L’Institut national italien de la statistique italien (Istat) dresse un tableau peu optimiste de l’évolution démographique du pays, marquée par la baisse des naissances et le vieillissement accéléré de la population, entraînant une hausse de la mortalité que les flux migratoires, malgré leur importance, ne parviennent pas à compenser.
Dans son dernier rapport intitulé « Prévisions concernant la population résidente, les ménages et la population active », publié le lundi 31 août 2026, l’organisme officiel italien prévoit une baisse de la population du pays d’environ 4 millions de personnes à moyen terme. Le nombre d’habitants passerait ainsi d’environ 59 millions l’an dernier à 55 millions à l’horizon 2050. L’institut souligne qu’aucun indicateur ne laisse entrevoir un retour au niveau démographique actuel au cours des vingt-cinq prochaines années.
Un déclin démographique que la migration ne suffit pas à compenser
Selon ce rapport, fondé sur les statistiques de janvier 2025, le recul démographique touchera l’ensemble des régions italiennes, mais de manière inégale : le Nord devrait enregistrer les taux de baisse les plus faibles, contrairement au Sud. Le document souligne que le nombre de nouvelles naissances ne parviendra en aucun cas à compenser celui des décès. Le taux annuel de natalité, qui s’est établi à 355 000 nouveau-nés en 2025, son niveau le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, devrait poursuivre sa baisse pour se stabiliser autour de 335 000 naissances en 2050.
Concernant les dynamiques migratoires, l’Institut national de la statistique indique dans son étude prospective que le nombre annuel moyen d’étrangers arrivant dans le pays reculera progressivement, passant de 432 000 personnes en 2025 à 372 000 en 2050. Parallèlement, le nombre annuel moyen d’Italiens émigrant à l’étranger devrait augmenter durant la même période, passant de 144 000 à 169 000 personnes après deux décennies et demie. Le solde migratoire resterait ainsi positif en Italie, sans toutefois parvenir à compenser le déclin démographique naturel que connaît le pays, alimenté par la baisse continue des naissances, en particulier dans le Sud du pays.









