La ville d'Essaouira s'apprête à célébrer la 12ème édition du festival Gnaoua et Musiques du Monde, (25-28 juin), un carrefour musical de taille qui a conféré une dimension internationale à la cité des Alizés.

Les fans de la musique gnaouie ont commencé à affluer bien avant le premier jour du festival, confirmant ainsi la réussite de ce rendez-vous musical inscrit désormais dans les agendas des festivaliers dont le nombre augmente de manière étonnante d'année en année.

Depuis sa création en 1998, le festival d'Essaouira s'est imposé comme un événement culturel majeur, et a acquis ses lettres de noblesse auprès de musiciens internationaux et d'un public national et étranger, de plus en plus nombreux.

La philosophie originelle et originale de cette rencontre musicale est restée la même : donner au patrimoine culturel Gnaoua la possibilité de s'exprimer et de s'épanouir en créant un espace de dialogue entre leur musique ancestrale et les musiques du monde.

Par son originalité et son authenticité, le « Woodstock marocainÂ" a su trouver un formidable écho à l'international auprès de tous ceux, journalistes, mélomanes, ou amoureux du Maroc, qui se sont reconnus dans son message de paix et de dialogue, dans sa volonté de partager à travers la musique et de faire se rencontrer toutes les cultures.

Abdeslam Alikane, maâlem de Mogador et membre fondateur du festival, Loy Ehrlich, compositeur français, multi instrumentiste, puriste et spécialiste des

musiques du Sud, et Karim Ziad, batteur, icône du jazz maghrébin ayant travaillé avec les plus grands noms du jazz, sont les trois directeurs artistiques de ce festival suivi de près par tous les spécialistes et passionnés de musiques du monde.

Musiciens avant tout, ils ont su développer un langage propre à ce festival, pour une programmation à la rigueur et à la qualité indéniable. Chaque année, ils relèvent le défi de concevoir une programmation basée sur la fusion des genres et des styles, exercice à la fois audacieux et risqué qui fait de cette manifestation culturelle un événement à part dans le paysage musical.

Retour sur la 11ème édition :

La 11ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde avait tenu sa promesse et offert au public nombreux venu des différentes régions du Royaume et du monde, des concerts fusionnant l'art sacré des Gnaoua avec les sons des musiciens les plus talentueux de la scène musicale mondiale.

Les maâlems gnaouis les plus courus étaient au rendez-vous du festival. Abdeslam Alikane, Mahmoud Guinea, Mustapha Bakbou ou encore Abdelkébir Merchane

ont partagé avec le public leur art et leur savoir, avec émotion et musicalité.

Des artistes de renom se sont également produits aux côtés des musiciens gnaouis. Wayne Shorter, le monstre sacré de la scène jazz, avait ébloui le public avec son jeu exceptionnel de l'instrument fétiche du jazz, le saxophone. MAP

L'agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA) a appelé mercredi (24 juin 2009 NDLR) les Etats membres à mieux collecter les données sur les discriminations afin de pouvoir élaborer des politiques ciblées.

Sur les 27 pays de l'UE, seuls 12 rassemblent des données pénales suffisamment fiables, selon cette agence.

"Les gouvernements doivent mettre en place des systèmes de collecte de données améliorés, spécifiquement pour les actes liés aux discriminations", a estimé Anastasia Crickley, présidente du conseil d'administration de la FRA, en présentant le rapport annuel de l'institution à son siège à Vienne.

Les cas déclarés de discrimination ont augmenté en 2008 en Irlande, en Autriche, au Royaume-Uni, en Pologne et en Suède, par rapport à l'an passé. Ils ont en revanche diminué en Belgique, en République Tchèque, au Danemark, en Allemagne, en France, en Slovaquie et en Finlande, selon le rapport.

Mais selon Morten Kjaerum, directeur de la FRA, on constate "un sous-signalement dramatique" des actes liés aux discriminations.

L'enquête EU-Mindis menée en 2008 auprès de 23.500 membres de minorités ethniques dans les 27 pays de l'UE montre en effet que 37% des personnes interrogées ont été victimes de discriminations dans les douze derniers mois et que 4% ont été menacées ou attaquées physiquement.

Selon la même étude, les personnes interrogées ignorent largement leurs droits: 39% savaient que les discriminations à l'embauche sont interdites par la loi et 20% seulement connaissaient une organisation susceptible de venir en aide aux personnes victimes de discrimination.

