Dans une déclaration à la MAP, Silvia Montenergo qui s’est félicitée du niveau de la coopération entre l’Université de Rosario et l’Institut des Etudes Hispano-Lusophones, a indiqué que ce livre est le premier d’une série de publications qui ambitionnent de développer d’autres travaux de recherche sur la présence des musulmans en Amérique Latine, notamment en ce qui concerne leurs spécificités identitaires, leurs connexions transnationales et leurs insertions dans les sociétés locales.
De son côté, le Pr. Eva- Maria Von Kemnitz, qui a présenté cet ouvrage, a indiqué que la majorité des musulmans qui vivent actuellement au Brésil, sont pour la plupart d’origine libanaise et syrienne et ont immigré vers l’Amérique Latine et le Brésil en particulier à la fin du XIX siècle puis en masses successives à partir de la fin des années 1950 marquée notamment par l’arrivée de Palestiniens.
Aujourd’hui, il est difficile de donner des chiffres sur le nombre exact des musulmans vivant au Brésil, a-t-elle observé, ajoutant que selon le recensement réalisé en 2010, la communauté musulmane atteindrait plus de 35.000, alors que pour des institutions islamiques, ce chiffre est estimé à près d’un million de personnes établies dans l’ensemble du pays.
En revanche, certains chercheurs estiment que ce nombre s’élève à environ 300.000, a dit Eva- Maria Von Kemnitz, notant que le nombre des musulmans a augmenté dans ce pays latino-américain, à la faveur notamment de la conversion à l’islam, un phénomène relativement récent qui s’est développé à partir de 2001, pour atteindre aujourd’hui près de 50 pc dans certaines communautés.
Lors de cette rencontre, une médaille de mérite de coopération a été attribuée par l’Institut Luso-Arabe pour la coopération à l’Institut des Etudes Hispano-Lusophones relevant de l’Université Mohammed V de Rabat.
Cette distinction a été remise à Mme Benllabah par le Président de l’Institut Luso-Arabe pour la coopération, Manuel. A. Pechirra qui a loué le rôle de l’IHEL dans la consolidation de la coopération académique et culturelle entre le Maroc et les pays ibériques et ibéro américains, ainsi qu’en matière de développement de l’hispanisme universitaire et des études lusophones.
16 avr 2014
Source : MAP


