Un rapport du Fonds international de développement agricole (FIDA), organisme des Nations unies, publié lundi 14 septembre 2026, indique que les transferts de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont pratiquement doublé en 2025, atteignant environ 729 milliards de dollars.
L’importance des transferts pour les zones rurales
Selon le rapport annuel sur les transferts de fonds vers le pays d’origine, 220 millions de migrants et de membres de diasporas ont pu venir en aide à plus de 1,1 milliard de personnes à travers le monde, liées par ces flux financiers. Leur volume représente plus de quatre fois celui de l’aide publique au développement mondiale versée en 2025, et dépasse également les investissements directs étrangers dirigés vers ces pays.
Ainsi, au cours des dix dernières années, les transferts de fonds sont devenus « l’une des principales sources de financement des ménages à l’échelle mondiale, et l’une des plus régulières, permettant aux familles de subvenir à leurs besoins essentiels, de renforcer leur résilience et d’investir dans l’avenir, même en temps de crise », peut-on lire dans le rapport.
Le document précise qu’environ 233 milliards de dollars de ces transferts ont été destinés aux zones rurales, où l’accès à l’emploi formel, aux services financiers et aux infrastructures publiques demeure souvent limité. Le président du FIDA, Alvaro Lario, estime à ce propos que « pour des millions de familles rurales, cet argent peut constituer un premier pas vers l’épargne, l’assurance et l’accès à un crédit adapté, tout en ouvrant la voie à une plus grande résilience face aux chocs économiques et climatiques ».
Le Maroc, troisième pays africain
Par ailleurs, le continent africain a enregistré une hausse de plus de 80 % des transferts de fonds reçus entre 2016 et 2025, pour atteindre 124 milliards de dollars.
Le Maroc se classe au troisième rang africain en matière de réception de transferts de fonds, derrière le Nigeria et l’Égypte, avec plus de 13 milliards de dollars reçus l’année dernière, selon la même source, soit une croissance supérieure à 100 % par rapport à 2016.
Quant aux moyens utilisés pour l’envoi de ces fonds à travers le monde, le rapport souligne que plus de la moitié des transferts s’effectuent désormais par voie numérique, même si le retrait en espèces reste très répandu. En 2025, seuls 35 % des services recensés étaient entièrement numériques, aussi bien à l’envoi qu’à la réception.









