Le rite malékite prône le respect de l'Autre aux plans religieux, culturel et linguistique s'érigeant en modèle civilisationnel, a affirmé M. Abdelhamid Alami, professeur à Dar Al Hadith Al Hassania.

Intervenant dans le cadre des travaux du colloque international sur le thème "L'Islam en Europe: quel modèle ?", qui se sont poursuivis dimanche à Casablanca, M. Alami, également professeur à l'université Al Qaraouiyine de Fès, M. Alami a souligné l'importance de la formation de prédicateurs religieux pour répondre aux questionnements de la communauté marocaine à l'étranger se rapportant notamment au Coran, aux hadiths et aux fatwas.

Pour sa part, le politologue et anthropologue Mohamed Tozi a évoqué les difficultés dans la gestion de la chose religieuse, mettant en avant l'existence de plusieurs intervenants dans ce domaine, outre les moyens de communication qui se sont beaucoup développés ces dernières années.

Il a, d'autre part, relevé le retour de plus en plus à la religion pour répondre à plusieurs sujets qui préoccupent les gens à l'heure actuelle.

Dans une déclaration à la MAP en marge du colloque, le secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), Abdellah Boussouf, a estimé que le rite malékite est en mesure de répondre aux questions d'actualité relatives à la communauté musulmane établie en Europe.

''Le rite malékite peut construire le modèle du musulman exemplaire apte à s'intégrer dans les sociétés européennes, en contribuant à leur stabilité, progrès et quiétude'', a assuré M. Boussouf, ajoutant que ce rite se caractérise par son approche rationnelle basée sur l'esprit scientifique et le soufisme sunnite, et contribue largement à forger des individus modérés, tolérants et actifs.

Selon le secrétaire général du CMEE, ce rite s'est développé à Médine puis en Andalousie et a de tout temps été en contact direct avec la pensée occidentale. Partant, a-t-il relevé, il demeure le plus à même de jouer un rôle de médiateur et de réconciliateur entre l'Islam et l'Occident. Le citoyen marocain, connu pour sa tolérance, sa sagesse et son attachement à un Islam appelant à la modération et la tolérance, est mieux placé pour jouer ce rôle civilisationnel, a dit M. Boussouf.

Il a, en outre, affirmé que ce colloque est à même de contribuer à la recherche d'un modèle permettant au musulman marocain de vivre pleinement sa spiritualité et de s'intégrer facilement dans le pays d'accueil, sans pour autant renier ses valeurs et constantes religieuses.

Organisé par le CCME, ce colloque de deux jours (20-21 juin) vise à enrichir et approfondir le débat sur le culte musulman en Europe, plus particulièrement sur le modèle européen de l'Islam.

Les travaux de cette rencontre sont axés autour de trois thématiques, à savoir la géographie de l'Islam en Europe, l'Islam en Europe et la problématique du référentiel et le modèle cultuel marocain et le contexte européen.

Au menu de ce colloque figure aussi une table ronde sur le référentiel et les pratiques religieuses chez les femmes et les jeunes musulmans en Europe. MAP
Trois conventions de partenariat et de coopération ont été signées, samedi soir à Casablanca, entre d'une part le Conseil de la Communauté marocaine à l'étranger (CCME) et d'autre part l'université Al Qaraouiyine de Fès, Dar Al Hadith Al Hassania de Rabat et l'université Cadi Ayyad de Marrakech.

La première convention, signée par MM. Driss El Yazami et Driss Zaâri M'Barki respectivement président du CCME et vice-président de l'université Al Qaraouiyine, vise à renforcer la diversité culturelle et l'échange scientifique et civilisationnel, tout en contribuant à diffuser la culture de tolérance et de coexistence et à faire connaître l'image véritable de l'Islam, outre la consécration et la consolidation des constantes et fondements nationaux.

Cette convention stipule la mise en place d'un cadre de partenariat dans les domaines scientifique, éducatif et culturel d'intérêt commun ainsi que la collaboration en matière des questions liées notamment au fiqh des minorités, aux préoccupations des MRE et à leur intégration sociale.

