La chanson marocaine, son histoire et ses influences à travers l’histoire, a été à l’honneur lors d’une conférence abritée par la prestigieuse Georgetown University à Washington, avec la participation de l’artiste marocain, Nouaâmane Lahlou.
Cette rencontre, organisée à l’initiative de la Fondation Al-Muhajer pour la culture et la communication, en collaboration avec le Washington-Moroccan Club et l’Alliance des journalistes arabes accrédités dans la capitale fédérale US, a été marquée par une allocution du célèbre écrivain arabe Clovis Maksud, qui a mis en avant la contribution de la chanson marocaine au patrimoine musical arabe.
La conférence, abritée mercredi par le Centre des études arabes contemporaines de l’Université américaine, a ainsi fait la lumière sur les origines de la musique marocaine, notamment ses affluents amazighes, arabes, andalous et africains ayant permis de la façonner et contribuer à l’éclosion de ses différents genres et couleurs actuels.
Une attention particulière a été donnée, lors de cette conférence, à la musique andalouse et ses dix siècles d’existence dans le Royaume, depuis la migration des musulmans d’Andalousie vers le Maroc, jusqu’aux grands maîtres contemporains de ce genre musical classique et raffiné.
« La musique andalouse marocaine, considérée autrefois comme élitiste, fut transmise de père en fils dans les villes où elle s’est implantée, notamment Fès, Tétouan et Rabat », a expliqué l’artiste et compositeur marocain Nouaâmane Lahlou, faisant remarquer que ce genre musical est composé à son tour de formes variées comme le Malhoune et Al-Gharnati.
Abordant les autres affluents de la musique marocaine, il a relevé que ceux-ci concernent aussi la musique folklorique, comme « Ahidouss » ou « Ahwash » qui trouvent leurs origines dans la région de Souss et dans le Moyen-Atlas.
Lors de son passage à Washington, Nouaâmane Lahlou a animé une série de manifestations culturelles, notamment au siège de l’Académie Ibn Khaldoun pour l’enseignement de la langue arabe, en présence de l’ambassadeur du Maroc à Washington, Rachad Bouhlal. Cette manifestation a été l’occasion d’une rencontre des jeunes étudiants de cet établissement avec leur patrimoine musical marocain.
22 juin 2012
Source : MAP


