Françoise Vergès, une femme plurielle

samedi, 30 mars 2013

Esclavage, mémoire et féminisme sont au cœur de l'œuvre Françoise Vergès. La militante originaire de la Réunion a fait du combat en faveur de la conservation de l'histoire des immigrés de couleur une priorité.

La politologue et spécialiste des recherches post - coloniales et plaide pour l'apprentissage de l'histoire de la pluralité française : « La France est aujourd'hui le seul pays européen confronté à un défi singulier : fabriquer du commun à partir d'une très grande pluralité, de langues, de cultures, de religions, de rites, de manière de vivre » écrivait Françoise Vergès dans un article (Libération.fr 28/01/2013) à la veille du Forum de Grenoble. Ce dernier devait aborder les thématiques de la diversité et de la parité.

Dans ce même article elle estime aussi que de la pluralité française sont « nées des mémoires et des histoires qui ne sont toujours pas également reconnues à l'école dans l'espace public».

Son regard et sa pensée portent aussi sur ce qui peut sembler insignifiant alors que dans les faits il est capital : Le «neuro-centrisme» de la géographie. Pour la politologue, les cartes géographiques sont des « cartes mentales » car « elles imposent une hiérarchie liée à l'histoire, la géographie et la culture ».

L'auteure de « l'Homme prédateur et de ce que nous enseigne l'esclavage sur notre temps » a écrit plusieurs ouvrages sur les deux plus grandes figures politiques et intellectuelles de la Martinique : Frantz Fanon et Aimé Césaire.

Mme Vergès a été à la tête du Comité pour la mémoire et de l'esclavage en France de 2008 à 2012.

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