vendredi 16 novembre 2018 18:32

Nawal Mikou Filali : une success-story marocaine dans le domaine des affaires au Pérou

En prenant l'avion à destination du Pérou pour un voyage touristique, Nawal Mikou Filali était loin de se douter qu’elle tombera amoureuse de ce pays à la civilisation multiséculaire et qu’elle va y entamer une nouvelle étape dans sa vie professionnelle dans le domaine des affaires.

C’était au mois de novembre 2010 que Nawal décide d’entamer un voyage exploratoire dans certains pays d’Amérique du Sud, un sous-continent dont elle a lu tant d’histoires où souvent l’imaginaire et la réalité s’entremêlent. Son choix s’est porté sur le Pérou comme première étape de ce périple.

Dans un entretien accordé à la MAP, cette native de Casablanca a confié qu’elle rêvait de vivre dans un pays qui ressemblait au Maroc tant en authenticité, qu'en richesse culturelle et en sympathie de ses habitants, ajoutant que dès qu’elle a foulé le sol de l’aéroport Jorge Chávez de Lima, elle a senti que le Pérou correspondait bien à l’idée qu’elle s’était faite du pays où elle rêvait de vivre.

Lima ressemble énormément à Casablanca où "j’ai grandi, passé mon enfance, appris les ABC de la vie et suivi ma scolarité", ajoute Mme Mikou, précisant qu’elle n’a eu aucun problème pour s’intégrer au sein de la société péruvienne et qu’elle ne ressent aucun dépaysement, en dépit de la différence de langue, de culture et de religion entre le Maroc et le Pérou.

Mme Mikou dirige actuellement deux sociétés au Pérou, après une longue expérience acquise dans le monde des affaires dans le Royaume, en France, aux Émirats Arabes Unis et en Belgique, où elle a créé sa première entreprise dans le domaine du "développement du business international", se lançant avec détermination dans ce domaine.

Après s’être installée à Lima où elle a convolé en noces avec un Péruvien, la femme d’affaires marocaine s’est trouvée contrainte de se déplacer fréquemment entre le Pérou et la Belgique pour veiller sur la gestion de sa société, une tâche qui n’était pas de tout repos, avant de décider de la fermer. C’est là qu’elle commence à penser d’ouvrir une entreprise au Pérou, un objectif à la portée de Nawal, du moment qu’elle est animée d’une volonté et d’une détermination à toute épreuve.

Faire un tel choix n’a pas été facile, assure Nawal, car la création d’une entreprise nécessite de faire une étude sur le climat des affaires dans le pays dans son ensemble, de savoir comment convaincre les clients potentiels et de s’imposer dans un microcosme régi par la concurrence et où seuls les projets les plus appropriés et ceux capables de faire face aux fluctuations du marché, survivent.

Après mûre réflexion, elle décide de créer sa première entreprise au Pérou, similaire à celle qu'elle possédait en Belgique, armée de son expertise, son sens d’aventure, sa force et son enthousiasme. Aujourd’hui cette entreprise s’est faite une place dans le milieu des affaires péruvien et a gagné la confiance des clients.

De l’avis de Nawal, le secret de la réussite d’une entreprise est tributaire de la manière de gérer de l’entrepreneur, qui doit se débarrasser de la relation stéréotypée et traditionnelle entre le gestionnaire et l'employé et d’aller en quête de relations nouvelles et innovantes, qui sont en phase avec les exigences du moment parce que la base du succès d’une entreprise, dit-elle, réside dans un leader auréolé de succès et une équipe performante.

Le succès de ce projet a donné à Nawal une charge positive supplémentaire et plus d'enthousiasme pour la création d’une autre société dans le domaine de « l'éducation financière », qui est une discipline économique visant e à éduquer et à sensibiliser les jeunes générations, en particulier les groupes d'âge des 13-17 ans, à l'importance de prendre les bonnes décisions lors des transactions financières.

Le succès de Nawal Mikou dans les affaires a suscité l’intérêt de plusieurs universités péruviennes, en l’occurrence de l’Université d'ingénierie et de la technologie à Lima, qui compte désormais la femme d’affaires marocaine parmi son corps enseignant. Mikou y dispense des cours dans le domaine de "l'éducation financière", une discipline qui "offre aux jeunes générations la capacité de comprendre comment fonctionne l'argent, comment en obtenir et en gagner, mais aussi comment le gérer et l'investir dans des dépenses spécifiques".

La femme d'affaires marocaine ne cache pas sa joie lorsqu’elle évoque certains de ses étudiants qui sont devenus employés au sein de son entreprise.

En dehors du domaine de la finance et des affaires, cette casablancaise révèle qu'elle ne manque pas une occasion pour mettre en relief le patrimoine et la gastronomie marocaine riche et diversifiée et qu’elle se fait une joie de faire connaitre son pays le Maroc, terre de tolérance, de générosité et d'ouverture.
Nawal est animée par ce désir d’investir son expérience professionnelle dans le domaine de la finance et des affaires ainsi que son bagage académique au Maroc, dans les années à venir, dans une démarche visant à redonner un peu de ce qu'elle a reçu d’un pays qu’elle garde toujours dans son cœur.

Avec MAP

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