La deuxième édition du Festival de la rentrée littéraire Le Matin, organisée par le Groupe Le Matin en partenariat avec plusieurs institutions dont le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, s’est tenue du 31 octobre au 1er novembre à Casablanca, autour du thème « Le livre au cœur de la ville », avec la remise des prix de la première édition du Prix littéraire Le Matin.
Un ancrage national pour le livre et les industries culturelles
Lors de la séance inaugurale, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et des Sports, Mohamed Mehdi Bensaid, a affirmé que le Royaume, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, consolide sa place de plateforme de production culturelle, fondée sur la rencontre des identités et la convergence des sources d’inspiration locales et universelles. Selon lui, cette dynamique s’inscrit dans une ambition nationale visant à faire de l’édition, de la création littéraire et de la lecture des leviers de développement, notamment à travers des industries culturelles et créatives appelées à devenir des moteurs de croissance, des sources d’emplois de qualité et des vecteurs de cohésion sociale. Le ministre a plaidé pour la promotion de l’ensemble de la chaîne du livre, des auteurs aux lecteurs, et pour un livre plus proche des citoyens grâce à des initiatives de proximité, relevant que Casablanca s’affirme progressivement comme capitale continentale de l’édition.
Littérature marocaine du monde et mobilisation des acteurs
Le président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, Driss El Yazami, a évoqué la littérature marocaine à travers le monde et l’émergence de nouvelles générations d’auteurs, de romanciers et de chercheurs établis à l’étranger, écrivant en plusieurs langues, avec une place croissante des femmes. Il a insisté sur le caractère indispensable du livre et de la lecture dans un espace urbain de vitalité, de rencontre et de création, tout en rappelant que la lecture rencontre encore des difficultés au Maroc comme ailleurs. Le président-directeur général du Groupe Le Matin, Mohammed Haitami, a pour sa part présenté cette édition comme une étape dans l’évolution de l’événement, devenu « Festival de la rentrée littéraire Le Matin », avec l’ambition d’en faire un rendez-vous festif réunissant l’ensemble de l’écosystème du livre. Le doyen de l’Institut royal de la culture amazighe, Ahmed Boukous, a salué l’opportunité offerte à l’Institut de présenter ses publications dans un stand dédié.
Trois romans primés, un programme ouvert à tous les publics
Le Prix littéraire Le Matin a distingué trois œuvres : en langue arabe, Jamal Saïdi pour Wa yaati al-hassad ; en langue amazighe, Abdelouahid Hannou pour Itanya ; en langue française, Maimoun Hillali pour L’Écume des dunes. La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la signature de trois conventions de partenariat destinées à renforcer les liens entre les acteurs du livre, de l’édition et du monde académique, ainsi que par un hommage à l’écrivain Driss Chraïbi, figure majeure des lettres marocaines et francophones, à l’occasion de son centenaire. Le programme comprenait rencontres littéraires, tables rondes sur la place du livre dans la ville et ses liens avec d’autres expressions culturelles, séances de dédicaces, ateliers d’écriture, de bande dessinée, de manga et de lecture théâtralisée pour les jeunes, ainsi qu’un village littéraire proposant aux enfants et aux familles des activités de lecture, de dessin et d’écriture.



