Après les Balkans, Rio Loco ! inaugure, pour sa 15e édition, un programme festif estival, avec comme invités l'Algérie, le Maroc et la Tunisie. Carte blanche a été donnée aux artistes maghrébins pour faire découvrir leur culture : châabi, musiques gnawa... mais aussi rock, jazz, hip-hop, électro... des sons variés vont rythmer Toulouse et ses quartiers populaires comme Bagatelle, le Mirail, Empalot, La Reynerie, Rangueil, etc., où une importante frange de la population issue de l'immigration habite...

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Les oulémas participant à un colloque maroco-tunisien sur le rite malékite ont plaidé, samedi à Fès, pour la création d'une Union des Oulémas du Maghreb arabe devant constituer un cadre régional de concertation et de coordination.

Ils ont recommandé aussi la mise en place d'une commission mixte maroco-tunisienne, chargée des études et de la protection du patrimoine malékite, qui constitue un vecteur d'unification dans la région.

La rencontre réunissant des oulémas marocains et tunisiens a insisté aussi sur la nécessité pour les pays de la région de lever tous les obstacles qui entravent le renforcement des relations de coopération entre les organismes en charge des affaires religieuses et d'oeuvrer pour la protection des fondements du rite malékite, épine dorsale des liens spirituels unissant les peuples de la région, à travers l'organisation de séminaires et de rencontres scientifiques avec la participation d'oulémas maghrébins.

Il est temps pour les pays de la région de coordonner leurs actions en vue d'assurer une meilleure protection du rite malékite contre les courants perturbateurs, ont-ils souligné.

Auparavant, les participants avaient suivi deux interventions qui ont mis en exergue le principe d'harmonisation des pratiques cultuelles, comme composante essentielle du fiqh malékite.

Pour le professeur Bourhane Nafati de l'université Zaitouna de Tunis, l'Imam Malik a explicité dans ses écrits toutes les manières d'accomplir les rites religieux, ainsi que les objectifs de tels rites.

Il a également laissé le soin aux oulémas d'adapter certaines manières aux situations des pays et des régions pour tenir compte de leurs us et coutumes, a-t-il ajouté.

Pour sa part, M. Mohamed Temsamani, membre du conseil local des Oulémas de Tanger a fait savoir que les disciples marocains de l'Imam Malik accordaient une grande importance aux manières de l'Imam dans l'accomplissement de ses devoirs religieux.

Ils étaient attentifs non seulement aux dires de l'Imam Malik, mais également à ses gestes, attitudes et manières dont il accomplissait ses rites religieux (prière, zakat, jeûne, pèlerinage, etc).

Au cours de cette rencontre de deux jours, la première du genre, les oulémas marocains et tunisiens présents ont examiné divers thèmes relatifs notamment aux "fondements et aux particularités du rite malikite dans l'Orient musulman", à "l'importance de la transmission orale chez les malékites", à "la portée des différentes versions de l'Âœuvre du Mouwattae d'Al Imam Malik", à "la place de l'école des Qarawiyne au sein du rite malékite", et à "l'harmonisation des pratiques religieuses dans le rite malékite".
MAP
Les troisièmes rencontres internationales en places publiques, baptisées "Awaln'art 2009" ont pris fin dimanche soir à Tahanaoute, relevant de la province d'Al Haouz et ce, en présence d'une brochette de figures emblématiques des mondes de l'art et de la culture.

La soirée de clôture, qui s'est déroulée à l'Espace artistique "Al Maquam", a été marquée par l'organisation d'une grande fête musicale animée par le grand Mâalem Abdellatif El Makhzoumi, en fusion avec le talentueux flutiste, Abdessamad Bousksou, occasion de découvrir, encore une fois, que l'art et la musique n'ont pas de frontières et demeurent un excellent outil pour davantage d'échanges interculturels et de rapprochement entre les peuples.

Initiées par les compagnies "Eclats de lune" et "Graines de Soleil", en partenariat, notamment avec l'ambassade de France, la province d'Al Haouz et le Conseil communal de la ville de Marrakech, ces rencontres (17-21 juin) se veulent une véritable fenêtre ouverte sur l'émergence artistique internationale et un point de rencontre incontournable entre l'Afrique et le reste du monde, à travers des shows et des spectacles qui puisent au coeur des racines africaines et consolident davantage l'identité africaine et marocaine.

Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, M. Khalid Tamer initiateur de ces rencontres s'est félicité du succès de cette nouvelle édition, qui a largement contribué à l'animation culturelle et artistique aussi bien de la Cité ocre que de plusieurs places publiques au niveau de la province d'Al Haouz.

"Ce festival, qui d'année en année, commence à acquérir ses lettres de noblesse et à réussir à se faire une place de choix parmi les grandes manifestations organisées au niveau de cette région, a été conçu dans le but d'aller chercher de la création artistique marocaine de par le monde, tout en faisant revivre l'art et le patrimoine ancestraux du Royaume, à travers des spectacles organisés dans les places publiques pour défendre ce qui se passe à Jemâa El Fna", a expliqué M. Tamer.

C'est dire qu'Awaln'art est une occasion idoine, à même de permettre la rencontre entre les artistes du monde entier en valorisant les métissages, les rencontres entre les cultures d'Afrique, du Nord et du Sud de la Méditerranée et les échanges Sud-Sud, via un soutien à la création contemporaine africaine et méditerranéenne et ses créateurs, a-t-il estimé.

Et de poursuivre que pour cette troisième édition, le festival "Awaln'art" a continué à servir d'espace de valorisation et de promotion du patrimoine immatériel africain et méditerranéen, notant que ces rencontres oeuvrent pour l'exploration des formes traditionnelles du spectacle de rue et leur synergie avec la création contemporaine.

Autre qualité de cette manifestation, a-t-il indiqué, c'est que "Awaln'art" se veut déjà un événement engagé toute l'année dans le développement humain local, puisqu'il s'associe aux stratégies de développement, à travers la mise en valeur d'une région riche de son patrimoine matériel, immatériel et naturel, la contribution par ses dimensions culturelles et artistiques à la mise en place des outils nécessaires au développement d'un tourisme culturel et rural.

Sur la prochaine édition, M. Tamer a fait savoir qu'elle sera caractérisée par une grande ouverture de ce festival sur de nouveaux artistes issus d'autres pays, dont le Brésil et la Suède ainsi que par une riche programmation et plein de nouveautés, notant que des spectacles seront, pour la première fois, donnés à "Amezmiz".

C'est dans ce sens que M. Tamer a annoncé l'ouverture en mois d'octobre prochain à Marrakech, d'un Centre de formation en arts acrobatiques et ceux de la rue qui aura pour mission de former, chaque année, entre 30 et 50 jeunes sélectionnés sur la base d'ateliers artistiques qui seront organisés dans les quartiers populaires de Marrakech mais aussi dans les villages limitrophes.

"Par la mise en place de cette structure, nous voulons donner à ces vieux conteurs, et à ces vieux acrobates un cadre leur permettant de transmettre leurs arts et leur savoir- faire aux jeunes et ce, dans un souci d'assurer la transmission de cet héritage et de contribuer à la préservation de notre patrimoine ancestral", a-t-il dit.

M. Tamer a, en outre, souligné que la formation se déroulera sur des périodes de trois semaines, avec chaque fois, un intervenant marocain ou étrangers (Afrique, Europe et Amérique Latine) pour accompagner les jeunes apprentis.

Pour rappel, cette troisième édition a connu la participation d'une palette d'artistes marocains et étrangers issus du Mali, Togo, Bénin, Burkina Faso, France, Italie, Liban, Espagne et Belgique. MAP


Le président du Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger (CCME), M. Driss El Yazami, a souligné, dimanche à Casablanca, la nécessité de promouvoir l'encadrement religieux afin de mieux répondre aux questionnements des Marocains Résidant à l'étranger.

L'encadrement religieux doit avoir pour priorité la formation de prédicateurs tirant le meilleur parti du modèle marocain en la matière, a-t-il insisté lors de la clôture d'un colloque international sur "L'Islam en Europe: quel modèle ?", initié par le CCME.

M. El Yazami a, par ailleurs, indiqué que les Musulmans installés à l'étranger sont appelés à créer des mécanismes pour mieux s'entendre et dépasser leurs différends.

