M. Boussouf : la contribution des Marocains du monde dans le développement national nécessite des garanties institutionnelles et des politiques publiques globales

lundi, 10 août 2020

Participant à une rencontre organisée par le Ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger à l’occasion de la journée nationale du migrant, le Secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), M. Abdellah Boussouf, a salué la solidarité des Marocains du monde avec la mère patrie malgré les difficultés que le monde traverse suite à la pandémie du coronavirus.

 Le discours de Sa Majesté à l’occasion de la fête du trône a fait le diagnostic de l’étape difficile que nous franchissons à cause des répercussions de la pandémie et invité à l’adhésion de tous les secteurs aux efforts nationaux afin de surmonter ces difficultés, contribuer au développement national et créer la richesse, explique M. Boussouf.

La création de la richesse nécessite, selon M. Boussouf, de réfléchir à des horizons nouveaux et éloignés du centre parmi lesquels celui de l’ouverture sur le monde à laquelle les Marocains du monde peuvent participer, puisqu’ils se trouvent dans différents pays. Une contribution que ces derniers apportent spontanément par le biais des transferts financiers ou par la transmission du savoir, par le tourisme ou le rayonnement culturel et économique du Maroc qu’ils réalisent à l’étranger. Le Maroc est donc amené à optimiser cette participation au développement à travers une politique nationale intégrée envers les Marocains du monde pouvant rassembler toutes les initiatives et les activités qui s’opèrent de manière sporadique par différents acteurs publiques et privées.

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Dans ce cadre, le Secrétaire général du CCME a exposé quelques difficultés qui entravent la contribution des Marocains du monde au développement de leur pays d’origine et que le conseil a mises en lumière dans une étude qu’il a réalisée et qui a évalué 25 ans de politique de mobilisation des compétences nationales à l’étranger. Les difficultés qui reviennent dans tout processus de retour permanent ou provisoire des compétences en migration sont en somme : l’équivalence des diplômes obtenus à l’étranger, l’absence d’une école internationale pouvant assimiler les enfants des Marocains au retour au pays, ambiguïté des statuts professionnels au Maroc…

Pour faire face à ses obstacles, il est nécessaire d’élaborer des politiques publiques claires pouvant apporter des réponses à toutes ces questions avec des garanties institutionnelles pour les compétences marocaines à l’étranger afin de les encourager à s’impliquer dans les grands chantiers du développement national.

Pour ce faire, M. Boussouf a suggéré de créer une agence nationale pour la mobilisation et la mobilité en tant que cadre institutionnel qui aura pour mission de veiller au suivi des projets et à l’harmonisation et l’évaluation des politiques publiques unifiées sur les compétences marocaines à l’étranger. Elle sera également chargée de la coordination de l’accès des compétences issues de la migration, selon leurs spécialités, aux opportunités offertes par les chantiers nationaux et de l’identification des besoins du pays en termes de compétences dans une base de données qui définit le nombre des Marocains du monde, les régions où ils sont installés, avec une banque de projets qui leur est destinée selon les besoins de chaque secteurs.

D’autre part, M. Boussouf a invité la Commission spéciale sur le modèle de développement à consacrer une attention particulière aux Marocains du monde puisque 90% d’entre eux sont installés dans des pays développées que ce soit au niveau de l’économie du savoir, de la transmission des nouvelles technologiques ou des valeurs de bonne gouvernance, ce sont là des éléments essentiels à la réalisation du développement.

Cette rencontre scientifique a été organisée sous le thème « pour une consolidation de la contribution des Marocains résidant à l’étranger aux chantiers de développement national » dans l’ « objectif de coordonner et d’échanger sur les mécanismes institutionnels susceptibles d’accompagner leurs projets de développement et les encourager à créer et développer les réseaux actifs dans différents domaines », indique le ministère délégué dans un communiqué.

CCME

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