Le festival de Fès des musiques sacrées du monde (29 mai- 6 juin) continue de promouvoir, d'une façon remarquable, le dialogue des civilisations, a affirmé Mme Fatima Sadiqi, directrice générale de la Fondation Esprit de Fès, organisatrice de cet évènement qui souffle cette année sa quinzième bougie.

Le Festival de Fès des musiques sacrées du monde, qui fut désigné en 2001 par les Nations Unies comme l'un des événements marquants qui contribuent d'une façon remarquable au dialogue des civilisations, continue de jouer ce rôle avec excellence, a dit Mme Sadiqi, dans un entretien à la MAP.

"Le Festival s'inscrit depuis 15 ans dans une mission universelle de paix et de rapprochement entre les peuples", a-t-elle dit, ajoutant qu'"aussi bien les artistes venus des quatre coins du monde que les festivaliers marocains et étrangers découvrent l'esprit d'un pays, la culture d'une ville séculaire, symbole de tolérance et de cohabitation des confessions et des Cultures".

Pour elle, cette manifestation continue de véhiculer "l'esprit de Fès" à travers le monde et d'édifier sa richesse au fil des ans.

A côté de la musique, le festival permet, selon elle, tant aux festivaliers qu'aux représentants des médias de parcourir les labyrinthes de la médina, de visiter des endroits magiques comme la célèbre place historique de "Bab Boujloud", édifiée au 11ème siècle, et l'esplanade de "Bab El Makina", la non moins célèbre porte monumentale bâtie en 1886 du temps de Moulay Hassan Premier.

De ce fait, le festival des musiques sacrées du monde contribue à la promotion de Fès, une ville séculaire, symbole de tolérance et de cohabitation des confessions et des cultures, a-t-elle poursuivi.

Les habitués du festival, a fait remarquer la responsable, se rendent compte que cette rencontre hautement culturelle, artistique et académique a brandi la carte de l'animation pour faire la campagne promotionnelle d'une cité de tradition culturelle et spirituelle.

Mettant l'accent sur cette 15-ème édition, organisée sous le signe de "l'Arbre de Vie", elle a relevé que "la vie du festival gagne en maturité et en qualité année après année, toujours innovant, mais toujours fidèle à son message, à savoir le rapprochement des peuples et des religions par le biais du sacré".

Un message, selon elle, qui touche tout le monde car la musique sacrée et la réflexion qu'elle suscite n'appartiennent à aucune époque et à aucune religion.

"Quinze années de pure délectation spirituelle qui ont fait de Fès un lieu incontournable d'exaltation, du recueillement et de compassion, en témoigne le nombre toujours grandissant des amoureux du sacré de tous bords qui se réunissent chaque année à Fès pour communiquer au-delà des frontières religieuses et idéologiques", s'est-elle réjouie.

Elle a par ailleurs souligné que la Fondation "Esprit de Fès" contribue, en intervenant tant au niveau national qu'international, à promouvoir l'image de Fès comme centre de paix, de dialogue interculturel et intercivilisationnel.

Selon la responsable, la Fondation a certes pour tâche de produire et développer le Festival de Fès des musiques sacrées du monde ainsi que ses conférences "Rencontres de Fès" mais aussi initier, coordonner, planifier et accompagner l'ensemble des activités favorisant le développement humain afin de véhiculer Fès comme un centre de paix et de dialogue interculturel et intercivilisationnel.

La directrice générale de ce rendez-vous culturel a fait remarquer, dans ce sens, que le Festival de Fès des musiques sacrées du monde et les Rencontres de Fès, créés respectivement en 1994 et 2001, s'inscrivent dans la tradition savante, artistique et spirituelle de la ville.

Elle a tenu cependant à préciser que le programme artistique et les Rencontres de Fès de cette quinzième édition offrent du nouveau tout en respectant l'image de marque du Festival.

"Que ce soit à Bab Makina, à Bab Boujloud ou dans d'autres sites de la ville, le Festival continuera d'enchanter ses milliers d'admirateurs et d'ouvrir ses bras à des nouveaux adeptes faisant ainsi de Fès un lieu mondial de rayonnement spirituel qui marquera le 21ème siècle", a-t-elle expliqué.