A cet égard, il a appelé les oulémas à accorder une attention particulière à cette question et à Âœuvrer pour trouver une réponse unifiée aux problématiques scientifiques auxquelles font face les musulmans, relevant l'importance de jeter les ponts de coopération et de communication entre chercheurs et académiciens.

Ce colloque international vise a enrichir et approfondir le débat sur le culte musulman en Europe, particulièrement sur le modèle européen de l'Islam.

Les travaux de ce colloque de deux jours ont porté sur trois thématiques liées à la géographie de l'Islam en Europe, l'Islam en Europe et la problématique du référentiel et au modèle cultuel marocain et le contexte européen. MAP
Le rite malékite prône le respect de l'Autre aux plans religieux, culturel et linguistique s'érigeant en modèle civilisationnel, a affirmé M. Abdelhamid Alami, professeur à Dar Al Hadith Al Hassania.

Intervenant dans le cadre des travaux du colloque international sur le thème "L'Islam en Europe: quel modèle ?", qui se sont poursuivis dimanche à Casablanca, M. Alami, également professeur à l'université Al Qaraouiyine de Fès, M. Alami a souligné l'importance de la formation de prédicateurs religieux pour répondre aux questionnements de la communauté marocaine à l'étranger se rapportant notamment au Coran, aux hadiths et aux fatwas.

Pour sa part, le politologue et anthropologue Mohamed Tozi a évoqué les difficultés dans la gestion de la chose religieuse, mettant en avant l'existence de plusieurs intervenants dans ce domaine, outre les moyens de communication qui se sont beaucoup développés ces dernières années.

Il a, d'autre part, relevé le retour de plus en plus à la religion pour répondre à plusieurs sujets qui préoccupent les gens à l'heure actuelle.

Dans une déclaration à la MAP en marge du colloque, le secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), Abdellah Boussouf, a estimé que le rite malékite est en mesure de répondre aux questions d'actualité relatives à la communauté musulmane établie en Europe.

''Le rite malékite peut construire le modèle du musulman exemplaire apte à s'intégrer dans les sociétés européennes, en contribuant à leur stabilité, progrès et quiétude'', a assuré M. Boussouf, ajoutant que ce rite se caractérise par son approche rationnelle basée sur l'esprit scientifique et le soufisme sunnite, et contribue largement à forger des individus modérés, tolérants et actifs.

Selon le secrétaire général du CMEE, ce rite s'est développé à Médine puis en Andalousie et a de tout temps été en contact direct avec la pensée occidentale. Partant, a-t-il relevé, il demeure le plus à même de jouer un rôle de médiateur et de réconciliateur entre l'Islam et l'Occident. Le citoyen marocain, connu pour sa tolérance, sa sagesse et son attachement à un Islam appelant à la modération et la tolérance, est mieux placé pour jouer ce rôle civilisationnel, a dit M. Boussouf.

Il a, en outre, affirmé que ce colloque est à même de contribuer à la recherche d'un modèle permettant au musulman marocain de vivre pleinement sa spiritualité et de s'intégrer facilement dans le pays d'accueil, sans pour autant renier ses valeurs et constantes religieuses.

Organisé par le CCME, ce colloque de deux jours (20-21 juin) vise à enrichir et approfondir le débat sur le culte musulman en Europe, plus particulièrement sur le modèle européen de l'Islam.

Les travaux de cette rencontre sont axés autour de trois thématiques, à savoir la géographie de l'Islam en Europe, l'Islam en Europe et la problématique du référentiel et le modèle cultuel marocain et le contexte européen.

Au menu de ce colloque figure aussi une table ronde sur le référentiel et les pratiques religieuses chez les femmes et les jeunes musulmans en Europe. MAP
Trois conventions de partenariat et de coopération ont été signées, samedi soir à Casablanca, entre d'une part le Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger (CCME) et d'autre part l'université Al Qaraouiyine de Fès, Dar Al Hadith Al Hassania de Rabat et l'université Cadi Ayyad de Marrakech.

