Dans une démarche confirmant la poursuite par le gouvernement allemand, dirigé par le conservateur Friedrich Merz, d’une politique protectionniste en matière d’immigration assortie d’un renforcement de la surveillance aux frontières nationales, le ministère allemand de l’Intérieur a annoncé lundi 16 février 2026 la prolongation des opérations de contrôle aux frontières pour six mois supplémentaires, jusqu’à la définition d’une « politique européenne applicable en matière de migration ».
L’Agence France-Presse a rapporté les propos du porte-parole du ministère allemand de l’Intérieur, Leonard Kaminski, selon lesquels cette surveillance temporaire se poursuivra jusqu’à la mi-septembre, après deux précédentes prolongations. Il a précisé que « la politique migratoire en Allemagne fait l’objet d’une réorganisation » et que les opérations de contrôle aux frontières en constituent un volet. Le porte-parole a salué les résultats de cette politique, soulignant qu’elle a permis, depuis septembre 2024, de reconduire à la frontière environ cinquante mille personnes après qu’elles l’aient « franchi illégalement ».
La politique de contrôle aux frontières intérieures de l’Allemagne a débuté sous le gouvernement du précédent chancelier social-démocrate Olaf Scholz, et la coalition gouvernementale actuelle a poursuivi dans la même direction en mobilisant un plus grand nombre d’agents de la police aux frontières afin de faire face aux demandeurs d’asile. Dans ce contexte, le chancelier Merz a indiqué qu’il envisage de mettre fin à cette mesure à la suite d’une décision de l’Union européenne d’adopter une politique migratoire stricte à ses frontières extérieures.
Les conservateurs, conduits par Merz, appellent à l’adoption d’une politique migratoire globalement rigoureuse dans le but de couper l’herbe sous le pied au parti d’extrême droite « Alternative pour l’Allemagne », devenu la principale force d’opposition et susceptible de remporter plusieurs Länder de l’est du pays lors des prochaines élections régionales prévues cette année.









