Un récent rapport de l’Observatoire permanent de l’immigration, rattaché au ministère espagnol de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, met en lumière le rôle croissant des femmes étrangères dans le tissu économique, démographique et académique du pays. Un constat qui vient consolider la place de la femme immigrée comme actrice à part entière du développement de sa société d’accueil.
Selon les données statistiques publiées par l’Observatoire à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le nombre de femmes immigrées détenant un titre de séjour en cours de validité en Espagne s’élève à 3 581 000, soit 48 % de l’ensemble des résidents étrangers sur le territoire.
Parmi elles, les femmes marocaines occupent la deuxième place avec 414 171 résidentes en situation régulière, derrière les Colombiennes qui arrivent en tête avec 531 000 ressortissantes, et devant les Italiennes, troisième nationalité représentée avec 227 000 femmes.
Sur le plan de l’emploi, l’Observatoire s’est appuyé sur les données d’affiliation à la Sécurité sociale du mois de janvier 2026 pour illustrer le poids économique de cette population. Il ressort que 1 294 000 femmes étrangères sont affiliées au régime de protection sociale espagnol, représentant 43 % du total des cotisants étrangers. Les femmes marocaines sont au quatrième rang, avec 8 % des immigrées cotisantes.
« Le volume de cotisations des femmes étrangères confirme leur rôle stratégique. Leur contribution revêt une importance particulière dans un contexte de vieillissement démographique et de nécessité de renouvellement des générations, contribuant directement à l’équilibre et à la pérennité du système de sécurité sociale », souligne le rapport.
Sur le plan académique, la progression est tout aussi remarquable. Le nombre de femmes titulaires d’un titre de séjour étudiant a bondi de 92 % sur la décennie 2014-2024. À fin septembre 2025, elles étaient 29 107 à détenir une carte de séjour à des fins d’études, représentant 52 % de l’ensemble des étrangers résidant en Espagne pour ce motif, une majorité symbolique qui témoigne d’une féminisation croissante des parcours migratoires à vocation universitaire.








