Le secrétaire d’État adjoint à la Présidence et aux Migrations, Rui Armindo Freitas, a annoncé que le gouvernement portugais entend adopter en novembre 2026 un plan national d’intégration des ressortissants étrangers, avec la participation des collectivités locales, des entreprises et de la société civile.
Une intégration « non négociable » et fondée sur le partenariat
Selon la presse portugaise, M. Freitas s’est exprimé le mardi 3 novembre 2026 devant le Parlement, lors de l’examen détaillé du projet de budget de l’État pour 2027. Il a insisté sur la nécessité, pour les étrangers souhaitant s’établir au Portugal, d’apprendre la langue et de respecter les lois du pays. Il a également affirmé que la politique d’intégration, sous ce gouvernement, « n’est pas négociable » et « ne saurait être mise en œuvre sans partenaires ».
Annoncé par l’exécutif il y a un an, le plan comprend certaines mesures déjà en cours d’application, comme l’augmentation du nombre de médiateurs linguistiques et culturels dans les écoles ou le renforcement du financement des associations de migrants. En octobre dernier, M. Freitas avait indiqué, dans une déclaration à la presse, que le plan privilégie des mesures concrètes destinées à accompagner les étrangers dans leur parcours d’intégration, en particulier ceux venus travailler dans l’économie portugaise.
Un financement assuré par la migration elle-même
Concernant le financement, le responsable a précisé que le budget consacré à l’immigration serait alimenté par l’immigration elle-même. Le plan national d’intégration sera ainsi financé, d’une part, par les recettes issues des frais acquittés par les migrants et, d’autre part, par les fonds européens alloués aux migrations.
Répondant à une intervention du parti de droite Chega sur le coût de l’immigration dans le pays, M. Freitas a jugé erronée l’idée selon laquelle les migrants abuseraient du système de sécurité sociale. Il a souligné que la part des étrangers parmi les bénéficiaires des dispositifs d’aide sociale demeure nettement inférieure à leur poids dans la population totale.









