picto infoCette revue de presse ne prétend pas à l'exhaustivité et ne reflète que des commentaires ou analyses parus dans la presse marocaine, internationale et autres publications, qui n'engagent en rien le CCME.

Monlenbeek, laboratoire du "post-djihadisme"

Dans leur ouvrage, « Molenbeek-sur-Djihad », les journalistes belges Jean-Pierre Martin et Christophe Lamfalussy analysent en profondeur le processus qui a transformé cette petite ville en creuset du radicalisme islamiste.

Le tableau qu’ils dépeignent est, écrivent-ils, « effrayant ». Ils sont belges, immergés depuis une vingtaine d’années dans l’observation d’une ville-région devenue l’un des creusets du radicalisme islamiste, et ils analysent en profondeur ce qui s’est déroulé à Molenbeek, quatorze mois après les attentats de novembre 2015 à Paris et dix mois après ceux qui ont frappé l’aéroport de Zaventem et le métro Maelbeek.

« Qu’avons-nous raté, nous les Belges ? », interrogent Christophe Lamfalussy, journaliste à La Libre Belgique, et Jean-Pierre Martin, journaliste à RTL-TVi. La réponse n’est pas simple, tant les facteurs, souvent négatifs, qui ont pesé sur l’évolution de cette petite municipalité surpeuplée – près de 100 000 habitants recensés sur 6 km² –, sont nombreux. Ils ont abouti à transformer le « Vieux Molenbeek », où se concentre depuis plus de cinquante ans une communauté belgo-marocaine, en « creuset idéal » pour un cocktail de délinquance, de radicalisme religieux et de repli communautaire. Les auteurs des attaques meurtrières des terrasses, du Bataclan et de Bruxelles sont les purs produits de ce que les deux auteurs appellent « une fabrique et une zone de transit » de djihadistes, un « hub » resté trop longtemps hors contrôle.

Comment les diverses autorités de ce pays ont-elles laissé filer la situation jusqu’à la création d’une zone de laisser-aller, voire de non-droit ? Aidés par les agents municipaux, les policiers, les magistrats, les politiques ou les acteurs du monde culturel qu’ils ont...Suite

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