Présentation d’ouvrages sur les discours religieux et culturel en immigration

samedi, 15 février 2020

Les ouvrages « Le fiqh-droit musulman- tenant compte de la réalité, entre la primauté de la preuve et la prise en considération de la mise en œuvre » d’Abdelhamid El Alami (Maroc) et « La distinction entre religieux et culturel dans la religiosité des musulmans » d’Abderrazak Ourkia (Espagne) ont été présentés, samedi 15 février 2020, au stand du CCME au Salon du livre de Casablanca. Les auteurs ont interagi avec le public lors d’une rencontre modérée par El Khemmar El Bakali, membre du CCME résidant en Allemagne.

El Khemmar El Bakali

El Khemmar El Bakali

Le premier ouvrage est une thèse de récits simplifiés et pratiques du fiqh (droit musulman) car, selon l’auteur « il est impératif pour celui qui étudie la loi divine d’être au fait de la situation des gens, tout en prenant en considération la réalité dans laquelle ils vivent », doit de cerner les modalités de la mise en œuvre du fiqh sur leur situation. Les dispositions de la charia doivent également « être mise œuvre en tenant compte de l’état de santé, de la maladie, de l’âge - personnes jeunes ou âgées- de la résidence et du voyage... ».

Abdelhamid El Alami

Abdelhamid El Alami

Le fiqh s’engage, en tenant en considération le bouleversement des époques, le changement des pays, la différence des us et coutumes et la diversité des cultures et des civilisations. « Ce sont là des choses dont le fiqh a besoin, suite à la connaissance du jugement et des preuves dont il se prévaut afin que le prononcé soit conforme aux finalités de la charia et des règles du fiqh ».

Abderrazak Ourkia

Abderrazak Ourkia

Le livre d’Abderrazak Ourkia a pour objectif d’élucider « quelques amalgames patents chez certains musulmans de l’immigration » qui peuvent donner lieu à une lutte culturelle sous couvert religieux. « Tel est le cas de l’attachement à certains comportements culturels en prétendant qu’ils sont religieux et islamiques, comme le mode vestimentaire, l’allure , la nourriture, la boisson, le mode de vie et la manière de gérer la vie familiale… ».

Plusieurs comportements ne sont en réalité que de simples us et coutumes sociétaux que les immigrés ont hérité de par leurs origines culturelles dans leurs pays d’origine. Ils peuvent être traités avec souplesse afin de cohabiter avec autrui, tout en sauvegardant ce qui est plus fort que ces comportements, du point de vue religieux, notamment les absolus nécessaires de la charia. « C’est pour cela qu’il est nécessaire, aujourd’hui, que les spécialistes en recherche s’attellent à résoudre les problématiques découlant de l’absence de distinction entre le culturel et le religieux dans le comportement religieux des musulmans ».

CCME

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