Il s'agit aussi de questions relatives à la famille, à la femme, aux droits de l'Homme et au développement humain et ce, à travers l'organisation de sessions de formation, de conférences et de colloques au profit des membres de la communauté marocaine établie à l'étranger, et la mise à profit des structures de recherches relevant de l'université, en plus de l'échange d'expériences et de courriers électroniques.

Dans ce sillage, le CCME s'engage à mettre à la disposition des professeurs et chercheurs de l'université Al Qaraouiyine ses moyens financiers, humains et scientifiques, alors que l'université devra mobiliser ses ressources intellectuelles et scientifiques pour organiser des cours, des rencontres et colloques au Maroc et à l'étranger.

La deuxième convention, signée par M. El Yazami et le directeur de Dar Al Hadith Al Hassania, M. Ahmed Khamlichi, vise à définir les contours de partenariat et les objectifs communs des deux établissements à travers la publication et la traduction des travaux et des thèses scientifiques qui cadrent avec les objectifs tracés par les deux parties. Elle porte également sur l'implication des professeurs de Dar Al Hadith Al Hassania dans des projets scientifiques, l'examen des manuscrits relatifs à la présence de l'Islam en Occident, en plus de l'élaboration d'études et recherches portant sur les connaissances de l'occident sur l'Islam et les sociétés musulmanes.

Quant à la troisième convention, signée par MM. El Yazami et Abdeljalil Hannouch, de l'université Cadi Ayyad, elle prévoit la contribution des deux parties à la réalisation et à la publication d'études scientifiques visant à promouvoir l'intégration des Marocains résidant à l'étranger dans les pays d'accueil.

Elle ambitionne aussi la préservation de leur identité religieuse dans toute sa dimension à travers notamment l'élaboration d'une encyclopédie de jurisprudence exhaustive et la réalisation d'études précises traduites dans les langues des pays d'accueil, outre le soutien aux étudiants chercheurs en doctorat pour réaliser des recherches de terrain ou pour accéder aux documents juridiques dans leurs études scientifiques détaillées.

Les signataires des trois conventions, conclues en marge du colloque international "L'Islam en Europe: quel modèle ?", se sont engagés à préparer un projet de programme annuel des activités et travaux communs à réaliser.

Organisé par le CCME, ce colloque de deux jours (20-21 juin) vise à enrichir et approfondir le débat sur le culte musulman en Europe et plus particulièrement sur le modèle européen de l'Islam.

Les travaux de cette rencontre sont axés autour de trois thématiques, à savoir la géographie de l'Islam en Europe, l'Islam en Europe et la problématique du référentiel et le modèle cultuel marocain et le contexte européen.

Au menu de ce colloque figure aussi une table ronde sur le référentiel et les pratiques religieuses chez les femmes et les jeunes musulmans en Europe.  MAP
La Cité des Alizés s'apprête à accueillir, du 25 au 28 juin, la 12ème édition du festival Gnaoua et Musiques du Monde placée cette année sous le signe de la création et de la diversité.

Fort de son succès et de son rayonnement, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde sera marqué cette année encore par une programmation inédite mêlant originalité et authenticité, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Les maâlems gnaouis, maîtres de cérémonie du festival, ouvriront les festivités de cette 12ème édition au son envoûtant des crotales et du guembri. Maâlems Hamid El Kasri, Mahmoud Guinea, Mustapha Bakbou ainsi que les plus grands maâlems gnaouis enchanteront le public venu à Essaouira pour se laisser ensorceler par la magie de la musique gnaouie, lors de concerts mémorables ou des lilas traditionnelles.

Des artistes et musiciens world de renom seront également de la fête, et comme à l'accoutumée, Essaouira vibrera au son du jazz et de la musique world.

Les lilas, les concerts fusion et les concerts acoustiques marqueront aussi cette édition haute en couleurs, ajoute la même source, faisant remarquer que quatre résidences d'artistes organisées dans le cadre du Festival Gnaoua et réunissant des maâlems gnaouis et des artistes jazz et world de renom, seront couronnées par des concerts fusion exceptionnels.