"Ce que l'on voit dans les statistiques officielles n'est que la pointe de l'iceberg", selon M. Kjaerum. De nombreuses victimes n'obtiennent pas réparation, de nombreux auteurs d'actes discriminatoires jouissent de facto d'une impunité et les décideurs n'ont pas la connaissance nécessaire des faits réels. En conséquence, "ils ne sont peut-être pas à même d'élaborer des législations ciblées", a-t-il commenté. AFP
Saïd Bouziri, militant de longue date des droits des étrangers, membre du bureau national de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) est décédé mardi (23 juin 2009 NDLR) à Paris, apprend-on dans son entourage.

Les causes de son décès n'ont pas été précisées.

Né le 4 juin 1947 à Tunis, Saïd Bouziri était arrivé en France en 1966 pour poursuivre des études d'économie à Lyon puis à Paris. Engagé dès 1968 dans la défense des immigrés, il a participé à la fondation des Comités Palestine.

Frappé avec sa femme d'une mesure d'expulsion en 1972 pour atteinte à l'ordre public, il se lance dans l'organisation de grèves de la faim pour la régularisation des travailleurs immigrés dans les années 1972-1973 et milite en faveur des grévistes des loyers dans les foyers de travailleurs immigrés.

Durant la deuxième moitié des années 1970, Said Bouziri milite dans le quartier qu'il a habité jusqu'à son décès, la Goutte d'Or, dans le nord-est de Paris. Il est aussi devenu l'un des pionniers des radios libres, en créant avec des amis, en juin 1981, Radio Soleil Goutte d'Or.

Engagé depuis une vingtaine d'années à la LDH - son mandat de trésorier venait d'être renouvelé au début du mois -, Saïd Bouziri a "porté" au cours des dernières années la campagne de la votation citoyenne, en faveur de l'octroi du droit de vote aux étrangers aux élections locales.

"Extraordinairement efficace et chaleureux", se souvient Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, Saïd Bouziri avait donné le 11 juin le coup d'envoi d'une grande exposition accueillie aux archives municipales de Lyon (centre-est), "Générations, un siècle d'histoire culturelle des Maghrébins en France". AFP

L'étude réalisée par la Fondation Roi Baudouin, en collaboration avec l'Université de Rabat, auprès de la population d'origine marocaine vivant en Belgique, souligne la précarité de leur statut socio-économique.

Ainsi, 31,7 % seulement des 400 personnes interrogées jouissent d'un contrat fixe ; 5 % exercent des travaux temporaires ; 21 % bénéficient du chômage et 5 % ne reçoivent pas d'allocations. Les personnes interrogées évoquent surtout les discriminations à l'embauche pour justifier leurs difficultés d'insertion sur le marché de l'emploi.

La proportion des femmes exerçant une activité professionnelle est sensiblement plus faible que celle des hommes (38,3 % contre 55,4 %). La proportion des femmes belgo-marocaines sans emploi est aussi supérieure à celle des hommes (33,3 % contre 28,7 %). La proportion des femmes inactives (pour raisons familiales ou autres), en marge du marché de l'emploi, s'élève à 62 %. Par ailleurs, la proportion des femmes nées au Maroc et exerçant un travail (22 %) est plus de deux fois inférieure à celle des femmes nées en Belgique (46 %).

Les personnes récemment naturalisées sont souvent marginalisées sur le marché de l'emploi ou débusquent des petits boulots et des... petits salaires. Du coup, certains Belgo-Marocains se tournent vers le travail au noir pour survivre, tout en bénéficiant des allocations de chômage. Comme le confirme une des personnes interrogées dans l'étude : « J'habite près de Liège. La plupart des Marocains sont au chômage... Les gens, dès qu'ils touchent des allocations du chômage, arrêtent de travailler, parce qu'un maçon qualifié touche 1.500 euros et un chômeur, chef de famille, en touche 1.200. Je connais des parents qui passent leur journée au café... ».

Ces difficultés d'insertion sur le marché du travail se répercutent sur le niveau de vie des Belgo-Marocains (lire ci contre).