La première convention, signée par MM. Driss El Yazami et Driss Zaâri M'Barki respectivement président du CCME et vice-président de l'université Al Qaraouiyine, vise à renforcer la diversité culturelle et l'échange scientifique et civilisationnel, tout en contribuant à diffuser la culture de tolérance et de coexistence et à faire connaître l'image véritable de l'Islam, outre la consécration et la consolidation des constantes et fondements nationaux.

Cette convention stipule la mise en place d'un cadre de partenariat dans les domaines scientifique, éducatif et culturel d'intérêt commun ainsi que la collaboration en matière des questions liées notamment au fiqh des minorités, aux préoccupations des MRE et à leur intégration sociale.

Il s'agit aussi de questions relatives à la famille, à la femme, aux droits de l'Homme et au développement humain et ce, à travers l'organisation de sessions de formation, de conférences et de colloques au profit des membres de la communauté marocaine établie à l'étranger, et la mise à profit des structures de recherches relevant de l'université, en plus de l'échange d'expériences et de courriers électroniques.

Dans ce sillage, le CCME s'engage à mettre à la disposition des professeurs et chercheurs de l'université Al Qaraouiyine ses moyens financiers, humains et scientifiques, alors que l'université devra mobiliser ses ressources intellectuelles et scientifiques pour organiser des cours, des rencontres et colloques au Maroc et à l'étranger.

La deuxième convention, signée par M. El Yazami et le directeur de Dar Al Hadith Al Hassania, M. Ahmed Khamlichi, vise à définir les contours de partenariat et les objectifs communs des deux établissements à travers la publication et la traduction des travaux et des thèses scientifiques qui cadrent avec les objectifs tracés par les deux parties. Elle porte également sur l'implication des professeurs de Dar Al Hadith Al Hassania dans des projets scientifiques, l'examen des manuscrits relatifs à la présence de l'Islam en Occident, en plus de l'élaboration d'études et recherches portant sur les connaissances de l'occident sur l'Islam et les sociétés musulmanes.

Quant à la troisième convention, signée par MM. El Yazami et Abdeljalil Hannouch, de l'université Cadi Ayyad, elle prévoit la contribution des deux parties à la réalisation et à la publication d'études scientifiques visant à promouvoir l'intégration des Marocains résidant à l'étranger dans les pays d'accueil.

Elle ambitionne aussi la préservation de leur identité religieuse dans toute sa dimension à travers notamment l'élaboration d'une encyclopédie de jurisprudence exhaustive et la réalisation d'études précises traduites dans les langues des pays d'accueil, outre le soutien aux étudiants chercheurs en doctorat pour réaliser des recherches de terrain ou pour accéder aux documents juridiques dans leurs études scientifiques détaillées.

Les signataires des trois conventions, conclues en marge du colloque international "L'Islam en Europe: quel modèle ?", se sont engagés à préparer un projet de programme annuel des activités et travaux communs à réaliser.

Organisé par le CCME, ce colloque de deux jours (20-21 juin) vise à enrichir et approfondir le débat sur le culte musulman en Europe et plus particulièrement sur le modèle européen de l'Islam.

Les travaux de cette rencontre sont axés autour de trois thématiques, à savoir la géographie de l'Islam en Europe, l'Islam en Europe et la problématique du référentiel et le modèle cultuel marocain et le contexte européen.

Au menu de ce colloque figure aussi une table ronde sur le référentiel et les pratiques religieuses chez les femmes et les jeunes musulmans en Europe.  MAP
La Cité des Alizés s'apprête à accueillir, du 25 au 28 juin, la 12ème édition du festival Gnaoua et Musiques du Monde placée cette année sous le signe de la création et de la diversité.

Fort de son succès et de son rayonnement, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde sera marqué cette année encore par une programmation inédite mêlant originalité et authenticité, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Les maâlems gnaouis, maîtres de cérémonie du festival, ouvriront les festivités de cette 12ème édition au son envoûtant des crotales et du guembri. Maâlems Hamid El Kasri, Mahmoud Guinea, Mustapha Bakbou ainsi que les plus grands maâlems gnaouis enchanteront le public venu à Essaouira pour se laisser ensorceler par la magie de la musique gnaouie, lors de concerts mémorables ou des lilas traditionnelles.