Les 25 musiciens du prestigieux orchestre allemand de la WDR, reprendront le répertoire gnaoui dans un concert monumental aux côtés du maâlem du tagnaouite Hamid El Kasri et du roi du raï, Khaled.

Autres résidences d'artistes figurent également au programme, notamment celle réunissant le Maâlem Kouyou avec la célèbre troupe Congo Nation et son big chief Donald Harrison. MAP

Le public de la 6ème édition de la Rencontre internationale du film transsaharien de Zagora (RIFT) a été enchanté, jeudi soir, par la projection des films espagnol "14 kilomètre" et tchadien "N'djamena city".

Les deux histoires, qui ont attiré aussi bien les cinéphiles que les critiques présents lors de cette édition, ont été vécues et réalisées différemment. Le premier traite des souffrances des immigrés à travers le grand périple saharien et le second s'attaque à la situation politique du Tchad.

Réalisé par Gerardo Olivares, "14 kilomètre" raconte l'histoire de deux frères maliens qui décident de s'aventurer dans le désert en direction du Nord dont l'objectif d'atteindre l'eldorado européen.

Les deux frères se trouvent délaissés par leurs rabatteurs, avec de très maigres informations et indications pour poursuivre un tel périple. Avec Violette, jeune fille qu'ils ont rencontrée, ils affronteront les risques du néant, des frontières et de l'inconnu.

L'espace désertique est filmé avec un oeil qui accompagne, qui compatisse et qui dénonce le fait que toute la communauté internationale reste passive devant un drame qui a lieu chaque jour et qui fait que des jeunes meurent avant de réaliser leur rêve chimérique.

Issa Serge Coelo, réalisateur de "N'djamena city", transporte le public dans un voyage à sa ville bien-aimée et relate l'histoire politique du Tchad, dans des moments déterminés de la vie quotidienne des tchadiens.

Addoum, journaliste, qui veut contribuer à la libération de son pays du joug militaire, entend voyager à l'étranger pour diffuser un documentaire dénonciateur, mais une lettre mystérieuse se trouve dans sa poche et le voilà dans la prison avec d'autres détenus politiques.

En fin de soirée, le grand public a visionné, en plein air, "Casa Negra", long-métrage réalisé par le marocain Noureddine Khmari, dans un calme et respect absolus.

Le programme de ce vendredi prévoit la projection de quatre films en l'occurrence "Hjab Lhob" (Amour voilé) de Aziz Salmi, "Le désert des amazigh" du koweïtien Abdullah El Mekhyal, "Kharboucha" du marocain Hamid Zoughi et "La Momie" de l'américain Rob Cohen. MAP
Le Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) a organisé, jeudi en collaboration avec la représentation du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) au Maroc, une rencontre à l'occasion de la Journée mondiale du réfugié, célébrée cette année sous le thème "Vraies personnes, vrais besoins".

Cette manifestation, a rappelé le secrétaire général du CCDH, M. Mahjoub El Hiba, s'inscrit dans le cadre des rencontres que le Conseil tient avec les institutions concernées par les questions des réfugiés et des migrants pour examiner les données y afférentes et faire le point sur les problématiques que pose l'assimilation des deux catégories.

Cette rencontre, qui s'est déroulée en présence notamment de M. Mohamed Ameur, ministre délégué chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, vise à améliorer le cadre juridique régissant les questions des migrants et des réfugiés sur une base de données réelles et précises et à ouvrir un débat sur le cadre juridique international existant, en l'occurrence la convention de Genève de 1951 relative au statut du réfugié et son protocole annexe, a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP.

Selon M. El Hiba, les mutations en Afrique et sur la scène international, ainsi que la fermeture des frontières de certains pays, soulèvent désormais la question de revoir le cadre juridique international régissant la protection des réfugiés, sachant que le "concept de réfugié" s'est élargi au point de s'éloigner de la définition contenue dans la convention de Genève.