Une proportion importante des ménages interrogés entre dans la catégorie de la population dite « à risque de pauvreté » - détenteurs d'un revenu égal ou inférieur à 860 euros par mois. Plus de la moitié (53 %) des Belgo-Marocains vivrait ainsi sous le seuil de pauvreté dans notre pays. Avec des disparités régionales : leurs revenus sont les plus élevés en Flandre, les moins élevés en Wallonie.

Les problèmes les plus fréquemment évoqués par les personnes interrogées, outre le chancre du chômage, sont liés à l'identité ethnique et religieuse : le fait d'être traité comme étranger (lire ci-contre) est la critique la plus fréquemment avancée.

Le manque de respect à l'égard de leur religion et l'inadéquation des valeurs morales avec les leurs sont aussi largement mis en avant.

Les personnes interrogées pointent, au Maroc, les institutions religieuses, devant la Monarchie, comme étant les deux institutions les plus dignes de leur confiance. En Belgique, ce sont les mosquées qui trônent largement en tête de leurs suffrages, relevant l'importance majeure qu'ils accordent au religieux.

Au-delà de l'identité nationale, l'identité religieuse l'emporte sur toutes les autres : plus d'un tiers (36 %) des sondés répond sans hésiter qu'ils préfèrent d'abord être reconnus comme musulmans. 68 % déclarent essayer d'obéir aux préceptes religieux. En dépit du fait que la majorité des personnes interrogées a la nationalité belge, 7 % seulement manifestent le besoin de s'identifier à notre nationalité.

Parmi les 400 personnes interrogées dans cette large enquête, 68 % ont rejoint un des membres de leur famille qui avait immigré en Belgique. Les 32 % restants sont arrivés les premiers dans notre pays. Et l'étude relève que les membres de la deuxième génération se disent plus heureux que ceux de la première génération.

D'une manière générale, le modèle traditionnel du ménage - le couple marié avec enfants - s'effrite au profit du célibat ou de la cohabitation. Dans l'échantillon de l'étude, 55 % des Belgo-Marocains n'ont pas d'enfants ; parmi les 45 % restants, moins de la moitié a en moyenne 1 à 2 enfants, 30 % 3 à 4 enfants et 7 % 7 enfants ou davantage.

On notera que les Belgo-Marocains privilégient le mariage non mixte au mariage mixte. L'idée que les hommes et les femmes épousent des personnes qu'ils font venir de leur pays d'origine est approuvée par plus de 50 % des personnes interrogées. La majorité d'entre elles (62 %) s'opposent au mariage d'une femme musulmane avec un non-musulman et 45 % n'admettent pas que les hommes se marient à une non-musulmane.

29 % des Belgo-Marocains sont propriétaires de leur logement en Belgique, contre 52 % qui sont locataires et 15 % vivant dans le logement familial.

Si une minorité de l'échantillon a acquis un logement en Belgique, 60 % sont en revanche propriétaires d'un bien au Maroc.


Méthodologie

L'étude

La Fondation Roi Baudouin a demandé à l'Université de Rabat de réaliser une étude sur les personnes d'origine marocaine vivant en Belgique. Cette étude, réalisée auprès de 400 personnes d'origine marocaine établies dans les trois régions du pays, porte à la fois sur leur attitude envers la Belgique et ses institutions, les processus et les difficultés de leur intégration, leur situation socio-économique et professionnelle souvent précaire, leur forte identité religieuse, plus élevée à Bruxelles que dans les deux autres régions.

Ce portait des Belgo-marocains révèle aussi que 86,4 %

ont des conjoints d'origine marocaine contre 8,5 % qui sont mariés à des Belges.

Combien sont-ils ?

Depuis la signature de la convention de main-d'œuvre entre le Maroc et la Belgique en 1964, le nombre de Marocains n'a cessé d'augmenter en Belgique. De 461 en 1964, ils étaient 106.822 en 2001. Leur nombre décroît dans les années suivantes, suite à l'importance du nombre de naturalisations.

73 %

en chiffres

des personnes interrogées, hommes ou femmes, désapprouvent les relations sexuelles des filles avant le mariage. 60,7 % adoptent la même attitude à l'égard des garçons.

52 %

considèrent que la liberté sexuelle en Belgique a atteint un degré d' immoralité.

53,4 %

estiment que l'homosexualité est l'un des dangers les plus importants pour la morale.

54,5 %

se prononcent contre l'idée d'obliger les jeunes à se marier à des personnes qu'elles ne connaissent pas. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à s'opposer au mariage forcé ou arrangé que les hommes (59,4 % contre 49,7 %).