La 15ème édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde offre une programmation artistique variée. Le concert d'ouverture prend la forme d'un hommage rendu par le grand compositeur et musicien libanais, Marcel Khalifa, au célèbre poète palestinien feu Mahmoud Darwiche.

Le Festival connaît cette année la participation d'autres artistes de renom, dont le violoniste français, Didier Lockwood, la chanteuse marocaine de musique arabo-andalouse, Ihsane Rmiki, le percussionniste iranien, Keyvan Chemirani et le chorégraphe turc, Ziya Azazi, ainsi que de l'Orchestre des jeunes de la Méditerranée.

MAP


Désavoué par la justice administrative, le ministre de l'Immigration Eric Besson a annoncé dimanche après-midi vouloir prolonger de trois mois la mission de la Cimade dans les centres de rétention administrative (CRA).

"Je vais proposer à la Cimade de signer une convention avec elle prolongeant de trois mois son action", a-t-il annoncé sur France-Inter au lendemain de la décision du tribunal administratif de Paris de suspendre les contrats entre son ministère et les six associations sélectionnées pour intervenir aux côtés des étrangers en instance d'expulsion.

"Le juge me demande de suspendre la signature, bien évidemment je vais le faire", a-t-il déclaré, disant avoir "besoin que des associations puissent aider les étrangers en situation irrégulière" à partir de mardi, date prévue originellement pour le début de l'action des nouvelles associations retenues.

La mission de la Cimade, jusqu'ici la seule association habilitée à offrir une aide juridique aux étrangers en instance d'expulsion, avait déjà été prolongée après l'annulation en octobre d'un premier appel d'offre.

La Cimade n'a cependant pas fait connaître sa réponse dimanche à la proposition de M. Besson, expliquant que ses instances devaient au préalable se réunir et qu'elle devait consulter ses partenaires. "Cette proposition doit être étayée", soulignait-on, à l'issue d'une rencontre dans l'après-midi entre deux représentants de la Cimade et le directeur de cabinet du ministre. Samedi, la Cimade avait néanmoins fait savoir qu'en cas de conclusion d'un avenant prolongeant l'exécution du marché qui lui a été confié, elle était "prête" à assurer la continuité du service.

Qualifiant la prolongation de "décision raisonnable" et d'"acte d'apaisement", les autres associations (ASSFAM, Forum Réfugiés, France Terre d'asile, Ordre de Malte) n'en ont pas moins souligné dans un communiqué "l'aspect préjudiciable pour elles-mêmes". "Une fois l'imbroglio judiciaire définitivement résolu, (elles) entendent manifester leur volonté commune de participer à cette mission d'information et de défense effective des droits des étrangers retenus dans les CRA".

Dimanche, le directeur général de France Terre d'asile Pierre Henry, dont l'association ne pourra pas commencer son action mardi comme prévu, a déclaré avoir demandé au ministre une indemnisation après cette suspension. Privé des subventions attendues, il souhaite pouvoir faire face au paiement des 11 salariés de son association qui ne pourront commencer leur mission que si l'appel d'offre est finalement confirmé.

Aux yeux d'Eric Besson, ce nouveau rebondissement judiciaire d'un dossier ouvert depuis près d'un an constitue "une tempête dans un verre d'eau, et même dans un dé à coudre". En toute hypothèse, M. Besson a fait part dans un communiqué de sa "détermination" à poursuivre la procédure permettant d'ouvrir le marché de l'aide juridique en CRA à l'ensemble des associations compétentes.

Sur le fond, la Cimade, appuyée par de nombreuses autres associations, dénonce notamment la rédaction de l'appel d'offre qui prévoit une simple "information" des étrangers sur leurs droits et non une véritable assistance juridique, alors que les procédures de recours sont complexes.

Le juge doit encore se prononcer sur la validité de l'appel d'offre et le ministre s'est déclaré dimanche prêt à modifier, si la justice le lui demande, le texte de l'appel d'offre pour donner aux associations le droit de fournir aux étrangers cette véritable "assistance". "Nous ne souhaitons pas transformer la mission des associations", a-t-il assuré, promettant de respecter "scrupuleusement" la décision finale qui sera prise par la justice.