Le fait de soulever cette problématique, aux côtés de la question de la promotion des droits des réfugiés à travers l'encouragement de la création d'ONG spécialisées dans la sensibilisation aux problèmes des migrants et des réfugiés, contribue en soi à une amélioration des comportements à l'égard des migrants, en général, et des réfugiés, en particulier, a-t-il précisé.

Le Maroc, a ajouté M. El Hiba, a ouvert des espaces de dialogues, en particulier à travers le CCDH, autour de cette problématique et d'autres questions délicates qui requièrent un traitement de longue haleine, sur la base des principes des droits de l'Homme et de la démocratie, qui constituent des choix irréversibles au Royaume.  MAP

Des députés de droite et de gauche ont dénoncé le port de la burqa en France, lançant jeudi un débat sur un phénomène dont l'ampleur est inconnue mais jugée "marginale" par les organisations musulmanes qui craignent "une stigmatisation de l'islam".

Une soixantaine de députés, dont de nombreux membres de la majorité UMP, ont signé la demande d'enquête parlementaire d'un député communiste, André Gérin, sur le port par certaines femmes musulmanes de la burqa ou du niqab, un voile qui les recouvre entièrement.

"La burqa, c'est un symbole de soumission, d'une pratique extrémiste d'une religion qui ne reconnaît pas à la femme tous ses droits", estime le député UMP Thierry Mariani qui a signé le texte.

"Il faut que les responsables politiques sortent de l'aveuglement", explique à l'AFP M. Gérin, élu d'une banlieue de Lyon (est) à forte population musulmane.

Admettant ne disposer d'aucun chiffre ou de rapport sur le sujet, il souligne que l'objectif d'une enquête est précisément d'en savoir plus.

"La coïncidence fait que je dépose cette demande de commission d'enquête au moment où (le président américain Barak) Obama en parle et au moment où (son homologue français Nicolas) Sarkozy court après Obama", ajoute-t-il.

M. Obama avait soulevé début juin la colère des féministes en France en critiquant l'interdiction du port du voile. Nicolas Sarkozy s'est dit d'accord avec lui en y mettant des réserves, à savoir le libre arbitre des femmes et les restrictions dans certaines administrations françaises, au nom de la laïcité.

Cette laïcité, pilier de la république française qui sépare l'Eglise et l'Etat, est un sujet extrêmement sensible dans ce pays où une loi qui avait donné lieu à un vif débat, interdit depuis 2004 le port de tout signe religieux "ostentatoire" à l'école.

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Eric Besson a jugé "inopportun de relancer une polémique" sur les signes religieux. "Un équilibre a été trouvé en France et il serait dangereux de le remettre en cause", a-t-il estimé.

Il s'est déclaré "à titre personnel" opposé au port du voile intégral, comme le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos qui a dit le considérer comme une forme d'"oppression" de la femme.

Plus tranchée, la secrétaire d'Etat à la Ville, chargée des banlieues, Fadela Amara, a salué l'initiative, estimant qu'il fallait "tout faire pour stopper la propagation des burqas", une "sorte de cercueil pour les femmes".

Un sentiment partagé par l'association de défense des droits de la femme Ni Putes Ni Soumise, dont Mme Amara a été une des fondatrices. L'association estime qu'il "ne faut pas avoir peur" de parler du voile intégral, "de rendre visible la réalité et la dégradation de la condition des femmes".

"Un phénomène marginal", a rétorqué le président du Conseil français du culte musulman, principale organisation musulmane de France, Mohammed Moussaoui, qui s'est dit "choqué" par ce projet.

Pour lui, "évoquer le sujet de cette façon, par le biais d'une commission parlementaire, revient à stigmatiser l'islam et les musulmans de France".

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s'étonne lui de voir resurgir ce débat qu'il pensait réglé par la loi de 2004.

