L'Europe ne veut pas «accueillir toute la misère du monde»

La pression des chalutiers de l'immigration clandestine en provenance des côtes libyennes, continue d'alimenter le débat politique en Europe et en France. Mercredi dernier, la Commission européenne a suggéré des quotas aux pays membres en matière d'accueil des migrants et des réfugiés. Pour répondre à un devoir de solidarité européenne mais aussi pour soulager l'Italie et la Grèce, ces pays en première ligne.

A peine la proposition des quotas divulguée que des voix se sont élevées pour la dénoncer et la rejeter. Ainsi, la Ministre de l'intérieur Britannique a jugé que la politique des quotas encouragerait les traversées clandestines, en préconisant des centres sécurisés d'accueil des migrants en Afrique du nord, avec une politique active de retour. De son côté, Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes et spécialiste des questions de sécurité et de l'immigration au sein de sa formation, a mis l'accent sur l'action militaire qui consisterait à détruire les embarcations sur les côtes libyennes. Une disposition qui figure déjà dans le plan d'action de la commission UE et dans les options du conseil des chefs des Etats de l'union européenne du 23 avril, réunis au lendemain de la tragédie du 19 avril qui a coûté la vie à plus de 700 migrants, au large de l'Italie.

L'Europe ne veut pas ''accueillir toute la misère du monde'' et le fait savoir.

Alors que des pays moins riches font preuve de plus de solidarité et de générosité. La Turquie accueille plus d’un million de réfugiés syriens, le Liban abrite également plus d'un million. La Jordanie dont le nombre de réfugiés syriens et irakiens fuyants la guerre avoisine les 800 000 personnes, dans une situation de pauvreté alarmante, avec une insuffisance des aides internationales. La Tunisie, un petit pays en proie à une crise économique accueille également plus d'un million de réfugiés fuyant la violence en Libye.

Le Maroc qui se trouve à peine à 14 km des côtes espagnoles a longtemps subi la pression migratoire subsaharienne, il a su y faire face, souvent dans des conditions difficiles, en conjuguant fermeté et politique d'accueil de nouveaux migrants subsahariens.

Cependant, il faut bien se rendre à l'évidence, ce drame de l'immigration massive où des êtres humains prennent le risque de perdre leurs vies, ainsi que celui des millions de réfugiés qui fuient la guerre et la violence, trouvent leurs causes dans l'instabilité, les guerres civiles et imbéciles que se livrent les uns et les autres. Ce drame humain ne peut être résolu que par la fin des guerres, la prévention d'autres conflits qui se dessinent, l'instauration de la stabilité politique par la démocratie et le développement économique.

Dans ce registre tout le monde a sa part de responsabilité et chacun doit apporter sa contribution pour atténuer les souffrances de la population civile victime de la folie des hommes.

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