Le roman L’Homme qui lisait des livres, de l’écrivain franco-marocain Rachid Benzine, paru en 2025, figure dans les listes finales de plusieurs prix littéraires en France.
Après avoir été retenu parmi les finalistes de la 71ᵉ édition du Prix des libraires en avril dernier, le roman a été annoncé dans la sélection finale du Prix du Livre de la Liberté intérieure 2026, décerné par l’émission télévisée Le Jour du Seigneur, programme hebdomadaire diffusé sur France 2 depuis 1949.
Le jury, qui réunit des représentants du Comité français de radio-télévision (producteur de l’émission), ainsi que de Radio Notre-Dame et de la librairie La Procure, a publié la liste des sept ouvrages en lice pour cette édition. Le lauréat sera annoncé le 9 septembre 2026.
La lecture comme expérience de liberté intérieure
La sélection de ce roman, selon une présentation publiée par Radio Notre-Dame le 28 août 2026, est motivée par l’accueil qu’il a reçu depuis sa parution, Rachid Benzine étant présenté comme « un chercheur franco-marocain spécialiste des études islamiques, connu pour son engagement en faveur du dialogue interreligieux », son roman abordant par ailleurs des enjeux d’actualité au Moyen-Orient.
« Le roman présente la lecture comme une expérience de liberté intérieure. Il faut imaginer Nabil, personnage central du roman et libraire, assis devant sa petite échoppe remplie de livres, telle qu’elle apparaît sur la couverture ; rien n’indique qu’une telle librairie existe aujourd’hui à Gaza, car ce qui a inspiré Rachid Benzine est l’image d’un libraire au Maroc. La dimension réaliste importe toutefois moins que le message : la lecture nous rend plus humains et nous donne accès à ce trésor qu’est notre liberté intérieure », précise la même source.
« L’Homme qui lisait des livres »
L’Homme qui lisait des livres est la dernière œuvre en date de Rachid Benzine. Son intrigue se déroule, selon la présentation de l’éditeur, « parmi les ruines de Gaza et les pages jaunies des livres », où un vieil homme est assis, « peut-être dans l’attente que quelqu’un s’arrête enfin pour l’écouter. Car les livres qu’il tient entre ses mains ne sont pas de simples objets : ce sont des fragments de vie, des débris de mémoire, les cicatrices d’un peuple ».
Dans un monde où les bombes tentent d’avoir le dernier mot, Nabil nous rappelle que les livres restent notre meilleure chance de survie, non pour fuir le réel, mais pour l’habiter pleinement ; comme si la lecture de cet homme, en pleine tourmente, était la plus radicale des révoltes, peut-on lire dans la présentation du roman.