Des artistes et musiciens world de renom seront également de la fête, et comme à l'accoutumée, Essaouira vibrera au son du jazz et de la musique world.

Les lilas, les concerts fusion et les concerts acoustiques marqueront aussi cette édition haute en couleurs, ajoute la même source, faisant remarquer que quatre résidences d'artistes organisées dans le cadre du Festival Gnaoua et réunissant des maâlems gnaouis et des artistes jazz et world de renom, seront couronnées par des concerts fusion exceptionnels.

Les 25 musiciens du prestigieux orchestre allemand de la WDR, reprendront le répertoire gnaoui dans un concert monumental aux côtés du maâlem du tagnaouite Hamid El Kasri et du roi du raï, Khaled.

Autres résidences d'artistes figurent également au programme, notamment celle réunissant le Maâlem Kouyou avec la célèbre troupe Congo Nation et son big chief Donald Harrison. MAP

Le public de la 6ème édition de la Rencontre internationale du film transsaharien de Zagora (RIFT) a été enchanté, jeudi soir, par la projection des films espagnol "14 kilomètre" et tchadien "N'djamena city".

Les deux histoires, qui ont attiré aussi bien les cinéphiles que les critiques présents lors de cette édition, ont été vécues et réalisées différemment. Le premier traite des souffrances des immigrés à travers le grand périple saharien et le second s'attaque à la situation politique du Tchad.

Réalisé par Gerardo Olivares, "14 kilomètre" raconte l'histoire de deux frères maliens qui décident de s'aventurer dans le désert en direction du Nord dont l'objectif d'atteindre l'eldorado européen.

Les deux frères se trouvent délaissés par leurs rabatteurs, avec de très maigres informations et indications pour poursuivre un tel périple. Avec Violette, jeune fille qu'ils ont rencontrée, ils affronteront les risques du néant, des frontières et de l'inconnu.

L'espace désertique est filmé avec un oeil qui accompagne, qui compatisse et qui dénonce le fait que toute la communauté internationale reste passive devant un drame qui a lieu chaque jour et qui fait que des jeunes meurent avant de réaliser leur rêve chimérique.

Issa Serge Coelo, réalisateur de "N'djamena city", transporte le public dans un voyage à sa ville bien-aimée et relate l'histoire politique du Tchad, dans des moments déterminés de la vie quotidienne des tchadiens.

Addoum, journaliste, qui veut contribuer à la libération de son pays du joug militaire, entend voyager à l'étranger pour diffuser un documentaire dénonciateur, mais une lettre mystérieuse se trouve dans sa poche et le voilà dans la prison avec d'autres détenus politiques.

En fin de soirée, le grand public a visionné, en plein air, "Casa Negra", long-métrage réalisé par le marocain Noureddine Khmari, dans un calme et respect absolus.

Le programme de ce vendredi prévoit la projection de quatre films en l'occurrence "Hjab Lhob" (Amour voilé) de Aziz Salmi, "Le désert des amazigh" du koweïtien Abdullah El Mekhyal, "Kharboucha" du marocain Hamid Zoughi et "La Momie" de l'américain Rob Cohen. MAP
Le Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) a organisé, jeudi en collaboration avec la représentation du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Maroc, une rencontre à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié, célébrée cette année sous le thème "Vraies personnes, vrais besoins".

Cette manifestation, a rappelé le secrétaire général du CCDH, M. Mahjoub El Hiba, s'inscrit dans le cadre des rencontres que le Conseil tient avec les institutions concernées par les questions des réfugiés et des migrants pour examiner les données y afférentes et faire le point sur les problématiques que pose l'assimilation des deux catégories.

Cette rencontre, qui s'est déroulée en présence notamment de M. Mohamed Ameur, ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, vise à améliorer le cadre juridique régissant les questions des migrants et des réfugiés sur une base de données réelles et précises et à ouvrir un débat sur le cadre juridique international existant, en l'occurrence la convention de Genève de 1951 relative au statut du réfugié et son protocole annexe, a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP.

Selon M. El Hiba, les mutations en Afrique et sur la scène international, ainsi que la fermeture des frontières de certains pays, soulèvent désormais la question de revoir le cadre juridique international régissant la protection des réfugiés, sachant que le "concept de réfugié" s'est élargi au point de s'éloigner de la définition contenue dans la convention de Genève.