Un communiqué diffusé dimanche soir par son ministère précise cependant que l'ordonnance de suspension du tribunal administratif "fera l'objet d'un pourvoi" devant le Conseil d'Etat. "Si le tribunal administratif de Paris annule les marchés passés", la "cour administrative d'appel sera saisie, le Conseil d'Etat étant par ailleurs déjà saisi du décret du 22 août 2008" qui fixe le cadre de la réforme de l'assistance juridique aux étrangers, ajoute le communiqué, expliquant qu'en cas d'annulation par le Conseil d'Etat des marchés passés ou du décret, Eric Besson se déclare "tout ouvert" pour "apporter les modifications nécessaires pour se conformer à ce jugement".

Le ministre de l'Immigration a aussi annoncé dimanche qu'il ne signerait pas de "convention" avec le Collectif respect, dont la compétence avait été mise en doute par le juge administratif. Le manque d'expérience de ce collectif, de création récente et proche de l'UMP, avait été dénoncé par plusieurs associations. Enfin, il a assuré n'avoir "rien à reprocher" à la Cimade, parfois très critique vis-à-vis de la politique du gouvernement.

En 2008, près de 30.000 étrangers ont été reconduits à la frontière, les deux tiers sous la forme d'une expulsion. AP

La problématique de la prise en charge des émigrés marocains âgés constitue un véritable enjeu et un défi tant pour les pays d'accueil que pour leur pays d'origine, ont souligné samedi à Casablanca les orateurs réunis en séminaire sur le sujet.

Lors de cette rencontre de réflexion sur le thème "Vieillir dans l'immigration : quel statut et quelle prise en charge des marocains vieillissants'', organisée par le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), en partenariat avec une douzaine d'associations d'émigrés âgés résidant à l'étranger, les intervenants ont indiqué que l'appréhension de cette problématique est devenue aujourd'hui urgente d'autant que les systèmes de protection sociale en faveur des migrants dans les pays d'accueil ne sont pas harmonisés et condamnent une certaine frange des marocains résidants à l'étranger à la précarité.

Conscient de cette situation, le gouvernement a mis en Âœuvre une stratégie nationale de réforme du système de retraite, et ce, pour améliorer les conditions des marocains résidants à l'étranger, retraités et actifs, et combler les lacunes dont souffre leur couverture sociale, a souligné M. Jamal Rhmani, ministre de l'emploi et de la formation professionnelle.

Dans une allocution lue en son nom, il a mis en avant l'extraordinaire capacité des marocains résidant à l'étranger à s'intégrer dans leur environnement d'accueil et à surmonter toutes les difficultés dans leur vie professionnelle, surtout en ces temps de crise financière internationale.

Le ministre a rappelé, à ce propos, la signature d'une convention entre son département et le ministère déléguée chargée de la communauté marocaine résidant à l'étranger dans le but d'améliorer leurs conditions et de protéger leurs droits.

D'où, pour M. Driss El Yazami, Président du CCME, l'importance de cette rencontre qui vise à dresser l'état des lieux sur le vieillissement des émigrés marocains, de confronter les pratiques et surtout de proposer les premiers éléments d'une politique publique cohérente et ce, en vue d'assurer une meilleure prise en charge des migrants âges.

Et d'indiquer que son conseil, conscient de l'importance de la question du vieillissement des marocains résidants à l'étranger, a mis en place un programme de réflexion qui devrait aboutir à des propositions concrètes pour remédier à ce phénomène qui commence à prendre une allure prégnante et inquiétante.

Mme Amina Enneceiri, membre du CCME et Présidente du groupe de travail "genre et nouvelles générations'', a d'emblée souligné la complexité de la question, surtout au vu des fortes disparités qui existent entre les pays d'accueil en matière de couverture sociale.

Et de rendre un vibrant hommage aux retraités marocains, "pionniers des vagues migratoires qui ont à la force de l'âge contribué au développement et à la prospérité des pays d'accueil et qui aujourd'hui meurent dans une indifférence quasi-générale''.

Ce séminaire réunit des représentants d'institutions publiques et d'associations, ainsi des spécialistes de la question venant de six pays d'immigration : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne et Pays-Bas.

En marge de ce séminaire, un hommage sera rendu aux pionniers de l'émigration par deux expositions photographiques, l'une de l'artiste Philipe Brault à la Scala (Casablanca) et l'autre de Leïla Bousnina à la Bibliothèque Nationale du Royaume à Rabat.