21,9%

C'est le taux de confiance accordé aux mosquées, pointée comme l'institution la plus digne de confiance par les personnes interrogées, suivie des établissements de soins de santé (21,4 %) et le gouvernement belge (13,2 %). En queue de liste, la police n'obtient qu'... 1,7 % de taux de confiance. Elle précède le Parlement belge (1,5 %) et, fermant la marche, les médias (1 %).


Source : Quotidien Le Soir : http://archives.lesoir.be/citoyennete-large-etude-de-la-fondation-roi-baudouin_t-20090624-00NT24.html?query=Belgo+marocains&firstHit=0&by=10&sort=datedesc&when=-1&queryor=Belgo+marocains&pos=0&all=2872&nav=1

Le séminaire international, qui se tiendra le 6 juillet à la faculté de droit Agdal à Rabat, autour de la thématique de la «Migration, emploi et développement». Initié par l'association marocaine de recherches et études sur la Migration en partenariat avec le BIT (Bureau international du travail), sera l'occasion de présenter une analyse sur l'effet de la migration sur le marché de l'emploi et le développement économique des pays d'accueil et d'origine.

Ministres, chercheurs, syndicalistes et acteurs associatifs prendront part à ce séminaire pour enrichir le débat.

Parmi les intervenants, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle Jamal Khmani aborde la stratégie de son département à travers l'expérience ANAPEC, cette institution qui multiplie les partenariats avec les pays d'Europe et du Golfe pour le recrutement de la main-d'œuvre notamment l'Espagne, l'Italie et la France ainsi que les Emirats Arabes Unis.

Source : Le Soir échos

Les participants à une rencontre internationale sur l'accès à la justice, tenue récemment à Santa Cruz de Tenerife (Canaries), avec la participation de pays africains dont le Maroc, ont souligné la nécessité de considérer l'assistance judiciaire comme un "droit et un service public".

Dans leurs recommandations publiées au terme de cette rencontre de trois jours, les participants ont également affirmé la volonté d'adapter ou de mettre en place un système d'"assistance judiciaire" dans leurs pays respectifs.

L'assistance judiciaire est un droit qui requiert "un règlement spécifique auquel doivent prendre part les départements de la justice et des finances" et qui doit toucher à tous les domaines juridictionnels, ont souligné les participants, mettant l'accent sur la nécessité de privilégier les catégories vulnérables: femmes, victimes des accidents de travail ou immigrants.

Ils ont par ailleurs recommandé que le droit à l'assistance juridique doit inclure les frais de procédures, les honoraires de l'avocat et autres frais de transport ou d'expertise.

Ont pris part à cette rencontre, des responsables de la justice d'Espagne, du Maroc, du Sénégal, du Cap Vert, d'Algérie, de Mauritanie et de Tunisie. Le Royaume y a été représenté par MM. Mohamed Lididi, Secrétaire général du ministère de la Justice, et Abdelmajid Rhomija, directeur des études de coopération et de modernisation de ce département. MAP
Nicolas Sarkozy a procédé mardi à un vaste remaniement ministériel dont l'une des surprises est la promotion de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie à la Justice et son remplacement par Brice Hortefeux.

L'autre changement inattendu, éventé par l'intéressé à la mi-journée, est l'entrée de Frédéric Mitterrand, neveu du président socialiste défunt, au ministère de la Culture et de la Communication, en remplacement de Christine Albanel.

Outre cette nomination que les socialistes s'emploient déjà minimiser, le chef de l'Etat a rallié un ministre d'ouverture d'importance : le sénateur centriste Michel Mercier, proche de François Bayrou, qui est investi d'un ministère de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire.

La composition du nouveau gouvernement Fillon fait cinq autres victimes après Christine Albanel : Christine Boutin, Roger Karoutchi, Yves Jego, André Santini et Bernard Laporte.

Au total, huit ministres quittent le gouvernement, dont Rachida Dati et Michel Barnier élus au Parlement européen, et huit nouveaux font leur entrée.

Le chef de l'Etat et son Premier ministre François Fillon - qui plaidait pourtant pour une refonte à minima - ont contredit les augures en opérant un jeu de chaises musicales.

