L’Office fédéral de la statistique suisse (OFS) a confirmé que le solde migratoire – c’est-à-dire la différence entre le nombre d’arrivées et de départs sur le territoire – a reculé de 10,5 % en 2025, enregistrant ainsi une baisse pour la deuxième année consécutive.
Au cours de l’année écoulée, la Suisse a accueilli plus de 165 386 ressortissants étrangers venus s’y établir à long terme, un chiffre en baisse d’environ 3 % par rapport à 2024. Dans le même temps, 82 659 étrangers ont quitté le pays.
Selon les données de l’OFS, les deux tiers des immigrants arrivés en Suisse sont des ressortissants de l’Union européenne. Par ailleurs, le regroupement familial a représenté 25 % des nouvelles installations de résidents étrangers en 2025.
Au total, 1 613 000 personnes originaires de pays membres de l’UE résidaient en Suisse en 2025, auxquelles s’ajoutent plus de 800 000 ressortissants étrangers hors Union européenne. La communauté italienne demeure la plus importante du pays avec 350 958 personnes, devant la communauté allemande (338 584), portugaise (264 341) et française (181 501).
Le rapport souligne par ailleurs que l’immigration de travailleurs étrangers s’est poursuivie en 2025 pour répondre aux besoins du marché de l’emploi helvétique, dans un contexte de croissance économique modérée attribuée en grande partie à une pénurie persistante de main-d’œuvre, elle-même liée au vieillissement de la population.
Rappelons que la Suisse, qui n’est pas membre de l’Union européenne, est aussi traversée par des débats politiques autour de la question migratoire. La dernière initiative en date émane de l’Union démocratique du centre (UDC), parti national-conservateur, qui propose de plafonner la population suisse à 10 millions d’habitants d’ici 2050. Cette initiative a recueilli le nombre de signatures nécessaires pour faire l’objet d’une votation populaire, attendue en juin 2025.








