Riche, foisonnant et résolument ambitieux : le Maroc s’apprête à investir la scène culturelle française pour toute l’année 2026. Une saison culturelle d’envergure qui s’annonce comme une étape marquante dans le partenariat multidimensionnel entre les deux pays, mettant en lumière la créativité du Royaume, sa diversité culturelle et son dynamisme renouvelé.
Le programme institutionnel de cette saison est porté par l’ambassade du Maroc à Paris et ses dix-sept consulats généraux, avec le soutien actif de la communauté marocaine établie en France. Ensemble, ils orchestrent une série d’activités et d’événements destinés à consolider la culture marocaine comme levier essentiel du rapprochement franco-marocain.
Le coup d’envoi officiel a été donné à l’occasion de la célébration du Nouvel An amazigh, « Yennayer », lors d’une soirée artistique réunissant personnalités marocaines et françaises. Parmi les présents : l’ambassadrice de Sa Majesté en France, Samira Sitaïl, le président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, Driss El Yazami, ainsi que la maire de Poissy, Sandrine Berno Dos Santos.
La saison culturelle de l’ambassade a ensuite officiellement démarré le 12 février avec la présentation du premier roman de l’écrivaine Soundouss Chraibi, Le soleil se lève deux fois, paru aux éditions Gallimard. Une œuvre littéraire qui convoque la mémoire et aborde, avec une plume contemplative, les thèmes de l’identité et de la transition.
Parmi les temps forts à venir, « Saison de la Méditerranée 2026 », prévue du 15 mai au 31 octobre, mettra en avant la vitalité de la scène artistique marocaine, la richesse de ses traditions et la modernité de ses expressions contemporaines. Le 22 mai, le musée du Louvre accueillera une table ronde consacrée au thème « Le Maroc et les arts de l’Islam ». Fin octobre, du 29 au 31, c’est la Philharmonie de Paris qui prendra le relais avec l’événement « le week-end Maroc et Méditerranée ».
Sur le plan musical, la « Nuit Andalouse » s’annonce comme l’un des événements les plus attendus, avec la participation de l’Orchestre Tarab Al-Âla sous la direction du maestro Mohammed Briouel. Des performances de Gnaoua seront également au programme, assurées par Maâlem Abdelkabir Merchan et la jeune artiste Hind Ennaira. L’association des Ambassadeurs de la musique andalouse marocaine en France (AAMAMAF), fondée à Paris en 2020, participera quant à elle au festival « Andaloussiyat» de musique arabo-andalouse, organisé par l’Institut du monde arabe au printemps.
Le Maroc sera par ailleurs présent au Salon du livre de Paris du 17 au 19 avril, avant d’être l’invité d’honneur de la quinzième édition du Festival de l’histoire de l’art, du 5 au 7 juin à Fontainebleau — un programme centré sur l’archéologie, le cinéma, les arts et l’artisanat, avec notamment une plongée dans le voyage du peintre Eugène Delacroix au Maroc.
Le cinéma, fidèle à ses rendez-vous, sera présent au Festival de Cannes avec un pavillon marocain le Maroc marque sa présence au festival de Cannes avec un pavillon monté par le département de la Culture et le Centre cinématographique marocain (CCM). La mode, elle, n’est pas en reste : depuis 2010, la créatrice Hind Joudar perpétue la tradition du caftan marocain à travers son défilé « Oriental Fashion Show », organisé deux fois par an à Paris en marge de la Fashion Week.
Enfin, les scènes françaises continuent d’accueillir régulièrement des artistes marocains dans les domaines de la comédie, du théâtre et de la musique — à l’image du festival « Arabesque » de Montpellier, qui réserve une place de choix à la création marocaine.