Rachida Dati est remplacée par Michèle Alliot-Marie, élevée au rang de ministre d'Etat à l'instar de Jean-Louis Borloo, avec un portefeuille élargi aux Libertés.

Le ministre de l'Agriculture sortant est remplacé, autre surprise, par l'ex-secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin. Le portefeuille agricole recouvre désormais l'alimentation.



DARCOS AU TRAVAIL, CHATEL A L'EDUCATION

Le député UMP atlantiste Pierre Lellouche, qui briguait depuis des années un premier maroquin, officiera aux Affaires européennes.

Xavier Darcos abandonne l'Education nationale et hérite du portefeuille du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité.

Après le passage éclair de Brice Hortefeux, qui n'aura pas convaincu les syndicats, il devra s'attaquer à la réforme des retraites pour laquelle Nicolas Sarkozy a promis des décisions à la mi-2010. Mission délicate pour ce ministre qui se présentera aux régionales en Aquitaine en 2010.

C'est Luc Chatel, autre promu du remaniement, qui lui succédera rue de Grenelle. Celui-ci conserve la fonction de porte-parole du gouvernement.

Au nombre des entrants, Christian Estrosi, qui s'est fait une spécialité des problèmes de sécurité, est nommé ministre chargé de l'Industrie auprès de Christine Lagarde. Une récompense de choix pour le député-maire de Nice, fidèle de longue date du chef de l'Etat.

La loyauté de l'ex-secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi n'aura pas suffi : sanctionné, comme Christine Albanel, pour les ratés du projet de loi sur le téléchargement illégal sur internet mais aussi pour les couacs à répétition au sein de la majorité, il est remplacé par Henri de Raincourt.

Le président du groupe UMP au Sénat sera à la tête d'un ministère, non plus d'un secrétariat d'Etat, ce qui dénote l'attention que Nicolas Sarkozy entend porter aux relations entre le gouvernement et le Parlement.



NORA BERRA, NOUVEL EMBLEME DE LA DIVERSITE

Après le départ de Rachida Dati, la "diversité" maghrébine sera désormais incarnée au gouvernement par la député européenne UMP Nora Berra, 45 ans, fille d'un tirailleur algérien, nommée à un nouveau secrétariat d'Etat chargé des Ainés. Valérie Létard, précédemment dans ce registre à la Solidarité, rejoint son mentor Jean-Louis Borloo à l'Ecologie.

L'autre figure de la "diversité", Rama Yade, remplace Bernard Laporte au secrétariat d'Etat aux Sports. Son secrétariat d'Etat aux Droits de l'Homme disparait.

La Guadeloupéenne Marie-Luce Penchard, fille de la chiraquienne Lucette Michaux-Chevry et conseiller pour l'Outre-mer à l'Elysée, accompagnera Nicolas Sarkozy en Guadeloupe et Martinique puisqu'elle succède à Yves Jégo, très critiqué pour sa gestion de la crise sociale outre-mer.

Autre nouvel entrant, le député UMP Benoist Apparu, est nommé secrétaire d'Etat chargé du Logement et de l'Urbanisme.

Le chef de l'Etat s'est finalement résolu à se séparer de Christine Boutin, en dépit du lobbying de l'ex-ministre du Logement qui représentait au sein du gouvernement la frange catholique de son électorat. REUTERS
La sixième édition de l'Alegria festival de Chefchaouen se tiendra du 9 au 11 juillet sous le thème "Chefchaouen: Une mémoire andalouse en mouvement", ont indiqué mardi à Casablanca les organisateurs lors d'une conférence de presse.

Cette édition sera marquée par une riche programmation reflétant différentes expressions culturelles et artistiques avec au menu musique, théâtre, danse contemporaine, spectacles de rue, expositions d'art contemporain et ateliers de formation.

Le choix retenu cette année pour le festival dénote la volonté des organisateurs de faire valoir la diversité culturelle, géographique, historique et politique distinguant le Maroc, l'Amérique Latine et l'Espagne.

C'est sous le signe de la fusion qu'a été conçue la programmation musicale, qui se veut "culturelle et exceptionnelle", a-t-on indiqué lors de cette conférence de presse.

En plus des concerts qui seront animés par la chanteuse marocaine Saida Charaf et Mercedes Peon (Espagne), le programme prévoit des animations de rue dédiées essentiellement aux enfants.