Dans le but d'améliorer la couverture sociale des personnes âgées et de les aider aussi à acquérir un logement, elle a fait savoir que son département a mis en oeuvre une stratégie baptisée "Le Maroc de toutes les générations" et ce, pour la période 2008-2012, indiquant que le Maroc compte aujourd'hui 42 établissements dédiés aux personnes âgées relevant de son département et qui fournissent leurs prestations en faveur de 2.200 personnes.

Elle a également annoncé la création prochaine de 16 centres sociaux pour l'accueil et la prise en charge des personnes âgées.

En clôture de ce séminaire de deux jours, organisé par le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), en partenariat avec une douzaine d'associations de migrants âgés résidant à l'étranger, M. Driss El Yazami, Président du CCME, a donné lecture aux recommandations approuvées par les participants appelant à approfondir la réflexion sur le phénomène du vieillissement des migrants marocains et aussi à la nécessité de mettre en Âœuvre une stratégie nationale en matière d'accompagnement et de couverture sociale de cette frange de la population marocaine.

Autres recommandations, la création d'un réseau de coordination entre l'ensemble des associations marocaines militant en faveur des personnes âgées immigrées et aussi l'organisation régulière de rencontres de réflexion associant ces associations et les ministères concernés.

Ce séminaire a permis de dresser l'état des lieux sur le vieillissement des migrants marocains, de confronter les pratiques et surtout de proposer les premiers éléments d'une politique publique cohérente et ce, en vue d'assurer une meilleure prise en charge des migrants âgés.

Ont pris part à cette rencontre des représentants d'institutions publiques et d'association ainsi que des spécialistes de la question venant de six pays d'immigration, Allemagne, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

Outre le volet réflexion, ce séminaire a été marqué par l'organisation de deux expositions photographiques, une de l'artiste Philipe Brault à la Scala (Casablanca) l'autre de Leïla Bousnina à la Bibliothèque Nationale du Royaume (Rabat), et ce en guise d'hommage aux pionniers de l'émigration marocaine. (MAP)

Les 5-èmes rencontres universitaires euro-méditerranéennes (Rencontres Averroès) auront lieu du 12 au 14 octobre prochain à Marrakech.

Cette décision a été prise au terme des travaux des 4-èmes Rencontres organisées du 26 au 28 mai à Perpignan (Sud de la France), avec la participation de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM).

Contacté par MAP-Paris, le président de l'UCAM, M. Mohamed Marzak, qui a fait une intervention lors de l'examen de l'axe "Le rôle de l'enseignement supérieur dans l'Euro-Méditerranée", a souligné que les Rencontres de Marrakech réuniront une soixantaine de participants provenant des universités des sept pays adhérant au Programme Averroès que sont le Maroc, la France, la Belgique, l'Espagne, l'Italie, la Tunisie et l'Algérie.

Le Programme Averroès, dernier-né d'Erasmus mundus, a pour objectif notamment de contribuer à la mise en place d'un espace commun de travail, d'échanges, de cultures et de valeurs.

Ce Programme, doté d'un budget de 5,2 millions d'euros, permet entre autres de promouvoir l'excellence universitaire et scientifique au sein des pays méditerranéens et accorde une attention particulière à l'amélioration de la gouvernance des universités afin de mutualiser les bonnes pratiques et le savoir-faire.(MAP)

La crise économique mondiale a aggravé les violations des droits de l'homme, estime Amnesty International dans son rapport annuel.

L'organisation ajoute que "la hausse de la pauvreté et des situations économiques et sociales désespérées pourrait déboucher sur l'instabilité politique et la violence de masse".

Alors que les gouvernements s'efforcent de relancer leurs économies, les droits de l'homme ont été "relégués à l'arrière-plan", déplore Irene Khan, la secrétaire générale d'Amnesty, appelant à "un nouveau pacte mondial sur les droits de l'homme pour désamorcer cette bombe à retardement".

"Nous sommes assis sur un baril de poudre d'inégalité, d'injustice et d'insécurité qui est sur le point d'exploser", écrit encore Irene Khan.

Les manifestations contre la hausse des prix alimentaires et les pénuries l'an dernier ont été réprimées avec dureté dans de nombreux pays et des protestataires ont perdu la vie au Cameroun ou en Tunisie, rappelle la secrétaire générale.

