La lutte contre le problème de la migration illégale, n’est « pas une chose facile », c’est « une question de coresponsabilité » entre le Maroc et l’Espagne, a affirmé le ministre délégué aux Affaires étrangères et à la coopération, M. Youssef Amrani. relevant la nécessité d’appréhender les questions migratoires de façon équilibrée et dans un esprit de responsabilité partagée.
Dans une déclaration à la radio espagnole « Cadena ser », diffusée mardi soir, M. Amrani a souligné que le Maroc, qui subit » une forte pression migratoire » particulièrement d’origine subsaharienne, appréhende la lutte contre les migrations irrégulières et le trafic des migrants dans le respect des droits fondamentaux et la dignité des migrants.
Il a relevé que le Maroc, qui est devenu actuellement une destination pour les migrants irréguliers, a « consenti de grands efforts » en matière de lutte contre ce phénomène, et qui coûtent beaucoup pour le pays, soulignant que le Royaume est animé d’une » ferme volonté » pour résoudre ce problème, qui requiert, dit-il, » une approche globale ». Il s’est réjouit de voir les deux partenaires, le Maroc et l’Espagne coopérer en la matière.
Le problème de la migration illégale, qui est un » thème difficile et compliqué « , exige la coopération aussi bien du Maroc, de l’Espagne, que de l’UE et de l’Afrique, a fait observer le ministre délégué, notant que ce phénomène » ne peut pas être réglé uniquement à travers des mesures de contrôle, mais nécessite une approche globale » qui prend en compte aussi bien la surveillance des frontières, la promotion du développement et la solidarité de la part de l’Europe.
« Si on ne résout pas les causes qui sont à l’origine de ces phénomènes migratoires à travers le développement et la solidarité on ne peut pas régler la question de la migration illégale », a noté M. Amrani, mettant l’accent sur la responsabilité « partagée » et la « solidarité » de l’Europe dans ce domaine. Il faut, a ajouté M Amrani, apporter une réponse cohérente dans une perspective globale et équilibrée impliquant les pays d’origine, de transit et de destination.Le Maroc « ne peut à lui seul » faire face à tous ces phénomènes, a indiqué le Ministre Délégué. Il a rappelé à cet égard l’esprit et le plan d’action de la Conférence de Rabat sur la migration et le développement qui a initié un partenariat entre les pays d’origine, de transit et de destination de la migration et qui vise à apporter des réponses concrètes et appropriées à la question centrale de maîtrise des flux migratoires à travers une gestion concertée de la migration entre l’Afrique et l’Europe et un partenariat basé sur la lutte contre la pauvreté et la promotion du développement durable.
05/9/2012
Source : MAP


