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Home»Archives du CCME»Médias et migration

La formation des imams : une volonté politique en France, en Belgique et en Suisse Spécial

Médias et migration 10 mai 2013
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Le gouvernement français, qui veut professionnaliser les imams de France, a chargé un universitaire de réfléchir aux moyens d’améliorer leur formation. En Belgique, le ministre flamand de l’Enseignement, Pascal Smet, s’apprête à mettre au point un programme de formation pour les imams de Flandre. En Suisse, un groupe de travail discute des possibilités de formation des imams. Les représentants des musulmans dans la Confédération Hélvétique, des Universités et de l’Etat se réunissent depuis 2010 pour essayer de trouver un consensus. D’autres pays européens expriment également la même préoccupation.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui veut professionnaliser les imams de France, a chargé un universitaire de réfléchir aux moyens d’améliorer leur formation. Le spécialiste en droit des religions Francis Messner, directeur de recherches au CNRS, devra rendre un rapport au ministre de l’Intérieur Manuel Valls et à sa collègue de la Recherche et de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso, « idéalement en juillet ».
Il devra d’abord, selon l’entourage de Manuel Valls, « étudier les conditions de généralisation des formations civiques et républicaines » (droit des associations, sociologie des religions, fiscalité des associations, loi sur la laïcité, etc.), qui existent aujourd’hui à Paris, Lyon et Strasbourg. « Le nombre de personnes en bénéficiant reste modeste, on souhaite l’augmenter en garantissant une qualité académique à cette formation, ouverte sur la base du volontariat à des Français ou des étrangers », selon cette source. « Ca permettrait de structurer l’exercice du culte et de s’assurer qu’il y ait bien un terreau républicain » pour lutter contre le fondamentalisme, a-t-elle précisé.
On dénombre 1 700 à 1 800 imams en France. 25 % d’entre eux sont Français, les autres viennent en majorité du Maroc, d’Algérie, de Tunisie et de Turquie. La plupart sont formés à l’étranger ou autodidactes. La loi sur la laïcité de 1905 interdit à l’État de les salarier ou de financer leur formation théologique. Seuls deux centres de formation existent actuellement à Paris et à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre) et une faculté de théologie musulmane est en projet à Strasbourg.
Pour Bernadette Sauvaget (Libération), depuis presque vingt ans, cette question est un véritable serpent de mer, malgré les rapports commandés par les gouvernements successifs. «La majorité des imams est toujours formée dans les pays d’origine des croyants, pointe Kamel Kabtane, le recteur de la Grande Mosquée de Lyon. Pourtant, l’islam de France et les communautés musulmanes ont beaucoup évolué. Les deuxième et troisième générations issues de l’immigration deviennent majoritaires parmi les fidèles. Il nous faut des cadres religieux capables de s’adresser à elles.» Un vœu pieux au regard de la réalité du terrain.
La France compte, aujourd’hui, près de 1 800 imams en activité. Seulement un tiers sont rémunérés. Une situation problématique. Pour le moment, les milieux musulmans ont axé leurs efforts financiers sur la construction de lieux de culte. Pour pallier ce manque de moyens, le recours à des imams étrangers payés perdure. La moitié des imams salariés viennent d’Algérie (120), de Turquie (150) et du Maroc (30) pour un séjour en France qui n’excède généralement pas quatre ans. Très organisé, l’envoi d’imams turcs qui officient au sein de leur communauté, surtout dans l’Est de la France, se fait par l’intermédiaire du très officiel Diyanet, le service des affaires religieuses d’Ankara. Pour ce qui est des autres imams, les cursus sont assez divers, ils sont autodidactes ou formés à l’étranger. Ainsi le très médiatique imam de Drancy, Hassen Chalgoumy, proche des milieux fondamentalistes du mouvement tabligh, a fréquenté les écoles coraniques du Pakistan. Figure respectée, le recteur de la principale mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou, ancien étudiant en biologie, s’est, lui, formé par ses propres moyens.
Libération précise en outre que, depuis dix ans, déchiré par ses luttes intestines, le Conseil français du culte musulman (CFCM) n’a pas pu avancer sur le dossier. Outre la volonté de contrôle des pays d’origine, les grandes organisations musulmanes françaises ont voulu garder la main, préférant mettre en place leur propre filière plutôt que demutualiser leurs moyens. En 1993, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), la branche française des Frères musulmans, fut la première à mettre en place une filière de formation de cadres religieux. Elle a ouvert un centre de formation à Château-Chinon (Nièvre). Bon an, mal an, le centre fonctionne toujours malgré des difficultés financières, qui ont menacé à plusieurs reprises son existence.
Depuis dix ans, la Grande Mosquée de Paris dispose, elle aussi, de son centre de formation d’imams à l’institut Al-Ghazali. Au terme d’un cursus de quatre à cinq ans, ce serait au moins une trentaine de personnes qui sortiraient diplômées de ces deux filières. Sur le papier, cela devrait combler les besoins des communautés musulmanes de l’Hexagone. Mais la théorie ne rejoint pas la pratique. «On ne sait pas trop où sont passés les cadres formés à l’UOIF ou à la Grande Mosquée de Paris», remarque, ironiquement, l’un des meilleurs connaisseurs du dossier.