La xénophobie est également à la hausse, ajoute-t-elle, en s'appuyant sur l'exemple des immigrants africains tués en Afrique du Sud il y a un an. Il y avait eu au moins 56 morts.



L'ARME ALIMENTAIRE

Les dirigeants mondiaux concentrent leurs efforts pour relancer l'économie mais négligent les conflits qui sont à la source de violations étendues des droits de l'homme, estime encore l'organisation en citant Gaza, le Darfour, la Somalie, la République démocratique du Congo ou l'Afghanistan.

Des centaines de milliers de travailleurs immigrés sont licenciés, augmentant le flot "de jeunes gens sans illusions, en colère, désoeuvrés dans leurs villages natals, une proie facile pour les politiques extrémistes et la violence".

Amnesty salue toutefois une avancée sur le plan des droits de l'homme, l'abandon officiel par les Etats-Unis de la notion de "guerre contre le terrorisme".

Notant que près d'un milliard d'habitants de la planète souffrent de faim et de malnutrition, Irene Khan souligne que les pénuries ont été aggravées par la discrimination et la manipulation de l'aide alimentaire à des fins politiques.

Au Zimbabwe, où cinq millions de personnes dépendaient de l'aide alimentaire à la fin 2008, le gouvernement a utilisé l'alimentation comme une arme contre l'opposition politique, déclare Irene Khan. En Corée du Nord, les autorités ont délibérément restreint l'aide alimentaire pour opprimer la population, ajoute-t-elle.

De leur côté, les pays riches ont recours à des méthodes de plus en plus répressives pour éloigner les immigrants.

Certains pays comme l'Espagne ou la France ont signé des accords avec des pays africains pour le retour des migrants.

"Des pays comme la Mauritanie voient ces accords comme un permis pour des arrestations arbitraires, des détentions dans des conditions médiocres et des explusions sans aucun recours légal", écrit la secrétaire générale d'Amnesty.

REUTERS

Les musulmans font l'objet d'une importante discrimination en Europe, particulièrement dans le domaine de l'emploi, mais nombre ne signalent pas les incidents à caractère raciste dont ils sont victimes par manque de confiance envers les autorités, révèle une enquête rendue publique jeudi par l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA).

D'après ce rapport qui couvre 14 des Etats membres de l'Union, un tiers des musulmans en moyenne qui ont été interrogés ont subi une discrimination au cours des 12 derniers mois et 11% ont été victimes d'un crime raciste. Le taux de discrimination le plus élevé est constaté dans le domaine de l'emploi, un fait qualifié de "préoccupant" par le directeur de l'agence Morten Kjaerum.

"Elément essentiel du processus d'intégration", l'emploi "est au centre des contributions des migrants à la société et joue un rôle crucial pour la visibilité de ces contributions", observe M. Kjaerum, en soulignant qu'une "discrimination peut entraver le processus d'intégration".

Reste qu'à l'image d'autres groupes minoritaires, la plupart des musulmans interrogés (79%) ne déclarent pas les discriminations ou les crimes racistes dont ils sont victimes, que ce soit aux forces de police ou à une organisation non gouvernementale. Un comportement que la FRA explique notamment par un "manque de confiance dans les autorités publiques".

Cinquante-neuf pour cent des musulmans interrogés déclarent que "la déclaration des incidents n'a aucun effet ou ne change rien" et 38% d'entre eux disent que "cela arrive tout le temps" et qu'ils ne font pas l'effort de déclarer ces incidents.

En particulier, les jeunes musulmans interrogés précisent qu'ils font peu confiance à la police en tant que service public. Les personnes moins susceptibles de signaler les cas de discrimination étant celles qui n'ont pas la citoyenneté du pays et celles qui y vivent depuis le moins longtemps.

Un quart des musulmans interrogés (25%) en moyenne affirment par ailleurs avoir été contrôlés par la police durant les 12 derniers mois. Et parmi eux, rapporte la FRA, 40% estiment avoir été contrôlés sur la base de leur appartenance ethnique.

