Dans un contexte de généralisation des politiques migratoires restrictives à travers l’Europe, motivées en grande partie par des considérations électorales, le gouvernement suédois de centre-droit a annoncé son intention de resserrer les conditions d’obtention de la nationalité.
Les candidats devront désormais justifier d’une période de résidence portée à huit ans avant de pouvoir déposer leur dossier, satisfaire à un seuil de revenus minimum et réussir un test évaluant leur connaissance de la société suédoise.
Selon l’agence Reuters, le ministre suédois de l’Immigration, Johan Forssell, a déclaré lors d’une conférence de presse tenue le lundi 9 février 2026 que ces nouvelles exigences s’imposent dans un pays qui ne soumet actuellement la naturalisation à quasiment aucune condition. « Il est raisonnable de savoir si la Suède est une monarchie ou une république, si l’on souhaite en obtenir la nationalité », a-t-il ajouté.
Les nouvelles dispositions, dont l’entrée en vigueur est prévue en juin prochain, prévoient ainsi de porter la durée de résidence requise de cinq à huit ans, d’exiger un revenu mensuel supérieur à 20 000 couronnes suédoises — soit environ 2 225 dollars — et de conditionner la naturalisation à la réussite d’un test de langue et de culture.
Le gouvernement de coalition minoritaire mise sur cette orientation restrictive en matière d’immigration pour gagner en popularité avant les élections législatives prévues en septembre 2026.