Partisan d'un "islam du juste milieu", il dit son attachement à une France "terre d'intégration, laïque et non communautaire", où doivent se mêler différentes croyances, dont l'islam qui est la religion d'environ 5 millions de ses habitants. AFP

La récession, l'immigration et l'arrivée au pouvoir d'un président noir constituent un cocktail explosif pour les groupuscules racistes américains, qui se traduit par une augmentation des agressions à l'encontre des minorités.

Selon le président de la Conférence pour les droits civiques Wade Henderson, une agression à caractère racial, antisémite ou visant les homosexuels se produit toutes les heures aux Etats-Unis, où l'élection de Barack Obama est loin d'avoir mis fin aux divisions raciales.

"Le mélange détonnant de crise financière, de changement présidentiel important, et les inquiétudes sur les évolutions démographiques ont créé une situation potentiellement explosive", a expliqué M. Henderson en présentant mardi les conclusions d'un rapport consacré à cette question.

L'enquête cite une étude du Southern Poverty Law Center (SPLC) qui montre que le nombre de groupuscules racistes, antisémites ou anti-homosexuels a augmenté de plus de 4% aux Etats-Unis en 2008 et de 54% depuis 2000.

Pour le directeur du SPLC, Mark Potok, ces résultats montrent que "l'élection de Barack Obama a enflammé les groupes racistes qui y voient un signe que leur pays est envahi par les non-Blancs".

L'enquête de la Conférence pour les droits civiques souligne que "l'avalanche d'agressions à caractère racial visant des minorités et des immigrés avant et après le jour de l'élection montrent clairement qu'une victoire finale contre les préjugés raciaux et la xénophobie reste hors de portée".

Selon M. Henderson, "il y a eu une réelle augmentation des risques de violences (...) attisées par une rhétorique politique extrémiste, le sensationalisme et l'irresponsabilité que nous avons entendus à la radio ou via d'autres médias comme internet".

Pour illustrer l'idée que les discours haineux engendrent la violence, au pays de la liberté d'expression, M. Henderson a cité l'exemple de la fusillade survenue la semaine dernière au musée de l'Holocauste de Washington au cours de laquelle un octogénaire a tué un agent de sécurité.

"Le tireur avait professé ses opinions sur la supériorité de la race blanche en ligne pendant des années. La semaine dernière, les mots ont viré à la haine", a dit M. Henderson.

Il a aussi souligné que les agressions à l'encontre des Hispaniques, qui représentent la majorité des immigrés aux Etats-Unis, avaient augmenté à mesure que le débat sur une future réforme de l'immigration s'intensifiait, et que les "propos au vitriol anti-immigration à la radio, la télévision et sur internet", se multipliaient.

Il a cité le cas de Luis Ramirez, un père de famille mexicain battu à mort l'an dernier en Pennsylvanie (est) par des adolescents qui proféraient des insultes à caractère raciste.

Barack Obama, premier Noir élu à la présidence des Etats-Unis, a lui-même reçu plus de menaces qu'aucun autre dirigeant avant lui, souligne le rapport qui appelle les parlementaires à légiférer rapidement sur les crimes racistes ou antisémites.

Le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, s'est engagé lundi à un vote rapide de la chambre haute sur un texte sur les "crimes et délits haineux" qui fournirait des fonds spéciaux aux forces de l'ordre fédérales et locales pour enquêter et poursuivre les auteurs de telles agressions.

Le texte, dont une version a déjà été adoptée par la chambre basse, est pour la première fois étendu aux crimes motivés par l'orientation sexuelle ou le handicap mental ou physique de la victime. AFP
Le coup d'envoi de la deuxième édition de l'exposition universelle des arts calligraphiques a été donné mardi soir à Marrakech, avec pour thème principal, cette année, "Prière sur le Prophète".

Prévue jusqu'au 19 courant à l'initiative de la ligue marocaine pour la protection de l'enfance, cette manifestation artistique et culturelle, riche en couleurs, connaît la participation d'une panoplie d'artistes de grande renommée à savoir: Mohamed Abaoubeida, Moulay Hassan Haidara, Mohamed Boustane, Nourreddine Difallah, Ibrahim Hanine, Mustapha Amnaine, Larbi Cherkaoui, Mohamed Amzil, Abdelghani Wida, Omar Zaid, Faiza Tijani, Malika Ageznay et Taha Sabâa.

Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, M. Mohamed Abaoubeida, directeur de cette édition a fait savoir que la calligraphie arabe, par le biais de la diversité et de la splendeur de ses formes, recèle des dimensions spirituelles suprêmes, notant que l'écriture arabe demeurera, à jamais, un symbole de l'authenticité et de l'ouverture sur de nouveaux horizons plus larges de la suprématie spirituelle.

Cette édition, a poursuivi M. Abouobeida, a réussi à attirer l'attention de nombre de mélomanes et de professionnels de ce genre artistique, dont certains ont eu le grand mérite de représenter le Maroc lors de manifestations artistiques et culturelles internationales grandioses.

Il s'est félicité aussi du grand rôle joué par le bureau de Marrakech de la ligue marocaine pour la protection de l'enfance, lequel, a-t-il dit, n'a ménagé aucun effort pour mobiliser tous les moyens en vue de réunir, pour cet événement, toutes les conditions de succès.

Cette exposition comprend une série de toiles qui mettent en avant la calligraphie arabe, à travers un accent mis particulièrement sur "la souplesse", "la beauté", "l'originalité" et "l'adaptabilité" de l'écriture arabe. Autant de qualités qui permettent à la calligraphie arabe de s'ériger en un art majestueux mais aussi de pouvoir accompagner les grands changements intervenus actuellement.

Quant au menu de cet événement artistique, il est des plus riches et variés, notamment avec la programmation d'une série d'activités, dont des shows et des spectacles d'arts populaire, patrimonial et soufi, outre des colloques sur des thèmes intéressants, tels "la prière sur le Prophète ou l'éclair dans l'instantanéité", ou encore "la voie du Salut".

L'un des moments forts de cet événement sera la soirée de clôture qui sera animée par une palette de groupes musicaux, notamment l'ensemble "Chabab Al Ala", les troupes "Aissaoua" et "Hmadcha" de Meknès, celle de Gnaoua de Marrakech, outre l'ensemble "Chabab Al Andalous". MAP
Le Prix Grand Atlas (PGA) 2009 a été attribué, mardi soir à Rabat, à quatre auteurs: Zakya Daoud, Mohamed El Ayadi, Hassan Rachik et Mohammed Tozy ainsi qu'au traducteur Mohamed Sghir Janjar.

Le PGA "Essai" a été décerné, ex aequo aux ouvrages "Les Années Lamalif" de Zakya Daoud (Tarik Editions et Senso Unico, 2007) et à l'ouvrage collectif "L'Islam au quotidien" (Prologues, 2007) de Mohamed El Ayadi, Hassan Rachik et Mohammed Tozy.

Le PGA "Traduction" est revenu à Mohamed Sghir Janjar pour la traduction du français à l'arabe de l'ouvrage "Le Politique et le religieux dans le champ islamique" de Mohamed Chérif-Ferjani (Prologues, 2008/Fayard, 2005).

S'exprimant lors de la cérémonie de remise des Prix, M. Jean François Thibault a indiqué que le PGA reflète l'importance accordée à la littérature francophone, instrument de pluralisme et de diversité qui appartient autant au Maroc qu'à la France.

Ce Prix, a-t-il ajouté, est en quelque sorte le point d'orgue annuel d'une action conduite par la France qui, au quotidien et sur le terrain, cherche à favoriser la publication de textes de qualité, à encourager les programmes de traduction et à rendre les livres accessibles à tous.

L'ambassade, a rappelé le diplomate, contribue depuis quatre ans, en coopération étroite avec le ministère de la Culture, au développement de médiathèques publiques, avec l'ouverture de 70 points de lecture publique dont une dizaine de médiathèques dans le Royaume.

Dans ce même élan, des actions inlassables sont entreprises en faveur de l'édition, de la publication de textes originaux qui attestent de la vitalité de la création littéraire au Maroc, a-t-il souligné.