De la même façon, la majorité des musulmans interrogés expliquant avoir subi une discrimination au cours des 12 derniers mois considèrent que leur origine ethnique constituait le principal motif de discrimination, seuls 10% jugeant que cette discrimination n'avait pour base que leur religion. En fait, souligne la FRA dans un communiqué, "le port d'un vêtement traditionnel ou religieux (un voile, par exemple) ne semble pas augmenter la probabilité de discrimination".

Notant que les "autorités publiques ont la responsabilité de soutenir le processus d'intégration", Morten Kjaerum souligne que "ceci comprend le fait d'informer les gens de leurs droits". "Des mécanismes réellement accessibles sont nécessaires, qui permettent aux victimes de racisme de les déclarer en toute confiance", dit-il.

L'Agence invite ainsi les gouvernements de l'UE à expliquer aux personnes "comment porter plainte", à "améliorer l'enregistrement des crimes racistes et des actes de discrimination et à allouer, entre autres mesures, "davantage de ressources" à des dispositifs d'intégration.

Le rapport rendu public par la FRA s'inscrit dans le cadre de la première enquête jamais réalisée à l'échelle de l'UE sur la discrimination et les crimes racistes dont sont victimes les immigrés et les minorités ethniques.

Cette enquête représentative a été réalisée par GALLUP pour le compte de l'agence en 2008: 23.500 personnes appartenant à des minorités ethniques ou d'origine immigrée ont été interrogées. Le rapport sur les musulmans couvre 14 pays de l'UE (Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Italie, Luxembourg, Malte, Slovénie, Espagne, Suède et Pays-Bas); 24% des musulmans interrogées sont nés dans le pays européen où ils résident et 52% d'entre eux y vivent depuis plus de dix ans. AP

 

Lien:

http://europa.eu/agencies/community_agencies/fra/index_fr.htm
La  Ligue de l'enseignement de l'Oise a le plaisir de vous informer que la 
4ème édition du Festival "Les yeux ouverts sur l'immigration" 
aura lieu du 5 au 13 Juin, à Paris et en Picardie. 
Cette année la thématique est 
" EUROPE REVE(S) D'IMMIGRES ?"
 avec 11 films ... 
Et nous  vous proposons comme chaque année de vous faire découvrir le cinéma documentaire  d'un pays d'émigration, 
cette  année le continent africain à travers 10 films...
Toutes les projections sont gratuites, et auront plusieurs intervenants: réalisateurs, chercheurs, musiciens... 
A signaler:
le 9 juin "Gerboise Bleu"  à la Faïncerie de Creil, 20h, en présence du réalisateur Djamel Ouahab
la Soirée  3 Courts-Métrages  d'Italie  au Palace de Montataire, le 11 JUIN à 20h, 
en présence des réalisateur: Andrea Segre, Simone Salvemini et Stefano Savona .
 
Voici le détail des projections parisiennes et des intervenants:
9 Juin 20h Cité Universitaire, Fondation Lucien Paye
45 B, Bld Jourdan, 75014 Paris
Une affaire de Nègres,  de Osvald Lewat, Cameroun, 2007, 92'.
Film Documentaire: Point départ  Afrique(s) 
Intervenant: Juan GOMEZ (Animateur de l'émission Appel à l'actualité sur RFI) 
 
11 juin, 20h Confluences,
190 Bld de Charonne, 75020 Paris
Les Passeurs, Laetitia Moreau, 2004, France, 52'
Film documentaire: Europe rêve(s) d'immigrés? 
Intervenants:
-Catherine WIHTOL DE WENDEN  ( Politologue et juriste française, directrice de
recherche au CNRS-CERI, spécialiste des migrations internationales) 
- El Mouhoub MOUHOUD (Professeur d'économie  à l'université Paris  Dauphine
Directeur du Groupement de Recherche  International DREEM, Développement des
Recherches Economiques Euroméditerranéennes) 
 
 
12 juin, 17h DPVI, Mairie de Paris
6 rue du Département, 75019 Paris
Aguaviva, José Louis Penafuerte, 2005, Espagne, 52'
Film documentaire: Europe rêve(s) d'immigrés?

Intervenante: Catherine WIHTOL DE WENDEN  ( Politologue et juriste française,directrice de recherche au CNRS-CERI, spécialiste des migrations internationales)

Pour plus d'informations :

www.festival-lesyeuxouverts.fr


Le rapport sur la migration publié par l'Office fédéral des migrations (ODM) mentionne les principaux chiffres de 2008 et expose les faits qui ont marqué cette année. De plus, il donne un aperçu des différentes activités de l'ODM et des divers dossiers que traite actuellement cet office.