La formation des imams en Belgique
Le ministre flamand de l’Enseignement, Pascal Smet, s’apprête à mettre au point un programme de formation pour les imams de Flandre en Belgique, rapporte les médias belges. Le but affiché de cette formation est d’arriver à lutter contre l’extrémisme religieux à l’heure où le départ de plusieurs jeunes Belges partis vers la Syrie pour combattre aux côtés des rebelles sont médiatisés. Un prédicateur belge, Ilias Azaouaj, parti pour les convaincre de revenir au pays, a en outre disparu.
Par la même occasion, le ministre veut éviter le recrutement des imams formés à l’étranger, « à condition qu’on ait assez de personnes formées chez nous ». « L’idée est que c’est mieux de former les imams qui viennent ici, qui connaissent notre société, au lieu de les faire venir de l’étranger. Parce que quand ils viennent de l’étranger, ils ne connaissent pas nos mœurs, ils ne connaissent pas notre société, l’évolution de notre société. Il faut les former au niveau académique d’ici. On va, dans les semaines qui viennent en discuter avec l’Exécutif des musulmans », s’explique-t-il.
Une concertation avec les responsables de la communauté musulmane belge, qui représente 6 % de la population totale, est en effet indispensable. Cette formation pourrait devenir obligatoire pour les imams prêchant en Flandre. Le ministre devrait déposer une proposition concrète d’ici l’été devant le Parlement flamand. Un préfinancement de 100 000 euros a déjà été prévu et des contacts seront prochainement pris avec les milieux universitaires.
La formation des imams en Suisse avance à tout petits pas
Un groupe de travail hélvète discute des possibilités de formation des imams de Suisse. Les représentants des musulmans, des Universités et de l’Etat se réunissent depuis 2010 pour essayer de trouver un consensus. Une formation proposée à Fribourg avait fait chou blanc. La tâche principale de ce groupe de travail consiste à trouver une base de discussion satisfaisant toutes les sensibilités représentées, a expliqué Michele Galizia, responsable du Service de lutte contre le racisme (SLR) de la Confédération. Pour cette raison, il est encore trop tôt pour prendre des décisions concrètes lors de la table ronde de jeudi, a-t-il souligné.
Le groupe, qui s’est réuni tous les trois mois environ, se compose de dix personnes s’exprimant individuellement et non en tant que représentant des organisations dont certains font partie. Cela permet d’aborder tous les sujets de manière ouverte et scientifique, selon M. Galizia. Plusieurs initiatives sont en outre en cours dans différents cantons, a-t-il ajouté.
A Neuchâtel, le Service de la cohésion multiculturelle anime depuis 1997 un groupe de contact entre l’Etat et la communauté musulmane, a indiqué Raoul Lembwadio, chef de service et délégué aux étrangers. Cette structure cherche des solutions consensuelles aux difficultés quotidiennes.
A Bâle, la coordinatrice pour les questions religieuses Lilo Roost Vischer organise depuis 2007 une table ronde faisant le lien entre les autorités des deux demi-cantons, les communautés religieuses et la population. Son rôle, similaire à son homologue neuchâtelois, consiste à proposer des solutions conc
rètes aux problèmes quotidiens soulevés par ces trois entités, ainsi qu’à échanger des informations, a-t-elle expliqué.
Les deux demi-cantons de Bâle font état d’un manque de théologiens et de responsables qualifiés musulmans, a ajouté Mme Roost Vischer. Ils ne comptent que deux imams professionnels sur tout le territoire cantonal. Ceux-ci ont signé une convention d’intégration avec son service, qui exige entre autres qu’ils s’améliorent en langue allemande.
L’Université de Fribourg et le Groupe de recherche sur l’islam en Suisse (GRIS) avaient tenté en 2009 de mettre sur pied un programme de formation pour les cadres associatifs musulmans. Celui-ci n’a pas vu le jour en raison d’un nombre de participants insuffisant, a rappelé Stéphane Lathion, père du projet.
Les sept modules portaient sur la théologie islamique, la gestion associative, les médias, l’histoire des civilisations de l’islam, la laïcité, l’intégration et la santé publique. Le cursus devait durer une année et déboucher sur un certificat. Le minimum de 12 participants exigé n’avait pas été atteint. On dénombrait sept musulmans parmi les neuf inscrits, dont trois femmes.
Des craintes multiples
Le père du projet, Stéphane Lathion, voit plusieurs causes à cet échec. La plupart des communautés musulmanes ont fait preuve de retenue, craignant de se voir imposer une vision extérieure de l’islam. Le fait que les cours soient proposés en français a peut- être repoussé la majorité des musulmans de Suisse, d’origine turque, albanaise ou bosniaque.
L’Université de Fribourg s’est elle-même montré réticente au moment de concrétiser le projet, ajoute M. Lathion. Selon lui, «le fait de former des cadres musulmans n’était pas si bien perçu.»
«C’était une belle initiative qui n’a malheureusement pas abouti» regrette Mahou Batbout Laila, qui s’était inscrite au cursus. Membre du comité d’Espace Mouslima, l’association des Musulmanes de Fribourg, elle désirait obtenir un certificat pour renforcer la légitimité de ses interventions à la Haute école pédagogique (HEP) fribourgeoise, portant sur les enfants musulmans à l’école.
Elle a depuis changé de voie d’études et ne s’est en conséquence pas mise en recherche d’une formation équivalente ailleurs en Suisse. A sa connaissance, il n’en existe pas.
Source : Maglor

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