En marge de cet événement, sera organisé le 11 juillet un colloque international sur le thème "L'Andalousie: Un patrimoine de valeurs de la Méditerranée".

Le festival de Chefchaouen est initié par l'Association Alegria Chamalia avec le soutien de l'Agence pour la promotion et le développement des provinces du Nord.  MAP

La Cimade vient de publier son premier état des lieux global sur les politiques publiques et pratiques administratives concernant les migrants et réfugiés.

Présente sur de nombreux terrains de l'aide aux migrants et de la défense des droits, La Cimade constate les difficultés vécues par celles et ceux, exilés, migrants ou réfugiés, qui viennent en France et en Europe chercher un avenir meilleur. A leurs côtés, elle assiste au durcissement des lois et des pratiques administratives, ainsi qu'aux conséquences humaines et politiques de cette évolution.

Réformes législatives en France, politique européenne, pratiques des administrations en charge de la mise en oeuvre de la politique d'immigration, mais aussi situation dans les pays de transit,... cet ouvrage conséquent fait le bilan des deux années écoulées. Il se fonde sur les actions et les observations de terrain des militant(e)s de La Cimade, des réseaux et collectifs inter-associatifs dont elle est membre et de ses partenaires en Europe ou en Afrique.

MIGRATIONS. Politiques publiques, pratiques administratives. Etat des lieux 2009, La Cimade, juin 2009, 224p., 15 euros (port inclus)

à commander dans la boutique en ligne ou à lire et télécharger en PDF sur le site de la CIMADE http://www.cimade.org/nouvelles/170
Jazz et rythmes africains remontant à la nuit des temps seront une fois de plus à l'honneur du 25 au 28 juin à Essaouira (sud), à l'occasion de la 12ème édition du festival Gnaoua et Musiques du Monde.

Chaque année à la même époque, l'ancienne Mogador prend des airs de Nouvelle-Orléans africaine avec cet étonnant rendez-vous musical, qui rassemble artistes modernes et traditionnels dans un métissage sans doute unique au monde.

Plusieurs dizaines de milliers de spectateurs assistent chaque soir à des concerts, dont certains sont gratuits, organisés en différents endroits de la "cité des alizés", cette ville portuaire fortifiée qui fut au fil des siècles un carrefour du commerce de l'or, des épices et des esclaves.

Carrefour de plusieurs civilisations, Essaouira a ainsi au cours de son histoire accueilli tour à tour des colonies romaines, portugaises, espagnoles puis françaises.

Cette année, le festival -qui avait rassemblé 400.000 personnes en 2008- a invité des "pointures" comme le roi du raï, l'Algérien Khaled, légende vivante et ambassadeur de la "world music", la griotte malienne Bbani Koné, l'Américain Donald Harrison et sa troupe Congo Nation ou encore les percussions brésiliennes du groupe Afoxé Loni.

Ils se produiront aux côtés (et parfois en même temps, dans des "fusions" dont Essaouira a désormais le secret) de maâlems (grands maîtres) gnaoua, ces troubadours mystiques africains, confrérie de musiciens, guérisseurs, voyants et thérapeutes.

Un temps menacé d'extinction, l'art gnaoui est désormais considéré comme un patrimoine culturel à préserver à tout prix. Ce genre musical, perpétué par des descendants d'esclaves noirs ("gnaoua" signifie "Guinée", en arabe), associe rythmes africains et cultes des saints de l'islam.

Les gnaoua utilisent des instruments originaux, comme l'ould (sorte de luth) et surtout le guembri, composé d'un manche rond qui s'enfonce dans une caisse de résonance faite avec une peau de dromadaire. Les trois cordes de l'instrument, originellement en boyau, sont de plus en plus remplacées par du fil de pêche en nylon.

"Aujourd'hui, les gnaoua sont reconnus comme des artistes à part entière, souligne Neila Tazi, fondatrice et directrice du festival. Ils ont inspiré une nouvelle génération de musiciens. C'est un trésor à préserver".

Certains des plus grands noms de la musique gnaouie, comme Mahmoud Guinea, un petit-fils d'esclave qui joue comme Jimi Hendrix, Hamid El Kasri ou encore Mustapha Babkou sont attendus cette année. Au total, une vingtaine de maâlems marocains se produiront, selon les organisateurs du festival. AFP

Revue de presse

Les entretiens du symposium

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