Le gouvernement italien avance sur deux fronts sensibles : l’interdiction du voile intégral dans les établissements scolaires et l’instauration d’un plafond d’élèves étrangers par classe, au nom de l’intégration.
Une interdiction du voile intégral dans les lieux publics
Le parti de la Première ministre Giorgia Meloni, Frères d’Italie, a présenté un projet de loi visant à interdire le port du niqab et de la burqa dans les lieux ouverts au public, parmi lesquels les commerces, les bureaux et les établissements scolaires. Cette interdiction fait partie d’un programme législatif plus large visant des questions considérées comme « séparatistes » par le parti de droite. Le député Andrea Delmastro, associé à la rédaction du texte, a souligné l’importance de la liberté religieuse tout en insistant sur la nécessité qu’elle soit exercée ouvertement et conformément à la Constitution italienne, estimant cette mesure nécessaire au respect des principes fondamentaux de l’État. Les contrevenants s’exposeraient à des amendes allant de 300 à 3 000 euros.
Un plafond envisagé pour les élèves étrangers
Le second volet du dispositif concerne la composition des classes. Cette orientation prolonge une ligne déjà défendue par le vice-président du Conseil Matteo Salvini, qui avait plaidé pour un quota maximum de 20 % d’enfants étrangers par classe, une position reprise par le ministre de l’Éducation Giuseppe Valditara, pour qui « dans les salles de classe, la majorité des élèves doit être italienne », afin d’éviter les classes jugées trop peu mixtes sur le plan linguistique et culturel.
Un texte inscrit dans une stratégie plus large
Au-delà de l’école, la législation englobe plusieurs autres mesures, telles que la réglementation du financement des mosquées, l’interdiction des mariages forcés et l’obligation pour les groupes religieux non officiellement reconnus par l’État de divulguer tout soutien financier étranger. Ce projet, encore en discussion, illustre la volonté de l’exécutif italien de replacer les questions d’identité nationale et d’intégration au cœur de son agenda, dans un climat politique où ces sujets suscitent, comme dans d’autres pays européens, des réactions contrastées entre soutien et critiques portant sur le respect des libertés individuelles.