Le fait de soulever cette problématique, aux côtés de la question de la promotion des droits des réfugiés à travers l'encouragement de la création d'ONG spécialisées dans la sensibilisation aux problèmes des migrants et des réfugiés, contribue en soi à une amélioration des comportements à l'égard des migrants, en général, et des réfugiés, en particulier, a-t-il précisé.

Le Maroc, a ajouté M. El Hiba, a ouvert des espaces de dialogues, en particulier à travers le CCDH, autour de cette problématique et d'autres questions délicates qui requièrent un traitement de longue haleine, sur la base des principes des droits de l'Homme et de la démocratie, qui constituent des choix irréversibles au Royaume.  MAP

Des députés de droite et de gauche ont dénoncé le port de la burqa en France, lançant jeudi un débat sur un phénomène dont l'ampleur est inconnue mais jugée "marginale" par les organisations musulmanes qui craignent "une stigmatisation de l'islam".

Une soixantaine de députés, dont de nombreux membres de la majorité UMP, ont signé la demande d'enquête parlementaire d'un député communiste, André Gérin, sur le port par certaines femmes musulmanes de la burqa ou du niqab, un voile qui les recouvre entièrement.

"La burqa, c'est un symbole de soumission, d'une pratique extrémiste d'une religion qui ne reconnaît pas à la femme tous ses droits", estime le député UMP Thierry Mariani qui a signé le texte.

"Il faut que les responsables politiques sortent de l'aveuglement", explique à l'AFP M. Gérin, élu d'une banlieue de Lyon (est) à forte population musulmane.

Admettant ne disposer d'aucun chiffre ou de rapport sur le sujet, il souligne que l'objectif d'une enquête est précisément d'en savoir plus.

"La coïncidence fait que je dépose cette demande de commission d'enquête au moment où (le président américain Barak) Obama en parle et au moment où (son homologue français Nicolas) Sarkozy court après Obama", ajoute-t-il.

M. Obama avait soulevé début juin la colère des féministes en France en critiquant l'interdiction du port du voile. Nicolas Sarkozy s'est dit d'accord avec lui en y mettant des réserves, à savoir le libre arbitre des femmes et les restrictions dans certaines administrations françaises, au nom de la laïcité.

Cette laïcité, pilier de la république française qui sépare l'Eglise et l'Etat, est un sujet extrêmement sensible dans ce pays où une loi qui avait donné lieu à un vif débat, interdit depuis 2004 le port de tout signe religieux "ostentatoire" à l'école.

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson a jugé "inopportun de relancer une polémique" sur les signes religieux. "Un équilibre a été trouvé en France et il serait dangereux de le remettre en cause", a-t-il estimé.

Il s'est déclaré "à titre personnel" opposé au port du voile intégral, comme le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos qui a dit le considérer comme une forme d'"oppression" de la femme.

Plus tranchée, la secrétaire d'Etat à la Ville, chargée des banlieues, Fadela Amara, a salué l'initiative, estimant qu'il fallait "tout faire pour stopper la propagation des burqas", une "sorte de cercueil pour les femmes".

Un sentiment partagé par l'association de défense des droits de la femme Ni Putes Ni Soumise, dont Mme Amara a été une des fondatrices. L'association estime qu'il "ne faut pas avoir peur" de parler du voile intégral, "de rendre visible la réalité et la dégradation de la condition des femmes".

"Un phénomène marginal", a rétorqué le président du Conseil français du culte musulman, principale organisation musulmane de France, Mohammed Moussaoui, qui s'est dit "choqué" par ce projet.

Pour lui, "évoquer le sujet de cette façon, par le biais d'une commission parlementaire, revient à stigmatiser l'islam et les musulmans de France".

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s'étonne lui de voir resurgir ce débat qu'il pensait réglé par la loi de 2004.

Partisan d'un "islam du juste milieu", il dit son attachement à une France "terre d'intégration, laïque et non communautaire", où doivent se mêler différentes croyances, dont l'islam qui est la religion d'environ 5 millions de ses habitants. AFP

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