Les éditions L’Aube viennent de publier le nouveau roman de l’écrivaine franco-marocaine Samira El Ayachi, intitulé Madame Bovary, ma mère et moi.
L’ouvrage de 272 pages, rédigé en français, explore à travers le personnage de Selwa — une jeune femme née dans une famille marocaine installée dans le bassin minier du nord de la France — un sujet longtemps laissé dans l’ombre de la littérature migratoire : la souffrance psychologique des femmes immigrées arrivées en France dans le cadre du regroupement familial, au cours des années 1980.
« Quand le médecin demande : « Avez-vous des antécédents familiaux ? », Selwa reste silencieuse. Elle réalise qu’elle ne sait presque rien, ni des maladies des femmes de sa famille, ni de leur histoire… De ce silence naît un voyage initiatique entre une mère et sa fille. Les secrets, les exils, les tensions et les non-dits sont mis au jour, et un chemin commun finit par émerger », peut-on lire dans la présentation de l’éditeur.
Le site France Info a d’ailleurs retenu ce roman parmi les dix ouvrages incontournables de la rentrée littéraire 2026, saluant une œuvre qui « raconte une histoire de lutte et d’émancipation » portée par « un souffle littéraire profond, dense et indispensable ».
Samira El Ayachi s’impose aujourd’hui comme l’une des voix montantes de la littérature francophone. Elle a fait ses débuts avec La vie rêvée de Mademoiselle S en 2007, avant de poursuivre son parcours aux éditions L’Aube avec, notamment, Quarante jours après ma mort (2013), Les femmes occupées (2019) et Le ventre des hommes (2023), ce dernier roman rendant hommage à la vie et aux luttes des mineurs du nord de la France.