Le rapport sur la migration 2008, deuxième rapport sur ce thème après celui de 2007, s'adresse à un large public qui touche aussi bien les professionnels du domaine que les politiques et les scientifiques. D'une part, il donne une vue d'ensemble des principales tâches et priorités de l'office durant 2008 en les situant dans leur contexte historique national et international ; d'autre part, il fournit des données statistiques essentielles. Destiné à une publication régulière ces prochaines années, ce rapport contribuera ainsi à favoriser un débat objectif autour d'un sujet politique socialement controversé.

Ces dernières années, le domaine de la migration a connu de nombreux changements, qui ont directement impliqué l'ODM : tel est le cas de l'introduction de la liberté de circulation pour les ressortissants des Etats de l'Union européenne et de la participation aux Accords de Schengen et de Dublin, mais aussi de la révision de la loi sur l'asile et de l'adoption de la nouvelle loi fédérale sur les étrangers. L'office a rédigé plusieurs rapports, notamment le rapport sur l'intégration et le rapport sur la naturalisation. La mise en oeuvre des mesures d'intégration et la collaboration internationale dans le domaine de la migration ont également fait partie des missions de l'ODM.

Source: www.news.admin.ch

 

La baisse continue de migrants en Grande-Bretagne pose une sérieuse menace aux chances de reprise économique dans ce pays qui souffre depuis 2008 d'une sévère récession, ont mis en garde mardi des experts économiques.

Ces experts, cités par le quotidien The Daily Telegraph, ont relevé que cette baisse, qui se poursuit depuis la mi-2008, montre que le Royaume-Uni a perdu son attrait pour les immigrés.

Cette baisse pourrait entraver la croissance et peser lourd sur les efforts visant le rééquilibrage d'une économie britannique largement dépendante des services financiers, ont-il indiqué.

"Le Royaume-Uni, et en particulier la ville de Londres, a largement bénéficié économiquement des flux migratoires", indique Andrew Goodwin, économiste au cabinet Ermest & Young Item Club, mettant en garde que la baisse du nombre de ces immigrés risque de poser de sérieux problèmes après la sortie du pays de sa crise économique.

Selon des informations rapportées par la presse, des milliers d'immigrés, en particulier d'Europe de l'est, ont quitté le Royaume-Uni à cause de la crise.

La baisse avait commencé même avant la récession, régressant à 198.000 en 2007 contre 240.000 en 2004.

Selon le cabinet britannique cette chute devra s'intensifier en 2011, quand les pays européens allègeront les conditions d'accès aux marchés de l'emploi pour les migrants en provenance de Pologne, de République Tchèque, d'Estonie, de Hongrie, de Lituanie, de Slovaquie et de Slovénie.(MAP)
L'organisation internationale pour la défense des droits humains, Amnesty International (AI, basée à Londres), s'est félicitée de l'engagement du Maroc en faveur de la promotion des droits de l'homme.

"L'engagement constructif du gouvernement du Maroc est d'une grande valeur", a confié à la MAP M. Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient/Afrique du nord au sein d'Amnesty, en marge de la présentation du rapport annuel 2009 de l'organisation sur la situation des droits de l'homme dans le monde.

Relevant qu'Amnesty reconnaît un tel engagement, M. Smart a souligné que son organisation "est consciente qu'elle peut entretenir des discussions fructueuses et positives avec les autorités marocaines".

"Nous n'avons pas un tel échange et un tel dialogue avec tous les pays dans la région voire dans le monde", a encore dit le responsable, ajoutant que le gouvernement marocain "prend au sérieux" la question des droits de l'homme.

M. Smart a tenu à rappeler, dans ce contexte, la visite effectuée en mars dernier au Maroc par une délégation d'Amnesty conduite par la Secrétaire générale de l'organisation, Mme Irene Khan.

Rappelons que Mme Khan s'était félicitée, à l'occasion de cette visite, la première du genre au Maroc, des progrès réalisés par le Royaume en matière de promotion des droits de l'homme.(MAP)

Revue de presse

Les entretiens du symposium

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