines : Maghreb, Proche Orient, Pays Tropicaux. Actes de la table-ronde 14 et 15 mai 1982 Poitiers, Réseau migrations internationales, Ministère de la recherche et de l’industrie, revue Études Méditerranéennes, Fascicule N4., 1983, 137 p. Villes et migrations internationales de travail dans le tiers monde, Actes de la table ronde transferts de revenus et projet immobiliers des travailleurs migrants, 5/7 décembre 1983, Poitiers, Migrinter, Réseau migrations internationales, Ministère de la recherche et de l’industrie, revue Études Méditerranéennes, fascicule N° 6, 1984, 357 p.
- https://journals.openedition.org/remi/ Visité le 03 août 2026.
- Podcast, op. cit.
- (CHAREF 1986)
- (MIRET 2024, p.124)
- (SIMON 1986a), (SIMON 1986b), (ESCALLIER 1992), (SIMON 1993), (CHAREF, GONIN 2005), (CHAREF, GAUTHIER, DE TAPIA 1999)
Références bibliographiques
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