Le philosophe et intellectuel français et président du jury de cette 16ème édition, Régis Debray, a salué "un pays où de tels sujets peuvent être traité en toute sérénité".

L'actuel président de l'Institut européen en sciences des religions a trouvé dans le livre de Zakya Douad, du courage pour écrire une histoire contemporaine pour contribuer à la modernité marocaine et une part d'analyse même si le titre est un "peu réducteur".

Pour l'ouvrage collectif "L'Islam au quotidien", Régis Debray l'a qualifié d'important, soulignant que c'est une recherche innovante qui peut être une source de travail pour alimenter une analyse.

Ali Benmakhlouf, philosophe et membre du Jury, a de son côté indiqué que le PGA "Traduction" a primé un travail soigné répondant aux critères de respect du texte et la fidélité du contexte.

Outre MM. Debray et Benmakhlouf, le jury de cette édition est composé de MM. Makram Abbes, Ahmed Alami, Jean-Robert Henry et Mmes Mounia Belafia et Samira Ezzel.

Les lauréats primés lors des éditions précédentes comptent parmi les écrivains et intellectuels marocains les plus prestigieux. On y retrouve ainsi Hind Taarji, Driss Chraibi, Mohamed Ennaji, Mohamed Kabli, Abdou Filaly-Ansary ou encore Mohamed Bennis.

Créé en 1991 afin de promouvoir l'édition marocaine, le PGA est devenu, au fil des ans, un rendez-vous incontournable de la vie littéraire et intellectuelle marocaine.

Ce Prix récompense, alternativement, des oeuvres littéraires, des oeuvres pour la jeunesse et, depuis 2004, des traductions du français à l'arabe ou l'inverse. MAP
La sociologue et écrivaine marocaine Fatema Mernissi sera l'invitée le 18 juin de l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris, dans le cadre des "Jeudis de l'IMA" pilotés par le journaliste et écrivain marocain Maâti Kabbal.

Lauréate en 2003 avec l'essayiste et romancière américaine Susan Sontag du prix littéraire "Prince des Asturies", Fatema Mernissi est l'auteure de nombreux travaux et récits traduits dans plusieurs langues, dont "Le Harem politique", "Sultanes oubliées" et "Rêves de femmes".

- Une soirée en l'honneur du grand poète palestinien Mahmoud Darwich, disparu l'été dernier, aura lieu le 30 juin à Paris avec le concours du poète marocain Abdellatif Laâbi.

Cette soirée, initiée par Marie-Christine Lemardeley, présidente de l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, Arlette Albert-Birot, présidente de l'Association "Circé/Marché de la Poésie" et Yves Peyré, directeur de la bibliothèque Sainte-Geneviève, sera marquée par des lectures de poèmes en langues arabe et française qui seront ponctuées de musique par le Trio Joubran ainsi que par le récital, "Trace du papillon", dernier recueil de Mahmoud Darwich, par les comédiens Ghada Al-Khalil et Vincent Byrd Le Sage.

Outre Abdellatif Laâbi, la soirée réunira notamment les poètes Aïcha Arnaout, Gabrielle Althen, Zéno Bianu, Michel Deguy, Hubert Haddad, Vénus Khoury-Ghata, Issa Makhlouf et Bernard Noël.

- La chanteuse populaire marocaine Najat Atabou se produira le 19 juin à l'Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris, dans le cadre du 10-ème Festival de musique de l'IMA.

Ce Festival, qui célèbre cette année ses dix ans d'existence, permet de côtoyer divers styles et de superbes voix comme Natacha Atlas, Faudel, Pandit Shyam Sundar Goswami et Najat Atabou.

- Un spectacle de contes animé par le Marocain Mohamed Baouzzi aura lieu le 18 juin à Montchanin (Centre-Est de la France), à l'initiative de la bibliothèque intercommunale de la ville et en partenariat avec le Centre Francophonie de Bourgogne.

Placé sous le signe de la Francophonie, ce spectacle mêlera ruses, merveilles et fantaisies. MAP

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